Trust
Album • 1980
C'est un peu facile de dicter des messages Quand on est au chaud à l'abri des assauts. Pendant que tout un peuple criait "démission" Et tombait sous les balles. Le retour tant attendu est arrivé : Monsieur Comédie, l'avion, il l'a repris. Dans un bain de foule, il est rentré au pays. Ca sent l'épuration... Sous sa peau flasque, Blindé comme un tank, Il vivait sous une tente, Protégé comme une banque. Durant tout son exil, Il n'a fait que prières. Derrière le vieux croyant Se terrait le tortionnaire. De quoi est fait demain ? On l'a su assez tôt Le soleil ne brille plus à Neauphle-le-Château. Impotent le vieillard a relancé la bagarre et rempli les prisons. Nouvelle dictature, exécutions sommaires Les femmes doivent se voiler, la musique prohibée. Ils massacrent leurs frères, tout devient absurde. Sous sa peau flasque, Blindé comme un tank, Il vivait sous une tente, Protégé comme une banque. Durant tout son exil, Il n'a fait que prières. Derrière le vieux croyant Se terrait le tortionnaire. Il a sa place à l'hospice, et non dans la police. L'être humain est repu, il est rassasié Dose d'atrocités.
Submitted by Cyberwaste — Apr 26, 2025
Je vais te parler de l'ennemi public numéro 1 Celui qu'on t'a dépeint comme une bête féroce. Je ne veux pas le juger, je ne veux pas le glorifier Mais ta grande gueule, témoin, t'as eu tort de la fermer Car Porte de Clignancourt, vendredi 2 novembre Sois fier de ta police, elle a exécuté. L'état choisit ses cibles, éclaircit ses rangs. L'ordre peut régner, de la mort, du silence. Pour l'avenir de tes gosses qui seront pourchassés, Dans cette prison modèle qu'est Fleuri Mérogis 5 par cellule, il reste une place pour ton fils. Depuis que la peine de mort est administrative Tu les as vu se marrer tous nos grands justiciés Telle une meute de clébards qu'on jette à la curée. Le pays est fliqué, citoyen surveillé. Le mangeur d'homme a faim. Pas sûr du lendemain. C'est dans tes prisons qu'on fabrique le crime Les Buisson, Willoquet et bien d'autres Mesrine. Croîs-le, la main tendue vaut mieux que les chaînes Surtout quand tu es gosse, tu apprends vite la haine. Destiné à crever en haute sécurité Royaume du tabassage, impunité calculée Le crime est glorifié au son de la Marseillaise Et en place publique son corps est exposé. C'est dans tes prisons qu'on fabrique le crime Les Buisson, Willoquet et bien d'autres Mesrine. L'ordre peut régner De la mort, du silence.
Submitted by Celtic Frost — Apr 26, 2025
Descends dans ma rue, inconnu Je te le demande, tu n'as jamais vu Toutes ces masse affalées, zombifiées Dans ce luxe aseptisé, immaculé. Au nom de la race, je passe Sans te regarder, non identifié. Au nom de la crasse, je grimace Pour rien au monde, je ne céderais ma place. Sous un ciel bleu chimique Ils boivent et bouffent plastique. Beauté artificielle pareille au ciel Regarde bien en face cet univers de poubelles. Au nom de la race, je passe Sans te regarder, non identifié. Au nom de la crasse, je grimace Pour rien au monde, je ne céderais ma place. Je pars de la crasse vers le luxe. Pas besoin de m'habiller pour m'identifier. Tous les créateurs crèvent de faim. A qui serrer la main ?
Submitted by Finntroll — Apr 26, 2025
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Les gosses de ma zone sont un peu paumés Quand ils partent de chez eux pas tellement heureux, Reste le vol à la tire. Pas facile d'en sortir. Livrés à eux mêmes pendant que d'autres se plaignent Dans ce grand merdier tu as 10 ans on t'a jugé Il faut se débrouiller, les coups, ils faut les parer Vous pouvez baisser les yeux, regarder les cieux, Quand tu arrives à 15 piges, à tout le monde, tu en veux. A trente ans tu penses plus, ton cerveau est rongé. Il t'arrive de pleurer, et même de regretter. Quel effet ça doit faire, quand tu en parles à ta mère. T'as pas à les envier, ta seule issue c'est de les frapper. Sûr vous allez les plaindre, sûr, vous allez pleurer. Vous penserez "quel dommage d'en être là à leur âge" Ayez la politesse de les écouter, vous êtes assis au chaud devant la fatalité Y'a que dans les H.L.M. qu'ils ont toujours des problèmes.
