Trust
Album • 2020
Toi qui parles de nouvelles libertés Fier de l'argent que ton père t'a laissé Tu cracheras ta haine sur nous pauvres manuels En répandant nos ghettos que tu nommes HLM Tu veux que je vote pour te rassurer Tu veux que je vote pour te sécuriser Je ne suis qu'un bulletin qu'on intoxique Et qu'on glisse dans une urne Je ne suis qu'un bulletin qu'on intoxique Et qu'on glisse dans une urne Tu as pour toi les "fout la merde" les contents d'eux Tu as promis en un temps record de tous nous rendre heureux Passe voir les vieux plus assez jeunes pour décider Ils sont usés, fatigués, d'être consultés, dirigés Tu veux que je vote pour mon équilibre Tu veux que je vote pour être libre Allez couchez Tu vas voter ! Vote, vote, vote, vote Vote, vote, vote, vote Mon bulldozer est le symbole d'une jeunesse Qui refuse toutes vos magouilles politiques Je veux parler de nous, victimes De nous vulgaires pions sur vos échiquiers Pour nous vous avez tant d'estime Demain pensez qu'on va voter Elire un fabuleux élixir Qui donnera travail, prospérité Alors vote, vote, vote, vote Vote, vote, vote, vote Vote, vote, vote, vote Vote, vote, vote, vote Vote, vote, vote, vote Vote, vote, vote, vote Pour nous vous avez tant d'estime Demain pensez qu'on va voter Elire un fabuleux élixir Qui donnera travail, prospérité Alors vote, vote, vote, vote Vote, vote, vote, vote Vote !
Submitted by BloodShrine — Feb 07, 2026
Putain de vie, putain de terre Maudit soit le jour où j'ai vu l'enfer C'était le sauvage, c'était mon frère Les gens le toisaient d'un drôle d'air Trente ans de labeur avaient fait monter sa rancoeur Trente ans de chaînes, chacun sa veine Voyez l'sauvage qui n'a plus d'âge Il est vidé, lourdé, trop vieux Sans dire un mot il encaissait Les mois ont passé, tout a basculé Les gens de son âge sont humiliés Il faut penser aux pensions à venir Mais laissez-leur le temps de mourir J'essayais de lui expliquer Que ces bâtards étaient payés Il déambule dans le vestibule de mes pensées Comme un clébard qu'on aurait enragé Voyez l'sauvage qui n'a plus d'âge Il est trop vieux, bouclé en cage J'étais trop jeune, je passe aux aveux Putain de vie, putain de terre Il en reviendra de l'enfer Et dans sa bouche un goût amer Personne pour le faire taire Je voudrais le serrer très fort Le jour où son âme quittera son corps A cinquante ans il ne prit pas le temps de dire Merde à tout le monde rire et mourir Un jour viendra où j'aurais son âge Mais on ne me mettra pas en cage
Submitted by BloodShrine — Feb 07, 2026
Elle est entrée dans mon vocabulaire Comme un coup qui t'arriverait par derrière Recommandée, protégée, mais sans missive Demande d'une complice nommée vindicatrice Dans un relent putride la mort avance Emportant dans ses serres ceux qui la devancent L'arme automatique remplace la faux légendaire Son armée la suit geôliers et tortionnaires Ré-pre-ssion, Ré-pre-ssion Mon trottoir de départ ne mène nulle part C'est devenu un cirque les clowns jouent sans fard (répression) Comme un blindé les yeux rivés sur le futur Je voudrais qu'on me dise je voudrais qu'on m'assure (répression) Si tu as laissé ta mémoire sur un comptoir Méfie-toi du passant qui te sourit dans le noir Pour faire briller la lame de ses intentions Sur son visage une seule expression justifie son action Ré-pre-ssion, Ré-pre-ssion Partout où règne torture et vomissure Ré-pre-ssion Les yeux bandés, le dos contre le mur Ré-pre-ssion Dans les stades aux Chili à genoux si tu pries Ré-pre-ssion Gosses abattus dans nos cités milices Ré-pre-ssion Ré-pre-ssion, Ré-pre-ssion, Ré-pre-ssion, Ré-pre-ssion
Submitted by BloodShrine — Feb 07, 2026
