Peste Noire
Album • 2021
Bataille contée par le trouvère Famine affublé en homme-saucisse lors d'une promotion sur les terrines de canard poitevines au Leader Price de Néant-sur-Yvel Muni de sa guitare, Famine s'adresse aux clients qui d'après leur aspect, semblent être des pauvres : " Oyez riz-pain-sel, demi-solde et jaunes gilets, prêtez-moi une oreille pour ouïr cette bataille sans pareille : Le Roi, regardant ses soldats, louait les dieux de ce qu'il voyait la, si grand foison de casse-cou, et testes brûlées. Les plus hardis de son ost, montés sur coursiers motorisés tapaient des roue-arrière en brandissant moult fanions à croix celtique. Chez le peuple François il y avait grand désir de dérompre les sarrasins Pour se venger des des tourbiers reçus au temps présent Et là eut grosses paroles, et reproches moult félonesses, entre Messire de Valfunde et Abdallah de Sarcelles La bataille commença au vespre tout tard. II y eut grand froissis et grand boutis, et donnés et reçus maints horions de tonfas, de battes de baseball et d'autres bâtons de guerre Et nous chargeâmes les ennemis de nos terres en caviardant le Ciel de projectiles divers Et nous marchâmes fiers, au milieu des tessons, entonnant des chansons aux devises meurtrières
Submitted by Sexy Gargoyle — Apr 26, 2025
Le tambour bat ! Les trompettes sonnent ! Qui reste en arrière ? Personne ! Gueulent canons ! Crache mitraille ! Mange du plomb par l'poitrail ! Tes entrailles sortent comme des churros De nos entailles. J'arrache ton cul merdeux De ma terre comme du chiendent Et si tu veux pas partir Tu mourras comme le chien dans Mad Max II. « Leur nombre est grand dans cette plaine Est-il plus grand que notre haine ? Nous le saurons en rafalant donc Allons-y bon train De vieillesse il est mort L'homme qui cherche encor Le ? qui se bat à un contre un Ils sont légion dans cette plaine Mais nous sommes des lions et eux des hyènes. Bataclan, Nice, Magnanville, Trèbes... Combien de macchabées pour vaincre votre cécité ? Pour réveiller nos Morts qui eussent vu la nécessité D'atomiser, d'un revers de pelle énergique, Ces bruyantes pelures de gai temps Toutes les nuits Les Irlandais pendant un siècle se sont levés tôt Pour saigner cent Anglais qui ne leur faisaient pas Le quart de la moitié de ce que nous souffrons De ces Segpa. ULTIMA RATIO REGUM ! Du gros brelique spécial bisons Ces putes *département du Maine-et-Loire Torrent de trous dans l'horizon ? « On chante dans la nuit, on se bat à l'aurore Et sans savoir par où l'assaut va s'engager On sait que les Français sont des Français encore Et qu'ils se tourneront du côté du danger. Si tu veux fuir ce quotidien pavillonnaire Leclérisé de mourant alité Qu'une secte de clodos lépreux jartés d'Egypte Veut te faire prendre pour la réalité ; Si tu veux fuir comme une torpille ou Levasseur Sur l'océan du Grand, du beau, des forts et du futur Il n'y a que le Faisceau qui offre la chance encor D'une belle et virile aventure. Une belle et virile aventure !