Submitted by Warbringer — Apr 26, 2025
Connaissez-vous Saumur ? Le bastion de l'ordure, Le fief des bourgeois Mentalité de rats. Connaissez-vous Saumur ? Et sa garnison Population mesquine Mentalité rupine. Je parle au nom de l'ami, celui qui m'a souri Dans la vieille ville de Londres Sincère et sans une ombre. On a parlé Saumur, on a causé rognure Dommage qu'à notre époque on condamne les bavures. Cela existe encore dans ce pays en or Ces faits, je l'ai constaté, se sont accumulés Mais dans cent ans encore, on jettera dehors Toute personne étrangère à ces moeurs de l'ère primaire. Ville du "qu'en dira-t'on", ville exemplaire. Si tu as l'aspect louche T'es pas ici pour plaire. Méthodes de barbares chez les "collet monté" Méthodes militaristes, gens sur lesquels je pisse.
Submitted by BloodShrine — Apr 26, 2025
Oui, Madame ! Il tourne, il tourne en des milliers de pas Qui ne mènent nulle part Dans un monde de béton, aux arbres de barreaux Fleuris de désespoir Inhumain..., rétréci..., sans aucun lendemain. Sa pitance est glissée sous une grille à terre Et dans un bol l'eau... pour qu'il se désaltère. Il est seul..., sans soleil Et n'a même plus son ombre. Infidèle compagne, elle s'en est allée Refusant d'être esclave de ce vivant mort-né. Il tourne... il tourne et tournera toujours Jusqu'au jour où vaincu en animal blessé Après avoir gémi en une unique plainte Il tombera à terre et se laissera crever. Fleury-Mérogis... Un jour de septembre 1976 Où j'existait si peu Que je n'étais même pas "personne" Fleury-Mérogis... Un jour de septembre 1976 Où j'existait si peu... Mesrine Je vous vois une larme...! Pourquoi vous attrister ? Pauvre chien me dites-vous ! En voilà une erreur... C'est un homme, Madame, Il est emprisonné. C'est celui que vos pairs ont si bien condamné En rendant la justice au nom des libertés. Fleury-Mérogis... Un jour de septembre 1976 Où j'existait si peu Que je n'étais même pas "personne" Fleury-Mérogis... Un jour de septembre 1976 Où j'existait si peu... Mesrine Je vous vois une larme...! Pourquoi vous attrister ? Pauvre chien me dites-vous ! En voilà une erreur... C'est un homme, Madame, Il est emprisonné. C'est celui que vos pairs ont si bien condamné En rendant la justice au nom des libertés. Mesrine Il tourne, il tourne, et tournera toujours, Mesrine Jusqu'au jour où vaincu en animal blessé Mesrine Il tombera à terre et se laissera crever.
Submitted by Warbringer — Apr 26, 2025
Tel un forçat brisant ses chaînes Tu joins tes poings et tu contiens ta haine, Tu es sorti, retour à la vie. Il faut te racheter, prix de ta liberté. Ils t'ont dit non à l'agence de placement Ca t'a surpris, t'attendais pas ça des gens, T'estimes avoir payé, été humilié, Comme ça, toute ta vie, tu seras poursuivi. Bouge, Redresse-toi et bouge Défends-toi. On parle autour de toi. Tu vas peut être braquer et recommencer Jusqu'à ta mort, prisonnier de ton passé Une dernière plainte, tu veux réagir. Tu ne veux pas croupir, tu ne veux pas pourrir. Ils t'ont laissé sortir mais sans y penser, Tu rôdes dans la rue, tu te déplace en cage Un jour, ils te serreront pour te faire replonger. Dans une orgie de sang tu vas riposter. L'homme qui franchit les portes d'une prison En reste marqué à vie, quoi qu'il fasse Sur le chemin de la réinsertion sociale, La société est vindicative. Un ex-condamné ne sera jamais quitte de sa dette, Même après l'avoir payé car on lui refusera le droit de vote Mais il paiera ses impôts et sera mobilisé Si une guerre se produit. Châtré de ses droits civiques, il restera un ex-taulard L'homme à qui on refuse le droit de décision N'est qu'une moitié d'homme. Il se soumettra ou se révoltera. Sors, Allez, sors, Sors tes griffes.
Submitted by Morgoth — Apr 26, 2025
Robes de toiles, crânes rasés Racolent, comme des prostituées Son de clochette Je suis plié Se les geler Au nom de l'absurdité. Hare Krishna, d'où vient ta foi ? Hare Krishna, ça ressemble à quoi ? Hare Krishna, t'es pas ridicule Hare Krishna, on te manipule. Jim Jones vous dit quelque chose Dans la débilité il a assuré En Guyane il était installé. Disciples matés, dressés Indifférents devant cette tuerie Temple du peuple et des simples d'esprit. Jim Jones courbe le dos Jim Jones, il vous a vu beau, Jim Jones, la bonne parole, Jim Jones vous a fait crever. Marche dessus ce sont des insectes Rien à voir dans ce monde d'allumés, Ces larves ne sont pas à plaindre, Cette vie de zéro, ils l'ont choisie. Adorateur, je veux bien faire le tueur, Bosse pour ces prêtres à pognon. Quel est ton dieu, quel est ton but ? Cotise, cotise pour la terre promise.
Submitted by The Void — Apr 26, 2025
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