Le Sacrifice d'Ymir
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L'onde rage contre la berge Lorsque les longs navires touchent enfin la terre Ces hommes du Nord, ils se sont engagés Pour récolter honneur et renommée L'herbe verte couverte de rosée De sueur, de sang elle sera étoilée Sur le rivage ils entrelacent leurs voix Afin de porter ce message jusqu'au Ealdorman Noble saxon, contre de l'or Nous apaiserons céans notre courroux Noble saxon, contre ton or Nulle larmes les femmes verseront Jamais! Nous nous dépouillerons! Fils du Nord, par vos bouches Nos lames chanteront! Byrhtnoth le fier, gonfle de flammes le cœu des hommes Ses troupes et lui hérissent l'horizon de menace! Avide que la colère du fer rugisse sur la berge Les saxons laissent venir à eux la horde du septentrion Epaules contre épaules, soldats des fjords Frappent leurs boucliers, le regard déterminé Les guerriers de l'Essex, un mur de lances crient Au dieu des croix de leur confier la chance L'onde rage contre la berge Lorsque les lames touchent enfin la chair Ces hommes du Nord, affrontent, ordonnés Les guerriers de Bretagne quelque peu secoués L'herbe étoilée, de sueur, de sang Mère accueillant le soupir des trépassés Sur le rivage ils entrelacent leurs voix Afin que leurs ennemis sombrent dans l'effroi Valeureux saxons, contre de l'or Vos tuniques ne seraient point gorgées de sang Valeureux saxons, pour votre tort Vos femmes vous chercheront dans le firmament Haches et épées qui s'entrechoquent Torse perforés de lances L'haleine aigre des blessés Empeste l'air ambiant Et si les Nornes les choisissent Les hommes du Nord ne craignent pas la mort Valknut au bras, honneur au cœur Ils se hisseront par-delà la douleur Victoire ou Valhalla! L'onde rage contre la berge Lorsque les longs navires quittent enfin la terre Ces hommes du Nord, ils sont maintenant Chargés d'or, d'argent et de renommée Sur le rivage les saxons sont sans voix Leur chef décapité, sa tête égarée Ce triste jour, la Bretagne se souviendra
Submitted by SerpentEve — Jun 15, 2026
Ô, Stiklestad! Souviens-toi des flammes grises Et des lances qui étoilaient le ciel Les fils de la terre s'étaient dressés Pour que ton front d'une couronne d'épines Ne soit point couronné Olaf Haraldson, de fer paré De Novgorod avec son armée Une marche décisive contre la terre des aïeux Reprendre la Norvège et la soumettre à Dieu Quatorzе mille paysans du Nord se sont dressés Sur lеs champs de Stiklestad ils furent menés Une marche décisive contre l'envahisseur Défendre la Norvège par le sang et l'honneur Stiklestad! Tu rêves aux chants de guerre Aux hommes du Nord, droits et fiers Tes pensées de runes constellées J'y entends l'appel du fer Avance! Avance! Homme chrétien! Avance! Avance! Vers ton destin! Nos murs de lances t'accueilleront En ce jour, la terre, nous abreuverons! Ô, Stiklestad! Les yeux d'Odin sur le gris d'Ymir Contemplaient ces hommes assemblés Messagers du Christ, ainsi s'étaient-ils présentés Munis de croix d'or pour les assujettir Olaf Haraldson, d'un pas déterminé Ces hommes et lui, soldats de Dieu zélés Un pouvoir de droit divin pour ceux de l'ecclesia «Sur ces terre bientôt, on m'appellera roi!» Quatorze mille paysans, d'un pas déterminé Une marée d'hommes aux regards acérés Une marche décisive pour défendre sa foi En ce jour la Norvège païenne elle restera Stiklestad! Tu rêves aux chants de guerre Aux hommes du Nord, droits et fiers Tes pensées de runes constellées J'y entends l'appel du fer Les yeux clos, mon esprit s'échappe Par-delà les brumes j'aperçois Le courroux des lances gronde Les cornes chantent la mort Le sang couvre le regard des guerriers Les Valkyries marquent le front des trépassés Marteau et croix qui s'entrechoquent Voilà le combat de notre époque Par trois fois Olaf gémit Sur le soil il repose dès lors sans vie Trois blessures pour cette divinité Pour qui ses croyances il a renié Avance! Avance! Homme chrétien! Avance! Avance! Vers ton destin! Nos murs de lances t'accueilleront En ce jour, la terre, nous abreuverons!
