Peste Noire
EP • 2007
"En France en ad mult merveillus turment : Orez i ad de tuneire e de vent, Pluie e gresilz desmesurëement ; Chiedent i fuildres e menut e suvent, E terremoete ço i ad veirement. De Seint Michel del Peril josqu'as Seinz Dés Besençun tresqu'al port de Guitsand Nen ad recét dunt del mur ne cravent. Cuntre midi tenebres i ad granz : N'i ad clartét, se li ciels nen i fent. Hume ne l'veit, ki mult ne s'espöent ; Dïent plusor: "C'est li definement, La fin del secle ki nus est en present." Icil ne l'sevent, ne dïent veir nïent: C'est li granz doels por la mort de Rollant." In La chanson de Roland, w. 1423-1437
Submitted by Cyberwaste — Apr 26, 2025
Sonnet pour dame enceinte Cette nuit j'ai rêvé que je mâchais ses yeux Après avoir crevé par accès de furie Ta replète panse d'helminthes blancs nourrie, Trop prompte à déféquer le fruit d'un vit sanieux. J'ai sucé ton poupon et j'ai sucé l'épieu Qui pour extraire ton ver à demi mûri S'enfonçait dans tes chairs humides et pourries Et drainait jusqu'à moi le paquet silencieux. C'était un bel enfant... Il avait les moignons De sa mère ! Le teint mortifère et trognon De ton corps émondé sous la lame qui danse. Ses cuirs sabrés au gré de ma fantaisie belle Délicieux exsudaient l'arôme sexuel De ces puants mort-nés trop tôt privés d'enfance.
Submitted by VladTheImpaler666 — Apr 26, 2025
Li leus nous menguënt, Qui nous estranglent et nous tuent. Et s'est si grans mortalités En bours, en villes, en cités Et tout par tout le plat pays Que chascuns en est esbahis ; N'ame n'oy qui ne prophetise Pis pour le peuple et pour l'Eglise, Si que trop serons acroupis ; Quand chascuns dit : " Vous arés pis, A cy doleur et meschëance, Et cy meschief et pestilence ", Et qui le porra endurer Ne comment porra on durer ? Certes les .X. plaies d'Egipte Contre ce fu chose petite. Guillaume de Machant (1300-1377) Le livre du voir dit, vv. 5454 - 5470
Submitted by MetalElf — Apr 26, 2025
Seigneur, voici couler le sang de la patrie. J'entends le bruit qu'il fait en tombant sur la terre, Le bruit sourd, en cinq ans de luttes ennemies. De ces gouttes tombant du corps de tant de frères. Seigneur, voici couler le sang de notre race, Sang du combat guerrier, sang des guerres civiles, Sang des foyers noircis que quelque flamme efface, Sang de ceux qu'on fusille aux fossés de nos villes. Seigneur, voici couler le sang de notre terre. Le sang qui a coulé n'est jamais qu'un sang pur, Et le voici mêlé, le sang des adversaires, Figé sur nos pavés comme un verglas plus dur. Seigneur voici couler le sang de nos garçons, Il a tout recouvert la patrie déchirée. Quand verrons-nous jaillir, ô tardive saison, De tout ce sang versé la moisson désirée ? De Robert Brasillach, in Poèmes de Fresnes.
Submitted by Sexy Gargoyle — Apr 26, 2025
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