Les Litanies du Vide
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Les miasmes suintaient de ses plaies Une nuée de spores émanant de son corps frêle Masse grouillante occultant le ciel Témoin impuissant Elle contemple son œuvre Instrument, engeance de leur démesure Elle exhale son ire, prolifère, Sème les germes de leurs dérives Émergence d'une ère stérile Les lèvres rongées par la suie corrosive Les moribonds chargeaient l'air de leurs suppliques Implorant qu'elle cesse ce supplice Entre ses doigts impuissants, la poussière Fragments d'âmes et débris tombés du ciel L'Homme est l'artisan de son propre déclin « Il rendra à chacun selon ses œuvres » Héritiers d'un culte obsolète Persistant à scander leurs vaines litanies Instrument, engeance de leur démesure Elle exhale son ire, prolifère, Sème les germes de leurs dérives Émergence d'une ère stérile La souillure irradiait l'atmosphère gratifiant l'humanité de son ultime étreinte
Submitted by Iron_Wraith — Jul 05, 2026
Le dédale de boyaux clandestins Grouillait de goules sans visages Œuvrant à bâtir l'antre de leur reine Prémices de l'Empire des Ombres L'écho sinistre d'un cri bestial dressait l'échine du témoin fortuit Anthropomorphes, leurs muscles atrophiés saillaient sous leur peau livide Les esclaves aveugles nourris par Son sein Où les boyaux d'acier drainaient la sanie Dévoués serviteurs de l'ombre Intolérables échos à Sa propre disgrâce Au service de Sa vanité, ils vidèrent leurs orbites Sous ordre de la Régente Blême Pourquoi laisser l'usure de la chair Oblitérer son éclat ? Au détour d'une galerie insalubre Une alcôve intime à la lumière tamisée Sur un imposant divan drapé de soie écarlate Les silhouettes lascives aux contours luisants Formaient un agrégat de voluptueuse souffrance La chair...vecteur d'extatiques supplices Extrait à sa gorge, le liquide vermeil Irriguait Son cœur d'une nouvelle vigueur Sa soif étanchée La veuve se débarrassa de Son exuvie Intolérables échos à Sa propre disgrâce Au service de Sa vanité, ils vidèrent leurs orbites Sous ordre de la Régente Blême
Submitted by Iron_Wraith — Jul 05, 2026
Les organes disposés sur le linceul maculé Imprégnaient le chœur de leur âcre odeur Ieshara rem resha'al Les suppliques déchirèrent le silence Violant la quiétude du sanctuaire Les échos se mêlèrent aux sanglots Implorant l'idole de craie Mère inféconde Exhale la peste Du sépulcre à la voûte Répands tes plaies Issue des ombres, une silhouette spectrale Figure sinistre à la peau diaphane Déesse de chair drapée de ténèbres Sarg at oun droka Lènrètè malfat tissilos ifèt Genoux écorchés sur les bancs d'obsidienne L'échine fléchie sous le poids de leurs peines Lèvres fébriles et larmes amères Elles troquaient misère contre viscères Mère inféconde Exhale la peste Du sépulcre à la voûte Répands tes plaies Issue des ombres, une silhouette spectrale Figure sinistre à la peau diaphane Déesse de chair drapée de ténèbres Sarg at oun droka Lènrètè malfat tissilos ifèt Elles broyèrent leurs matrices ainsi offertes En firent une infâme mixture Et en abreuvèrent la hiérophante Réceptacles brisés, les adeptes avortés Demeuraient fidèles à leurs psaumes
Submitted by Iron_Wraith — Jul 05, 2026
L'intrus tapi au creux de mon être laboure mes entrailles, s'en repaît Je le sens croître au sein de mon abdomen Il cogne, cogne, s'agite dans mon crâne De mes os brisés, il perce ma peau Pour s'extirper de sa prison de chair Seul le fracas de la pierre et des os broyés émane de ce tertre de chair en lambeaux Les cris étouffés d'une viande à l'agonie Troublent le charnier du prédateur décharné Dans sa gueule béante aux relents nauséabonds Je me délecte de son sang Cave canem Cave canem Seul le fracas de la pierre et des os broyés émane de ce tertre de chair en lambeaux Tiraillé par la faim En proie à ses assauts incessants Qui érodent la résilience de mon esprit Je cède à la bête infâme Mon humanité atrophiée
Submitted by Iron_Wraith — Jul 05, 2026
Privés de rêves par une vie d'amertume Éreintés, ils s'évertuent en vain À fuir les affres d'un morne quotidien Et s'abandonnent à l'étreinte du doux poison Rêves de synthèse, modeste tribut Que leur dignité pour une nuit d'extase Franchir le seuil des contrées chimériques La silhouette muette arpente l'allée brumeuse Précédée de son inquiétant souffle rauque Volutes verdâtres aux arômes de toxine Imprègnent l'antre de l'oniromancien Une dose de Morphine Pour délayer l'humeur noire Distillées par le poussiéreux alambic, les larmes catalysent la synthèse de son remède Un nœud de cathéters relie les corps amorphes Abreuvant leurs veines d'une visqueuse liqueur À même le plancher, ils cèdent à la torpeur Et s'abandonnent à l'étreinte du doux poison Rêves de synthèse, modeste tribut Que leur dignité pour une nuit d'extase Franchir le seuil des contrées chimériques
