La Pèira Negra
Parmi ces rochers, un seul était vivant Dans la forêt aux arbres déments Dans son sommeil luisant de haine Envers ceux du bas, fieffé domaine Il s’était juré de les venger Peuple de pierre à l’âme égarée Dans ce temple aux dents acérées Le rocher criait sa colère R : Maudits, je vous maudis Maudits, soyez-vous maudits Le sort des morts vous envahit Rocher, viens à moi pierre damnée Viens et hurlons ensemble le sort donné Puisse le peuple d’en bas être écrasé Par le fiel de ta pierre, chante avec moi Lançons vers eux nos âmes acérées Le feu pierreux déploie son envol Les maudits dans la bataille funeste S’embrasent dans le feu rupestre Le ciel est noir, la pierre saigne Les bois pleurent, les troncs s’éteignent Luis seul, chantre assagi et déclame « desliuratz me del maudat » Sorgin, malesida, sorgin, malesida
Submitted by Iron_Wraith — Jun 06, 2026
Farandole sacrée à la lumière de feu On s’égare dans le temps suspendu Minéraux psalmodiant leurs insanités Ils se mêlent au macabre festin La claupière se perd dans le dédale sylvestre Vers la voie des guerriers baveux On invoque les sens et on sort les armes Soupirs dans le feu Gaita, gaita, gaita Sous l’œil de la lune, le ballet s’installe Tueurs de pierre à l’haleine grinçante Luttent dans la pourriture de l’humus Lianes agonisantes dans la folie La nuit froide et glaciale se meurt lentement Des ardeurs empreintes de fureur La ronde nocturne luit de ses feux abondants Tout frémit vers l’icône brûlant Un frétille et se meurt dans la terre grasse Effluves sacrés, tombeaux des morts Les rites lancent des appels incestueux Rêves brisés d’une haine qui s’éteint Farandole sacrée à la lumière de feu On s’égare dans le temps suspendu Minéraux psalmodiant leurs insanités Ils se mêlent au macabre festin
Submitted by Iron_Wraith — Jun 06, 2026
Surgie du néant la pierre s’éveille Elle s’élance organique et visqueuse Elle maudit son créateur qui sommeille Déchiré dans cet antre caverneux Tyran de frayeur Géant destructeur Titan de terreur Néant salvateur Le minéral crie son désir abject La sève se dégage, chaleur mortifère Massacreur d’humus et spectre infect Instinct organique, pierre cerbère Elle rampe dans les méandres de son être Esprit enfiévré, calcaire momifié Se blottit dans la haine, poursuit sa quête Et elle se meurt dans l’ondée sanctifiée
Submitted by Iron_Wraith — Jun 06, 2026
Un dieu vièlh que s'en dis pas lo nom Plorava l'amor perdut per de bon. De son uèlh, una larma ne tombèt E aital la pèira negra nasquèt. Pèira negra, negra coma la nuèch Perduda sola a la cima del puèch A la candèla, t'anirai pregar Per ela, ela que faràs tornar. Lo temps passava e mai lo temps passèt L'erba verda a son entorn creissèt. La fadas, lo lop e lo Pòble d'En Dejós A la luna l'i cantava a tota votz. R: Se dis que lo que l'amor a perdut Se l'a de tot son còr volgut Qe li monte, la candèla dins la man E l'amor alara benlèu tornarà.
