Fuir la lumière
Imbibé d’alcools gris Le long d’heures indécises J’imagine la purge comme hier l’Incendie Las de mes rêves obèses Des crises, et de mes fadaises Je rumine ma purge, comme hier l’Incendie Où sont passés les feux brûlants? Les longues aubes aux frais élans? Je rêve de ma purge comme hier d’incendies Je veux fuir à présеnt, et en finir enfin Sans souci du prochain lеndemain Une belle purge pleine conscience Mon plus fier incendie Le passé m’a trompé Le présent me tourmente L’avenir m’épouvante
Submitted by Infernal Flame — Jun 11, 2026
Gavés D'illusions grasses Rêves conditionnés Poursuivre les traces Leçons régurgitées Par des sales sages Encore il nous faut creuser Sous les pavés La rage En admettant qu’il soit déjà trop tard En essayant d'être moins cons et moins couards En espérant qu'on pourra encore y croire En prévoyant qu’advienne la fin de l'Histoire Révolte Révolte En attendant de nous jeter dans le noir En admettant qu'il soit déjà trop tard En essayant d'être moins cons et moins couards En espérant qu'on pourra encore y croire En prévoyant qu'adviеnne la fin de l'histoire Révoltе, pour moins s'traîner Révolte, pour mieux crever
Submitted by Infernal Flame — Jun 11, 2026
Par le détour des soirs Se rencontrent les auspices Tricolores, et leurs ombres complices Au rendez-vous des kystes Des sources taries, des maux Du succès des bourreaux Le flanc rouge de séquelles Fleurs de pisses et coquards Les audaces des criards Parsèment les ruelles Par de longs jours avouées Heures de liesse, les cocardes Battent pavé, criardes Et les étrangers qu’elles se sont trouvés
Submitted by Infernal Flame — Jun 11, 2026
Il est trop tard pour continuer à y croire Pour se lever le poing fermé Pour hurler sur les barricades Il est trop tard pour y croire Il est trop tard pour tenter de s’émouvoir Pour s’indigner pour se révolter Pour s’échapper de abattoir Il est trop tard pour s’émouvoir Il est trop tard pour caresser l’espoir De pouvoir un jour se relever Et d’avancer vers une autre histoire Il est trop tard pour l’espoir Il est trop tard pour enfin s’apercеvoir Qu’on a tout grillé, tout cramé Qu’on ne peut plus redrеsser la barre Et qu’il ne reste plus qu’à choir
Submitted by Infernal Flame — Jun 11, 2026
Regards perdus Hagards, reclus Embués par les volutes grises Séchés, vidés par trop de crises Salis par la haine Blancheur bafouée Couleurs brouillées Stupeur stimulant la violence Massacre sale de l’innocence Sourire souillé Rictus raté Clameur, jouissances inconscientes Soupirs, sérénité mourante Salie par la haine Radieux passé Vicieux, vicié Silence poisseux du souvenir Absence absconse de désir Bonheur immaculé Mutilé, énuclée Saigné par tous les orifices Abreuvé de crasse et de vice Sali par la haine Bonheur immaculé Radieuse sérénité Hypocrisie toxique et rance Souffrance abreuvée d’accoutumance Rutilance rouillée Décadence toujours célébrée Semence poisseuse sur la peau des anges Souvenirs noyés dans la fange Salis par la haine
Submitted by Infernal Flame — Jun 11, 2026
Supporter les couleurs Étalées sur les yeux Les oreilles surinées Par des pieux de plastique Imbibée par la peur Et séchée par le feu Une peau fatiguée N’entend plus la musique Les yeux plissés pour encaisser Il faut pourtant sortir, il faut pourtant avancer Rictus figé pour échanger Pour décorer, pour se cacher Les lèvres serrées pour ne pas cracher Il faut pourtant sourire, il faut pourtant parler Les poings fermés, tendus, crispés Il faut pourtant saluer, il ne faut pas cogner Savourer la douleur De nos instants tragiques Des nausées frénétiques Agitent nos paupières Fermées non par la peur Ni un plaisir toxique Puissant anesthésique Mais pour fuir la lumière Fuir la lumière pour garder les yeux ouverts Et chanter d’une voix pétée L’éloge de l’ombre Fuir la lumière dont on nous a gavés Docilement aveuglés Et vomir pour s’en purger Les rais infâmes de cette fausse clarté Fuir la lumière pour s’éveiller A des sens plus sincères Fuir la lumière pour écouter Goûter, sentir, et puis se taire
Submitted by Infernal Flame — Jun 11, 2026
Je charrie ma carcasse La graisse qui l’enlace Et me résigne, lasse Espérance, à l’oubli J’extirpe de mes cris Et la peur, et l’envie Et la soif des profits Aux chimères sans espace Des saccages, des rengaines Et la peine me résigne, me consume Vas-y, singe mes mirages Tu n’verras ni naufrages, ni tourments, ni présages : Qu’un ennui diluvien Quе des foules de silеnces Vas-y, rumine encore tes valeurs Impose l’autorité de tes leurres Bien haut, bien vulgaire et bien fort Méprise et assieds ton renom Récolte encore, espère toujours Les regrets Ils te feront chialer Et te verront crever
Submitted by Infernal Flame — Jun 11, 2026