La pénombre de l'agir
Dehors le Monde attend patiemment De ma fenêtre, je la vois La tristesse vagabonde Ô chagrin que nous hurle le vent Dans l’écho qui nous torture Le mensonge apaise nos tourments De ses mots qui rassurent Il nous endort calmement Et si nous fermons les yeux Est-ce que tout ira pour le mieux? Resterons-nous encore douloureux Dans l’urgence des jours creux? En ces heures intranquilles Où triomphent les cœurs amers L’apathie se consume en lampée mortifère La douleur s’enracine Et de sa main délétère Vient et dépose sur nos corps immobiles Son stigmate de misère Jour après jour Ce spectacle qui persiste Se répète en nos âmes impassibles Qu’est-ce qui nous retient? Ne voyons-nous pas qu’ici-bas la tragédie se Joue au quotidien? Dehors le Monde attend patiemment Par ma fenêtre je le vois Il se meurt doucement Que nous reste-t-il maintenant? Que nous reste-t-il d'autres qu’à pâtir sous la Pénombre de l’agir? Que nous reste-t-il d’autres qu’à regarder le Monde dépérir sous la pénombre de l’agir?
Submitted by Corpse Defiler — Jun 26, 2026
Je suis le vide et le néant Le murmure éphémère Qui s'envole et se perd dans le vent Je suis le songe La pensée passagère Qui s’égare silencieusement Je ne suis qu’une ombre Qu’un Homme parmi les décombres L’atome solitaire Le point bleu suspendu dans la lumière Je suis le vide Je suis les ruines Je suis le paradigme incompréhensible L’inconnu et l’impossible L’absolu et tous les possibles J’arrive à tout construire, mais m’entête à tout détruire Je suis hanté par la volonté de tout anéantir Nous sommes le vide Nous sommes les ruines Je suis tout ce que personne n’osera jamais faire Tout ce qui n'aurait jamais dû être Je suis tout ce que nous n’avons jamais pu Tout ce que nous n’aurons jamais su Je suis tout ce que personne n’osera jamais faire Tout ce qui n'aurait jamais dû naitre Je suis tout ce que nous n’avons jamais pu Tout ce que nous n’aurons jamais su Je suis le malheur des uns et le bonheur des autres Je suis la douleur qui vous enserre le cœur Je suis ce qui vous cause tant de heurt Ce par quoi le monde se meurt Seuls et sans excuses Coupables et sans scrupules La vérité peut parfois être dur à avaler Ne cherchons pas plus loin Personne n’est coupable, autre que nous Ne regardons pas plus loin, en spectacle s’offre à nous L’horreur qui nous appartient
Submitted by Corpse Defiler — Jun 26, 2026
Au loin, dans l’aurore embrasée Se lève un soleil meurtrier Sur l’azur abîmé se désolent Les promesses d’avenir Et s’arrache à la nuit, l’espoir trahi Ne saurait être aussi noir que le charbon Qui consume nos cœurs déjà meurtris Sous ce dôme fatigué La ville sommeille encore Trop peu trop tard L’horizon enflammé scelle notre sort : Le réveil ou la mort Qu’avons-nous fait? Nous n’avons rien compris Pensons-nous avoir ailleurs où aller? Rien ne sert de mentir Rien ne sert de fuir N’avons-nous pas compris? Nous n’avons nulle part d’autre où aller Car là où se cultive l’indifférence Se récolte l’ignorance Et là où croît l’arrogance Croît aussi le péril Qu’avons-nous fait? Nous n’avons rien compris Pensons-nous avoir ailleurs où aller? Rien ne sert de mentir Rien ne sert de fuir N’avons-nous pas compris? Nous n’avons nulle part d’autre où aller
Submitted by Corpse Defiler — Jun 26, 2026
Ce soir, perché sur le toit du monde, il fait froid Mon regard sur l’abîme, je n’ose pas redescendre Comment avons-nous pu en arriver jusque-là? Comment pouvons-nous encore espérer quoi que ce soit? Perdu dans mes pensées, je ne cherche plus à comprendre Glacé par l’ennui, j’attends que le sommeil vienne me chercher, enfin Je panse mes plaies et, vraiment, je n’attends plus rien pour demain Épuisé, je rêve de récifs dorés où les vagues viennent se briser en Silence Ma carcasse alourdie s’abandonne à cette danse Bercée par l’ivresse, mon âme moribonde abdique et succombe Le sol se dérobe sous mes pieds et, dans un bruit immense J’entrevois le monde qui s’effondre Mes mains tremblent Mon cœur flanche L’abysse m’appelle dans la distance Je m’égare Ô brouillard Mon esprit alangui se laisse emporter Là où le vent voudra bien l’amener La nuit m’enveloppe, chercherai-je à revenir? Bientôt, ma demeure ne sera plus qu’un pâle souvenir Car le vent m’a pris pour m’amener loin d’ici Le vent m’a pris pour m’amener loin d’ici S’il-vous-plait, sortez-moi d’ici Quelqu’un, par pitié, amenez-moi loin d’ici Quelqu’un, par pitié, sortez-moi d’ici
Submitted by Corpse Defiler — Jun 26, 2026