Submitted by johnmansley — Apr 26, 2025
La baise, c'est trop, bastringue ! Lâchez les faubouriens Hors des bistrots Qu'ils crament tout pour un rien. Quand il s'exprime on dirait y glaviote Les muses d'Hésiode sifflent qu'il n'est que ventre Il se pieute avec ses ienchs pour bouillotes Près du bétail qui chauffe son antre. Bête de charrue niquée avant l'âge Hâve et cave, pauvre en vitamines Obscure rognure qui durant les famines Croquait les rats et l'herbe des pâturages. PEUPLE ! Qui comme toi eut cette grâce et cette rage PEUPLE ! Quand tu bardas la France de mille croisées d'ogives Et des plus beaux villages ? Ils t'ont dit triste opprobre de la terre mais mon PEUPLE ! Ils ont fait quand devant tu tombais pour leurs guerres, Pour leurs guerres. Laissons aux bouifs Mal blanchis leurs riottes R'prenons not bif Et torpillons leurs yachts. Voient-ils la beauté dans l'étable crottée ? Dans la lenteur du C15 et du Peugeot 102 ? Quand on vivait sans ces merdes Ces chinoiseries qui n'arrêtent pas d'péter Qu'on bouffait sans faire crédit Et qu'on s'démerdait sans eux. Abonné au guignon, à la soupe d'eau au quignon Chié dans une loge de putain ou près du trou au purin : L'homme au manteau d'étincelles des aciéries de Saint-Denis Ou l'homme de l'or des fétus dans l'ombre. Combien de colons et de guerriers Dorment-ils en vos rangs avariés ? Sève de titan Mais coulé comme une dalle De mortier gris-sale Au fond du Francistan. (...) L'Etat t'fait la nique T'met des coups d'trique sur la nuque Casse tes yeuq et fait d'toi un eunuque Osef ! Vive Proudhon Pierre-Joseph ! Grans estoit, et merveilleux et laid Il avoit une grande hure ⁶ Toute remplie de fraisures Et avoit grans dens jaunes Et un grandisme nez Mais estoit l'plus bon des hommes Le vilain des vieilles années. Le vilain qui turbine au grand air Ou aux lanternes jusqu'au fond des bois ; Force de la race, réservoir de 34+66 pur Qui aime comme la colique ceux qui font les lois. Par les froids pacages Dans le Livradois On n'aime pas les cages Les flics, les huissiers et les hommes de Droit. Des vieilles toutes cassées Aux marmots débiles Tous ils caillassaient Jusqu'au bord des villes Les commis du roi. Sous Monnet rouge nos crânes rasés Sous l'gilet jaune une chemise noire On est venu tout baiser Banques, préfectures et radars Range ta mère ou on va l'écraser (cette conne) Sous les grosses roues d'un Deutz-Fahr Notre programme : terroriser L'Vieux-Port jusqu'aux Champs-Elysées.
Submitted by Nargaroth — Apr 26, 2025
Vieille peau, sous perfu d'soupe par cathéter Qui radote son passé... Tes charges d'hallebardes et de lances Tes brutales Gestes de rois Et ton destin planétaire Sinon des pages froissées France Il en reste quoi ? Tu as le train-arrière D'un vieux berger-allemand Tu t'es pris combien d'barrières Pour ramasser si salement ? Allez relève-toi ma grosse Envoie les crocs, agresse, laisse Des cicatrices atroces Et grogne bien ! Ils ont toujours eu peur des chiens... Puis si tu désespères des nôtres J'reviens des steppes là Et du renfort t'inquiète à l'Est Y a ! Des g'N bien propres, des crosses Des femmes, des tanks, des gosses Et pas mal de hooligans Qui du bout d'leurs jolies cannes La crèveraient bien cette peste. Européen de l'extrême France Français d'Europe jusqu'à la fosse Si droit devant loin dedans L'ennemi tu fonces Je te souhaite : gloire, trône, force ! Européen de l'extrême France Français d'Europe jusqu'à la fosse Si droit devant loin dedans L'ennemi tu fonces On lui souhaite : glaires, drones, fosse !