Sous un soleil de plomb ils l'ont conduit au peloton Sans broncher, sans crier, sans jurer, sans prier Le sabre s'est abaissé les bouchers ont tiré, tiré, tiré, tiré, tiré, tiré, tiré, tiré, tiré Allez tire, tire La junte au pouvoir a frappé froide et dure La junte a épuré sans compter, sans hésiter Main droite levée, poigne de fer sur la pauvreté Sur le petit peuple et son enfer, son enfer Elections truquées, paysans raquettés Opposants arrêtés, séquestrés, torturés dans les caves, dans les caves Entre les mains d'anciens et nouveaux SS exilés Nostalgie et futur entre quatre murs de sang Parlez démocratie, parlez mode de vie Face aux revendeurs d'armes étrangers Qu'ils soient US, Suisses, Français ou Soviets Ils ne laisseront aux pauvres que les miettes Militaires tortionnaires gagnez dans les geôles de l'Etat La médaille manquante qui brillera à votre boutonnière Engraissez-vous sur leurs pleurs et leurs conscience Que seuls les jours d'agonie et la mort donnera délivrance A vous de maintenir votre cadence Donnez-vous bonne conscience En étant reçu chez l'étranger Culture occidentale, autorité dictatoriale La junte bien alignée, bien costumée et de poudre fardée La junte des dignitaires de haut rang qui semez vos idées dans le sang Les juntes d'Amérique du sud où ton seul droit est de te taire Les juntes de Videla, Somoza, Pinochet, Straisner Qui avez les dépouilles de vos peuples comme butin de guerre Enfin la junte qui propagande et nous prépare à l'alignement La junte au pouvoir a frappé froide et dure La junte a épuré sans compter, sans hésiter Main droite levée, poigne de fer sur la pauvreté Sur le petit peuple et son enfer, son enfer La junte, son enfer La junte, son enfer La junte, son enfer La junte, son enfer La junte La junte La junte
Submitted by BloodShrine — Feb 07, 2026
J'ai rodé pas mal de jours dans ta cour Tu m'as séduit, je voulais te faire l'amour Ceux qui vivaient dans tes envies rock and roll Sont devenus des bouches qui s'affolent Les modes ont engendré les modes Tes héros se sont très vite fatigués D'autres plus jeunes les ont remplacés Croisant guitares colères de la même manière Angleterre, Angleterre. Thatcher te coûte cher Angleterre, Angleterre, sur tes murs se lit la misère Misère La face ridée le sourire coincé Tu as pour toi le look de l'année Les gens dans tes bras ne sourient pas, ne sourient plus Le peuple des ghettos se bat dans tes rues La crise ça repart pétrodollars En République d'Irlande circulent tes chars Tu n'étais pas faite pour ternir Les émirs auraient pu t'entretenir Angleterre, Angleterre, la grisaille des années de guerre Angleterre, Angleterre, la misère règne à Manchester Angleterre, Angleterre. Thatcher te coûte cher Angleterre, Angleterre, sur tes murs se lit la misère Misère Angleterre, Angleterre, la grisaille des années de guerre Angleterre, Angleterre, balles de plastique en réprimande Angleterre, Angleterre. Thatcher te coûte cher Angleterre, Angleterre, face aux enfants de Bobby Sands Angleterre, Angleterre, sur tes murs se lit la misère Misère, misère
Submitted by Lake of Tears — Feb 17, 2026
Au loin je vois des drapeaux en pagaille Autour de moi les gosses tombent sous la mitraille Au loin je vois des drapeaux qui vacillent J'aperçois les marteaux, pas les faucilles Brutes assoiffées dessus me sont tombées Sur le revers de l'uniforme un signe difforme Vagues souvenirs De gens fiers, poings levés, courant dans les rues Tchécoslovaques perdus Tournés vers l'ouest rien de nouveau A la porte de chez toi réouvre le tombeau La vue de leurs chars te laissera hagard, hagard Au loin je vois des drapeaux qui flottent Le long des avenues ces gens chaussés de bottes Au loin je vois des drapeaux qui vacillent J'aperçois les marteaux, pas les faucilles Brutes bien entraînées, propagande guérilla Qui d'un geste, d'un seul te mettent au pas Idéologie construite sur vos cadavres Ecoutez-les chanter le fusil pointé Ecoutez-les vanter leur système politique Où tu marches dans le rang par la trique et les flics Devinez-les courtois si tu bouges je t'abats Devinez-les féroces quand au napalm ils brûleront vos gosses Au loin je vois des drapeaux en pagaille Autour de moi les gosses et leurs entrailles Au loin je vois des drapeaux qui s'enflamment En hurlant dans la ville courent vos femmes vos femmes Courent vos femmes, vos âmes, vos âmes, vos âmes Restez donc insouciants, restez donc