Submitted by SerpentEve — Jun 15, 2026
Sous mes yeux l'innocence souillée La fierté de mes filles ensanglantées L'immondice romaine nous en somme maculées Dans la douleur cet affront sera vengé Les hommes de l'aigle sont venus Ont vu nos corps nus, mais n'ont point vaincus Car nul fouet, nulle chair taillée Ne nous auraient fait genoux plier Elle s'éleva au-dessus des hommes Sa voix était le verbe de haine Les Icènes furent assemblées Que la colère celtique soit déchainée Elle se dressa contre ses hommes Sa main maniait le glaive de haine La rébellion fut enflammée La fureur des celtes ne pouvait être stoppée Les tambours de guerre sur les remparts de Rome Fracassent la pierre et le courage des hommes Marée de fer, les cors qui sonnent Jusqu'aux frontières de Londinium Boudica! Romains! Prenez garde! Dans les profondes forêts nous avons soif de sang Et sur leurs lèvres comme un torrent Boudica la source de tous les pires tourments Je suis colère et ressentiment Ma furie fauchera femmes et enfants Pour les fleurs de mes filles maculées Du sang, des larmes, un juste prix à payer Sur toutes les landes comme un avertissement Les cendres des vaincus, présage effrayant Le pourpre romain baigné de sang Les chants de guerre retentissants Les dieux cléments nous offrirent victoire La horde celte synonyme de désespoir Ces conquérants d'Italie Nous les avons saignés pour notre mère patrie Puis Suétone se dressa armé Derrière lui légionnaires prêts à s'opposer Sur une route entourée de boisés Les fauves de toutes nations furent prêts à s'egorger Elle s'éleva au-dessus des hommes Sa voix était le verbe de haine Les Icènes furent assemblées Que la colère celtique soit déchainée Elle se dressa contre ses hommes Sa main maniait le glaive de haine La rébellion fut enflammée La fueur des celtes ne pouvait être stoppée Romains! Prenez garde! Dans les profondes forêts nous avons soif de sang Et sur leurs lèvres comme un torrent Boudica la source de tous les pires tourments L'orage s'est dissipé Sous le glaive nous somme fauchés Et tandis que je rougis le sol Mon esprit vagabonde au-delà de la chair Car dans le cœur de leur empire L'empereur ne poussera nul soupir Par tous les dieux j'en fais la promesse Ma légende sera chantée! Les tambours de guerre sur les remparts de Rome Fracassent la pierre et le courage des hommes Marée de fer, les cors qui sonnent Jusqu'aux frontières de Londinium Boudica! A jamais source de leur tourments!
Submitted by SerpentEve — Jun 15, 2026
Fils de Bor et de Bestla Odin, Vili et Vé Premiers de tous les Ases Enfantés pour régner Ils regardèrent Ymir, le premier né Ils convoitèrent sa chair, son sang et ses os De cet être ils bâtiraient un monde nouveau Où leurs couronnes ne termineraient jamais De cet être ils bâtiraient un monde plus beau Où leurs couronnes scintilleraient à jamais Nulle hontе à rougir ses mains Les frères scеllèrent leur destin A travers l’espace grondèrent Les cris de guerre Toute la création trembla Quand prit naissance le combat Du sang et de la souffrance Jaillira la vie Que l’abîme soit témoin Du premier déicide Moult blessures maculèrent le corps du géant Quand de leurs doigts, les trois frères Arrachèrent la chair de leur parent Ymir hurlait, l’écume aux lèvres Luttait pour sa survie Mais la ténacité des Ases Fracassaient sa propre volonté Le géant des géants tendait les bras vers l’infini Et ses viscères à ciel ouvert Les esprits anciens purent les contempler Odin, Vili, Vé Destructeurs et sans pitié Odin, Vili, Vé Nuls géants ne purent y échapper Odin, Vili, Vé Maculés et victorieux Couronnés de gloire Les bâtards d’Ymir furent exterminés Fils de Bor et de Bestla Odin, Vili et Vé Premiers de tous les Ases Monarques pour l’éternité Ils regardèrent Ymir, le premier né Et obtinrent sa chair, son sang et ses os De cet être ils bâtirent un monde nouveau Où des lunes plus tard, Les bâtards d’Ymir y semèrent le chaos Nulle honte à rougir ses mains Les frères scellèrent leur destin A travers l’espace grondèrent Les cris de guerre Toute la création trembla Quand prit naissance le combat