Submitted by Cyberwaste — Apr 26, 2025
Froid ! Guerres ! Faim et labeur ont fabriqué nos Pères Quand ils tiraient la vie d'un sol rocheux ingrat Durer c'était prévoir, chevaucher les hivers Apprivoiser le fer et les cheptels bien gras. Race au gros néocortex Accoucheuse d'anges et d'fusées-sondes Un bout d'bois, un silex Et elle te conquiert le Monde. Nord ! Ouest ! Sud ! Est ! Fighting with the ebst, fuck the rest Mal dans les sentiers battus Nés pour partir et voyouter Faire des ponts, des routes et des vaincus Mais entre eux, rester libres, ivres Et embijoutés. Priez pour nous Cette ère est morte. Comme un dresseur avec un Bull-terrier Pour sauver son système et ses vices Le Bourgeois a fait du héros ou du guerrier Une gendarmette à son service Et l'antique détrousseur de morts Par la dette, l'agiotage et l'usure Vint tranquille à la picorée Téter les mains du peuple Tirer le suc de leurs boursouflures. Mais ma France a mis au monde deux filles : Révolution et Croisade La reconquête et le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Elle ne vaincra que de l'union des noblesses d'épée et du travail Contre le Veau d'or Le glaive traversant son cœur La bêche l'arrachant d'son corps. Georges Valois ! De Morès ! Rochefort ! Et Barrès ! Jacques Doriot ! Pierre Laval ! Socialisme national ! Ton Barreau d'Paris on te l'enfonce dans l'fion Nos sans-culotte baissent le string de la noblesse de robe. (etc)
Submitted by Pestilence — Apr 26, 2025
EXTREMIS FINIBUS VELLAVORUM ET ARVERNORUM Vie au grand air, près du ciel Et des aigles. Sang, Sol Sont les ailes sans lesquelles On ne prend notre envol. En ocre et gris Sur fond rouge Des squelettes rient Tancent et bougent. Festinamus ad mortem Desistamus peccare Mors venit. La mort est dans l'abbatiale Elle frappe comme un art martial. Après l'office des ténèbres, à quelques lieues de là : Procession nocturne où des Pénitents blancs Renversent des bancs Et réveillent l'au-delà. ¹¹ Faites un rond pour qu'on lance cette bourrée Aux airs de bacchanale : La goignade se danse bourré Jusqu'aux lueurs matinales Roses, pâles, chatoyantes et chromées Comme l'opale. Les dents noires de l'Auvergne Ont croqué ma tête romantique Oui ses Goths, ses Routiers, Ecorcheurs Et autres hommes antiques Ont planté leurs racines, comme des vergnes, Dans c'terreau plein d'fumier Qu'est mon âme nostalgique. Et loin d'elle, j'ai les larmes de Satan Lorsqu'il comprit que Dieu Aurait toujours l'dessus Et s'assit près du creux D'un immense ravin Pour chialer les trombes d'eau Qui firent le lac Pavin. De Montaigut à La Chaise-Dyable Des borde du Lot à la Limagne Nous sommes fils de la montagne ; Et, loin des puys, Nous sentant frères, Nous écoutons la voix du sang Et nous chantons d'un même accent Nos vieilles terres ».
Submitted by Iron_Wraith — Apr 26, 2025
Y a des qualités qu'on r'sauvera plus : le fascisme, l'arbitraire, la mauvaise foi... le picolage Cher Moi, Ici il neige à pierre fendre, au milieu des sapins hauts et drus comme des tours Eiffel, dans ce cul de basse fosse à la périphérie de la France périphérique. Où j'suis c'est l'Moyen-Âge, certains vieux ne veulent toujours pas de l'eau chaude et rôdent encore quelques voleurs de poules... Je m'y fais tellement chier que je m'écris une lettre à moi-même. Je comprends pourquoi La Chaise-Dieu - ou La Chasse-D'eau comme je l'appelle - était un lieu d'exil pour se débarrasser de ceux qui déplaisaient au roi et à l'Eglise, comme cet évêque là, Soanen, et le cardinal de Rohan aussi, qui disait de ces terres qu'elles sont des « lieux inhabitables pour des honnêtes gens ». C'était le bal hier, et dans la salle des fêtes aux forts relents de naphtaline : que des viocques... J'aurais cru voir la danse macabre de l'abbatiale d'à côté. Ici tu captes bien la marche molle et sûre de la race blanche vers le trou noir : vieille traînée d'foutre qui lentement s'éteint dans une chiotte turque... A un moment, une musique, démodée et mélancolique, m'a fait penser à « La fête triste » de Trisomie 21, ça jouait un truc comme : [air de synthétiseur] il fait si froid dans ce bagne Combien encore d'hivers Les vieilles gens des montagnes Me parleront-t-ils d'hier ?... Quand sabots et bourrées frappant comme le tonnerre Entre les chiens bâtards et les petits cochons grognons fouissant Dans un particulier mélange d'odeurs de fumier et de laitage On rassemblait cette grande famille qu'on appelait : Village ? Mais l'ami ! Si fatigué des singes de ta jungle de pierre Tu lorgnais Vers ce vaste cimetière de cimes et de terre N'oublie pas Souviens-toi du vide qu'on y respire Souviens-toi Des airs de thérémine dans le vent Rappelle-toi De ce bourg gelé où tout expire Et du domaine, qui s'éboule ou se vend Pour deux trois chiffres à peine, Des filles qui pour la ville Sont parties d'puis bien longtemps, Laissant la vie en Plan.
Submitted by Celtic Frost — Apr 26, 2025
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