Submitted by Iron_Wraith — Jun 06, 2026
Je sens le vent effleurer mon être Pourquoi m’as-tu fait pierre ? Je sens l’eau glisser sur ma peine Pourquoi m’as-tu fait pierre ? Je sens le feu courber sa haine Pourquoi m’as-tu fait pierre ? Les hommes ont fait de moi un dieu Union cosmique entre terre et ciel Force tellurique, captation d’énergie Vivant, je deviens vivant Je rejoins mes frères d’harmonie Au royaume des dieux enfantés Je parle aux branches, ris au vent Pleure devant l’homme inconscient Puissance générée d’une mère inerte Pendue vivante par sa progéniture R : Tu as fait de ta vie immense une horde putride Qu’ai-je à dire, qu’ai-je à faire ? Dans cette morbidité organique Mes compagnons de bois et de pierre N’entendent pas mes cris esseulés Le vent, l’air et le feu m’ont nourri Ripaille funeste et funèbre Je plisse les yeux, cécité minérale Je ne sens que les fossés m’entourant Pourquoi, terre, ne puis-je pas parler A tes enfants qui sont mes frères ? Sont-ils morts, suis-je mort ? N’y a t il que moi qui puisse penser ? R : Immobilité tyrannique que je ressens Eternellement sans passé, ni présent Pourquoi cette punition lancinante Qui fait de moi une pierre éteinte.
Submitted by Iron_Wraith — Jun 06, 2026
La nuit froide et glaciale se meurt Effluves sacrés de paroles basses Comme des bras macérant aux abois Des ombres défigurées de cravaches L’être est grand et maudit à jamais Ceux qui l’ont ainsi aimé et psalmodiés Les sens s’écoulent, elle s’abandonne Pulsion divine, son esprit se façonne La pierre la prend dans sa Babylone Egérie funeste que sa voix entonne Brouillard sacré de la forêt Gorgone La chair se déchire et ma voix tonne
Submitted by Iron_Wraith — Jun 06, 2026
Mater sabbat, fleur de géhenne D’un ruisseau blême empli de veines La torche rend un œil dément Je sens le sang du corps d’Onan Nourri le vin sacré des monstres Défend l’étang au fond du corps Piémont ultime d’un corps aride Je prends l’épée nourrie de rides Heaume de chair, rempart nacré Je prends le vent du mont de chair Lubrique houle au fer sacré Volant dans l’air vicié des sens Terre de feu dans mon esprit Prométhée d’une extase noble Je sens le lieu par sa présence Fouettant les sens qui me transcendent
Submitted by Iron_Wraith — Jun 06, 2026
Je danse par dessous la chaste lune Je quitte la lande au sein de la nuit Festoirie magique, danserie nocturne Les pas me guident, la raison me fuit Cérémonie nocturne je perds tous mes sens dans ce délire immense danse sous la lune les arbres répondent à mes rires je parcours le monde enflammé au sein de ces instruments de délire qui me déhanchent comme un damné L’amanite m’interroge en ricanant je lui réponds sans vergogne aucune elle se glisse lentement vers le manant que je suis dans son royaume nocturne dans ce monde de mousse et de parques les étangs sont vivants et mystérieux les crapauds m’invitent sur la barque doucement me fixent de leurs yeux doux il m’invite à pénétrer son esprit fait de chasses et de délires il me fredonne à l’oreille et me prie de lui avouer mes secrets et les rêves les violons maudits se déchaînent et se mêlent aux fifres détonants les mélopées du délire se promènent m’apaisant par cette nuit démente
Submitted by Iron_Wraith — Jun 06, 2026
Come come to the Sabbath, down by the ruined Bridge Witches and Demons are coming Just follow the magic Call Come come to the Sabbath, down by the ruined Bridge Later on the Master will join us Called from the Heart of Hell At first we light up a Fire, and then we hail our Lord Two Candles, a black and a white, are placed upon the Altar North, South, East and West, and so we clean the Air High Priestess invoking the Devil, infernal Names are spoken Come to the Sabbath...Sabbath ...Sabbath...Sabbath Come to the Sabbath The Ceremony's proceeding, it's Time to grant your Wishes An Evil Curse on the Priest who took the Life of Melissa Now we must close up the Ritual, read the Enochian Key And so it will be done, Amen... now come Come to the Sabbath...Sabbath ...Sabbath...Sabbath Come to the Sabbath...now here we come If you say Heaven, I say a Castle of Lies You say forgive him, I say Revenge My sweet Satan, You are The One
Submitted by Iron_Wraith — Jun 06, 2026