perplexes ? Invitez-les à boire, à manger, à se distraire Assis à table ils parleront des cris qu'on fait taire Ils parleront de la mort et de son pouvoir Ils viennent chez vous pour se satisfaire De vous voir à genoux de tendre la joue Crachez-leur au visage dans l'ultime dans le sauvage Prenez-les dans vos mires visez la tête sans fléchir Au loin faites que je voie jamais de drapeaux Que les gosses continuent à rire, à être beaux Autour faites que s'épanouissent les familles Sans le poids d'un marteau, ni l'ombre d'une faucille Au loin je vois des drapeaux qui flottent Le long des avenues ces gens chaussés de bottes Au loin je vois des drapeaux qui s'enflamment En hurlant dans la ville courent vos femmes vos femmes Courent vos femmes, vos âmes, vos âmes, vos âmes Les brutes, les brutes, les brutes, les brutes
Submitted by BloodShrine — Feb 07, 2026
Je marchais, j'avançais, je traînais ma dégaine J'avançais sans savoir, sans idée de pouvoir Tu marchais, t'avançais, t'avançais en sachant que t'étais le pouvoir Et si demain je devenais un héros mais sans fard Et si demain je devenais superstar Si demain tu devenais un héros mais sans fard tu deviendrais superstar Je passerais en revue tous ces moments gâchés J'y penserais sans honte sans vouloir essuyer Tu passerais en revue tous ces moments gâchés sans vouloir essuyer Car vous savez avec certitude ce qu'est la solitude Trop fier de cette image jaunie qui vous poursuit Et qui me laisse un peu perdu qu'êtes vous devenu ? Et si demain je devenais un symbole, pas sexuel Et si demain je devenais Untel Et si demain tu devenais un symbole, pas sexuel, tu deviendrais Untel Sans rendre compte, sans trouver d'excuses Sans gamberger, sans travelling, sans me pâmer Pas de compte, pas d'excuse; ni gamberge, ni travelling, sans te pâmer Je grandirais loin des nains qu'ils resteraient Et si demain je devenais quelqu'un que j'étais Et si demain je devenais quelqu'un que j'étais Car vous savez avec certitude ce qu'est la solitude Trop fier de cette image jaunie qui vous poursuit Et qui me laisse un peu perdu qu'êtes vous devenu ? Je rirais de leur vie comme ils riraient de la mienne Quand j'étais leur pantin Crésus du soir au matin Quand je nageais dans la dope par ennui, par envie Quand j'avais les plus belles, pas de place pour les laides Je tournais dans le vide en tendant les bras Eux étaient là, souriant, courbés devant moi Car je sais avec certitude ce qu'est la solitude Trop fier de cette image jaunie qui me poursuit Et qui me laisse un peu perdu que suis-je devenu Comme toi j'avais des idoles Qui faisaient figure de symbole Et qui savaient avec certitude ce qu'est la solitude
Submitted by johnmansley — Nov 10, 2025
Je voulais faire le point de quatre ans d'existence C'est assez difficile trop de moments intenses Les amis qui te quittent et ceux qui te relancent Qui te mangent dans la main quand tu touches les avances Ceux qui te dévisagent t'es con t'as pas ton badge Ceux qui t'encouragent si tu peux te planter Tu connaîtras les dames santé et tiroirs-caisses Les désirs des branchés ceux qui ont raté Tu vas être appelé à donner ton avis Même si cela te fait chier, même s'ils sont obligés Ils viennent te snober France actualité Ceux que tu piétines comme cela sans y penser Marche ou crève la vie que je vis n'est pas un rêve Marche ou crève c'est un combat il n'y a pas de trêve Ce qu'il adviendra demain je ne sais pas Je laisse les gras du bide se charger de tout ça J'ai pas courbé l'échine ni retourné ma veste On dérange pas mal je vous laisse les restes J'ai débuté tout seul il n'y avait rien derrière J'ai cru ouvrir ma gueule devant c'était l'enfer On en dit des choses j'adore les gens qui causent Et qui pensent posséder ma musicalité Et nous on regarde cela en cherchant le pourquoi Y'a ceux qui nous sourient derrière nous assassinent Je suis chanteur de Trust et crois-moi j'ai confiance Dans la ténacité qui fait tout arriver Marche ou crève la vie que je vis n'est pas un rêve Marche ou crève c'est un combat il n'y a pas de trève Ça cherche, ça analyse, sont cons comme des valises On m'appelle Bernie et c'est très bien ainsi Ça ne serait pas facile de nous clouer le bec Mais que tu veuilles ou non il faudra faire avec Marche ou crève la vie que je vis n'est pas un rêve Marche ou crève c'est un combat il n'y a pas de trève
