Enfe
Vastes étendues fertiles cernées de hautes montagnes Éternels paysages aux brumes volatiles Vives percées de lumières à travers les nuages Révélant des plaines froides, d'indomptables campagnes Florissantes, grouillantes, la faune et la flore S'étendent nonchalantes, en inconnus décors Elles reprennent leurs formes, renaissance splendide Suite à la mort des hommes, une parenthèse sordide S'éveille le dernier-né d'une maudite descendance Seul enfant survivant d'un vieux peuple servile L'éternelle solitude attend, l'enfant Enfe Quel destin pour celui qui seul voyagera? Déployant son faible corps, creux, chétif, pale et froid Ses yeux souffrent à la lumière, intense aveuglante Souffrant de tout son être, lui échappe un cri affreux Perturbant le calme régnant vil, strident, déchirant Naissance d'un monde nouveau Vidé de ses prophètes Lavé de ses péchés Libéré de ses icônes Torrents, fleuves, rivières Frémissent du retour de l'homme Ils furent témoins de son déclin Ils le seront de son destin Enfe, fils des montagnes, fils des vastes prairies Fils d'un monde sans haine bercé par le souffle du vent Enfe seul descendant d'un monde austère et décadent Enfe unique héritier du fardeau de l'humanité
Submitted by Cyberwaste — Jun 21, 2026
Krevafan Bien amère sensation que celle de la faim Ramenant la conscience aux primitifs besoins Elle crée la tourmente, pour être assouvie Se saisit de son corps, envahi son esprit La branche est si haute, et le fruit si lointain Le plus menu fretin serait un festin Tendant son maigre bras d'un effort surhumain Il chute, incapable, déception sans fin Triste plainte, horrible constat Face aux hêtres, aux épicéas Enfe atterré, accablé de chagrin Il ne peut sustenter le plus basique instinct La branche est si haute, et le fruit si lointain Le plus menu fretin serait un festin Tendant son maigre bras d'un effort surhumain Il chute, incapable, déception sans fin Au loin grondent les chants lugubres d'une meute joyeuse Se délectant à l'idée d'une chasse fructueuse Ils content l'antique récit D'une macabre prophétie Ils scandent de vieilles comptines Aux morales mesquines" Nul ne brisera la chaîne, la boucle éternelle" "Nul ne brisera la chaîne, la boucle éternelle"
Submitted by Iron_Wraith — Jun 06, 2026
Atropa, Belladona, la belle dame est là Salvatrice, destructrice, diffusant ses artifices Elle se saisit de l'esprit, y appose son maléfice Dans les sombres forêts alpines errant de clairière en sous-bois Trébuchant sur chaque racine fuyant telle une proie Lorsqu'enfin épuisé le danger semble éloigné Il s'adosse à un rocher et enfin se laisse aller Séduit par l'herbe du diable caressant ses feuilles ovales Ses baies noires dont la peau luit il dévore ses sombres fruits Juteuses et violacées ces tendres baies semblent ensorcelées Si douces et si sucrées il se repaît de cette pulpe empoisonnée Violent et obsédant le poison s'infiltre dans son inconscient Son esprit est envahi son corps est affaibli Alors que son cœur s'emballe ses pupilles se dilatent Son regard se teinte de noir sa peau se couvre d'une sueur moite Tous ses muscles sont engourdis le moindre bruit l'abasourdi Des visions s'imposent à lui son esprit est assailli Les violentes hallucinations lui dévoilent ses racines Des millénaires de crasse des milliards d'esclaves Dont l'œuvre laborieuse a sombré dans le néant Il sent l'odeur des cadavres il entend les cris des enfants Cendres noires et fumées grises stérilisent terres et mers Le sang versé dans des guerres bâclées nourrit d'immondes charniers Ainsi, lui furent révélés les morbides secrets des siècles passés
Submitted by Iron_Wraith — Jun 06, 2026
La fraîcheur de la nuit la caresse des herbes sauvages Le regard perdu dans l'immensité noire Allongé au sol écrasé par le sombre ciel Il se perd dans les profondeurs de l'infinité cosmique Quelque chose le frappe, un souvenir le happe Son instinct lui indique un destin fatidique La lune, sereine et pale soudain le glace Qu'importe quelle est sa place face à l'éternité des astres Loin sont les étoiles, nombreuses les questions Infimes sont les âges révolues les civilisations Cyèl ner sus têrra nêr Il court sans hésitation Porté dans une étrange direction Il se presse sans raison Vers une nouvelle destination Il se sent traversé D'une euphorie démesurée Il est comme attiré Par une quête inespérée La beauté d'un ciel éthéré embrasse l'horizon de son immensité Ô, Voie Lactée, Ô, Firmament ... Livreras-tu réponse ? Y-en a-t-il seulement ? Le soleil rayonnant Surgit des montagnes Qu'importe quel est sa place Face à l'éternité des astres Loin sont les étoiles Nombreuses les questions Infimes sont les âges Révolues les civilisations
Submitted by Iron_Wraith — Jun 06, 2026
La fraîcheur de la nuit la caresse des herbes sauvages Le regard perdu dans l'immensité noire Allongé au sol écrasé par le sombre ciel Il se perd dans les profondeurs de l'infinité cosmique Quelque chose le frappe, un souvenir le happe Son instinct lui indique un destin fatidique La lune, sereine et pale soudain le glace Qu'importe quelle est sa place face à l'éternité des astres Loin sont les étoiles, nombreuses les questions Infimes sont les âges révolues les civilisations Cyèl ner sus têrra nêr Il court sans hésitation Porté dans une étrange direction Il se presse sans raison Vers une nouvelle destination Il se sent traversé D'une euphorie démesurée Il est comme attiré Par une quête inespérée La beauté d'un ciel éthéré embrasse l'horizon de son immensité Ô, Voie Lactée, Ô, Firmament ... Livreras-tu réponse ? Y-en a-t-il seulement ? Le soleil rayonnant Surgit des montagnes Qu'importe quel est sa place Face à l'éternité des astres Loin sont les étoiles Nombreuses les questions Infimes sont les âges Révolues les civilisations
Submitted by Iron_Wraith — Jun 06, 2026