Submitted by Iron_Wraith — Jul 05, 2026
Enveloppe flasque, Un tas de chair molle au cœur malmené Gît sur une table de métal froid Scalpel tremblant, le dilettante sculpte les contours de son œuvre inachevée Bourgeoises au faciès porcin bouffies de suffisance se bousculent aux portes de son atelier pour gommer les séquelles de leurs excès Suif de séant, graisse raffinée Vos précieux déchets alimentent nos foyers Ses gants poisseux fouillant la chair La canule draine les tissus excédents Siphonné par l'avide seringue l'extrait de truie suinte entre ses plis Silhouette voûtée sur un corps inerte Défiant l'odeur rance de la pulpe jaunie L'artisan poursuit sa tâche sordide Transformant la chair en combustible Suif de séant, graisse raffinée Vos précieux déchets alimentent nos foyers Horrifiée, elle contemple son corps grotesque Couvert d'ecchymoses Pantin de glaise, son corps s'affaisse, Se défait tel un fruit trop mûr Ses doigts moites crispés sur les coutures qui lâchent tentent en vain de maintenir ses formes en place
Submitted by Iron_Wraith — Jul 05, 2026
Ô mon abhorré géniteur Contemple la déchéance de ton œuvre Sur cette face difforme J'arbore les stigmates de ton orgueil L'hôte réprouvé arpentait fébrilement les étroits couloirs Cherchant asile dans la pénombre d'une bâtisse délabrée Le masque de chair rapiécée Se tordait en un hideux rictus Alors que les fragments brisés d'un miroir Le renvoyaient à son odieuse nature Ô mon abhorré géniteur Contemple la déchéance de ton œuvre Sur cette face difforme J'arbore les stigmates de ton orgueil L'être servile au dos arqué parcourait le sol humide de sa langue râpeuse à l’affût de quelques vers à savourer Un râle d'agonie emplit la cellule Théâtre d'une genèse infernale Éreinté, le savant s'affairait Animé par ses attraits macabres Ses doigts immondes violaient leurs dépouilles Suturaient la matière inerte Artefact de chair, je t'insuffle la vie Désormais, ni les dieux, ni la mort n'ont d'empire Non ! Dément ! Cruel artisan de mes peines ! Je ne suis qu'une ébauche au cœur amer
Submitted by Iron_Wraith — Jul 05, 2026
Hollow shell. You crave me You're nothing without me Un châle miteux couvrant son nez rongé Dissimule les ravages de la toxine I am the monster you created Insidieux cancer Underneath I roam Tes mots gangrènent mes sens I hide in your veins Un corps étranger The truth lies under your skin Alter Ego, my inner shadow Hollow psycho, never get rid of me I am your flesh, you cannot rip me out ! Terré comme un rat Il inhale la poussière d'éther et en un râle d'extase, déserte son corps Alter Ego, my inner shadow Hollow psycho, never get rid of me I am your flesh, you cannot rip me out ! Effacer ce rictus de mon visage traitre Arracher ma tumeur, infâme excroissance
Submitted by Iron_Wraith — Jul 05, 2026
Baron de noblesse usurpée Jubilant devant les révérences Et les regards détournés Il marche, intouchable, Exhibant son sourire figé Un mal nécessaire L'hôte de ces macabres réjouissances Affiche son opulence sans vergogne Palace de débris, sa demeure se dresse, Insolente, au milieu des taudis Son séant vissé sur un trône de glaise Le Mal préside son obscène cortège Escorté par ses funestes pantins Êtres de porcelaine au cœur creux Avides, ses convives se délectent de la subtile saveur d'un cadavre exquis Cédant sans retenue au plaisir coupable De la chair juteuse de leur semblable Un mal nécessaire Oubliant leurs manières, ils se ruent sur les mets Tels des porcs le cul nu dans leurs victuailles Voyez comme le vice prolifère Quand tous lèvent leur verre Aux plaisirs délétères ! Palace de débris, sa demeure se dresse, Insolente, au milieu des taudis Son séant vissé sur un trône de glaise Le Mal préside son obscène cortège Escorté par ses funestes pantins Êtres de porcelaine au cœur creux L’ego flatté, leurs esprits enivrés En oublient la nature de leur hôte Les silhouettes impassibles aux desseins tragiques Se glissent dans l'ombre des convives léthargiques Des faciès porcins aux yeux ahuris S'échappe une symphonie d'agonie !
Submitted by Iron_Wraith — Jul 05, 2026