Submitted by BloodShrine — Feb 07, 2026
Je me suis demandé ce qui pouvait les pousser Je me suis demandé si leurs dieux avaient des yeux Les guerres de religion et leurs nouveaux messies Guardia nacional. Salvador merci ! Combattants dérisoires, ignorant le désespoir Il y a tant de foi dans leurs causes à gagner Leurs fusils contre leurs poignards ciselés Bombes artisanales, combattants entraînés Le silence royal et la haine de l'occupé "Belfast la maudite" en rouge tu es inscrite Sur les dossiers pesants des bourreaux croyants Irlande de deuil devenue un cercueil Missionnaires en chemises blanches Assassinez en avalanche Repartez en croisade Ce pays pue la mort et le désir de fuir La jungle sans issue ronge les péones abattus Les corps de la répression face aux camps de réfugiés Le Salvador lui continue de saigner On meurt plus aujourd'hui dans ce pays tropical Où l'on égorge la nuit, suspicion idéal La paix des mille morts et la colère qui gronde On prie pour ce pays et le silence retombe Missionnaires en chemises blanches Assassinez en avalanche Repartez en croisade San Salvador Missionnaires en chemises blanches Assassinez en avalanche Repartez en croisade San Salvador, Baghdad ! Continuez de lutter pour le plaisir des dieux Continuez d'égorger pour le plaisir des yeux ! Un Dieu pour les riches, un Dieu pour les pauvres Un Dieu pour les justes le reste est injuste Continuez de lutter pour le plaisir des dieux Continuez d'égorger pour le plaisir des yeux
Submitted by BloodShrine — Feb 07, 2026
On paie cash au comptoir au royaume des stars Ecoute cette histoire Parti de rien du tout, tu étais presque au bout A force de sacrifices, fier aurait été ton fils Bien sûr il y a la galère, les journées pas claires Cinq ou six Gigs par soir, je sais faut en vouloir Trop souvent le cachet t'était payé au noir La rançon de la gloire se paie assis au bar L'homme était juste et bon doué de la sagesse Dégaine nonchalante juste un air solitaire C'était ton dernier gig c'était ton dernier acte Parti en souriant histoire de noyer ton trac C'est dur de s'en remettre, violente fut la claque C'était ton dernier gig, c'était ton dernier acte Dans sa voix un voile terne pour couvrir ses mots Il avait tout pour lui, l'ambition des héros On discutait souvent et moi je buvais ses mots Pas tout à fait, seul, le blues dans la peau C'était le contraire d'une star beau fixe matin et soir Les murs de la cité résonnent AC/DC Le frisson des stadiums hurlant pour communier Ce matin londonien et je n'y comprends plus rien C'était ton dernier gig c'était ton dernier acte Parti en souriant histoire de noyer ton trac C'est dur de s'en remettre, violente fut la claque C'était ton dernier gig, c'était ton dernier acte Tout se passait à merveille, on en riait la veille Et je me suis réveillé la pluie tombait sur le pavé J'ai relevé mon col, brûlé mes vapeurs d'alcool Tes mélodies s'étaient subitement vêtues de gris Les yeux embués de tristesse, mort à vitesse grand V Le docteur whisky et son double t'avaient noyé Quand je bois tard le soir quand je rentre cassé Je ne peux m'empêcher d'y penser, d'enrager C'était ton dernier gig c'était ton dernier acte Parti en souriant histoire de noyer ton trac C'est dur de s'en remettre, violente fut la claque C'était ton dernier gig, c'était ton dernier acte J'aurais aimé être assis auprès de toi Du coma au trépas tu n'aurais jamais franchi le pas Je t'aurais réchauffé je ne t'aurais pas laissé Et je m'en veux un peu on s'est raté de si peu Je voulais parler de ce mec qui est mort en février Je voulais parler de Bon Scott ce type était mon pote
Submitted by BloodShrine — Feb 07, 2026
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