Submitted by SerpentEve — Jun 15, 2026
Hel! A ses pieds larmoient les morts que nuls vont pleurer Une marée larmoyante couronnée De poussière et de suie Pourris d’amertume, les morts oubliés Hel sur son trône, de murmures et de givre Dans les ténèbres, la reine s’ennuie Chaque jour, les cadavres s’empilent Ceux qui loin des lances périrent Hantés du souvеnir du soleil qui brille Leurs cris dе colère le silence déchirent La reine morte contemple le rivage Où mouille le navire qui portera son ire Une légion sans vie, aux étendards de lambeaux Se moqueront glacés, de carmin maculés Les morts qui marchent fracasseront le ciel De leurs plaies s’écoulera le gel Les hommes trembleront aux bruits de leur pas Leurs glaives rouillés chanteront le trépas Naglfar glisse hors des ténèbres Le rire de l’air frais se fait haïr La grisaille déchire les couleurs nouvelles L’ost voit au loin la terre des mortels Chaque seconde, les cadavres s’empilent Dans la forêt des lances, nombreux vont périr Hantés du souvenir du soleil qui brille Le corps des mourants, les revenants déchirent Hel! A ses pieds larmoient les morts que tous vont pleurer Une marée larmoyante couronnée De poussière et de suie Pourris d’amertume, les défunts humiliés Hel ricane, de murmure et de givre Vers Asgard, les morts, la reine conduit Vous tous, Ases dorés, tremblez, tremblez! Pour Loki mon père, le Valhalla j’enflammerai!
Submitted by SerpentEve — Jun 15, 2026
Je ne suis pas mort, non! Pourtant la vie n’est que poussière Je suis froidure, hargne errante et rancunière Parmi racines, les bras de mon tombeau Je me dresse de jais, avide de répandre tous ces maux Les fils de mon père, avides de mon or De fer rouillé, glacé, ils gorgèrent mon corps Sous les larmes livides, de sol ensommeillée Dans mon cœur trahit, Loki j’implorai Ô, seignеur fourbe, forge la ruse еt la malice Donne-moi malveillance, cruauté, courroux Que je sois montagne dont l’ombre déploie terreur Que le sang constelle mes mains Sous l’or ou l’argent, par pluie ou fort vent Je marche la lande, enjambe les vallées Dans mes pas fleurissent les corps pourrissants De mes mains glacée je ne cesse d’étrangler Les charognards se rassemblent Mes hérauts de mauvais augure Les familles, dans leurs demeures, tremblent Quand sous leur porte ricane la pourriture Je sens ce chaud soupir geindre entre mes doigts Tous ces rêves brisés, maintenant des humeurs Je m’enivre de ce fumet ferreux de terreur Moi le prédateur, sans foi ni loi Je sens gémir ces gueux entre mes doigts Tous ces êtres brisés, dont je me repais du cœur Je me saoule aux gorges, havres de fraicheur Moi le draugr, du meurtre je suis le roi Ô, seigneur fourbe, forge la ruse et la malice Donne-moi malveillance, cruauté, courroux Que je sois montagne dont l’ombre déploie terreur Que le sang constelle mes mains Je ne suis pas mort, non! Pourtant la vie n’est que poussière Je suis froidure, hargne errante et rancunière Parmi racines, les bras de mon tombeau Je retourne en paix, et rêverai de tous ces maux
Submitted by SerpentEve — Jun 15, 2026
L’aurore rougit l’horizon Devant nous se dresse un présage sanglant Le nord déversera sa fureur Les églises s’écrouleront dans la peur Et même le lointain joyau céleste Connaitra un sort funeste Le carmin des anges, sur notre terre Dans la poussière des reliquaires Mjöllnir au vent, dressé et fier Sur le domaine des saints nous porterons la guerre Flamboient les monastèrеs Moines et moniales murmurеnt leurs prières Sur des fleuves de larmes, de sang, de cendres noires La chrétienté sombrera dans le désespoir Nous dresserons les icônes souillées Pour que l’ost de Dieu daigne nous affronter Christ blanc, montre-toi! Le carmin des anges, sur notre terre Dans la poussière des reliquaires Mjöllnir au vent, dressé et fier Sur le domaine des saints nous porterons la guerre
Submitted by SerpentEve — Jun 15, 2026