Peste Noire
Album • 2006
This track is instrumental.
Dans une terre grasse et pleine d'escargots Je veux creuser moi-même une fosse profonde, Où je puisse à loisir étaler mes vieux os Et dormir dans l'oubli comme un requin dans l'onde. Je hais les testaments et je hais les tombeaux; Plutôt que d'implorer une larme du monde, Vivant, j'aimerais mieux inviter les corbeaux A saigner tous les bouts de ma carcasse immonde. O vers! noirs compagnons sans oreille et sans yeux, Voyez venir à vous un mort libre et joyeux; Philosophes viveurs, fils de la pourriture, A travers ma ruine allez donc sans remords, Et dites-moi s'il est encore quelque torture Pour ce vieux corps sans âme et mort parmi les morts!
Submitted by Grave666 — Apr 26, 2025
PRIMUS PSALMUS Diabolus vobiscum Et cum spiritu tuo! Gloria Patri, laus tibi Rex aeternae gloriae. Sathanas, confitebor tibi In todo corde meo, In concilio Deterrimorum Et congregatione. IMPRECATIO Christe, exortus sunt tenebrae... Deperiat regnum tuum! Generatio rectorum Exstinguetur. ALTER PSALMUS Domine stercoris, Vermis Dei, Pater omnipotens Laudamus te! Pleni cæli et terra Gloria tua... Laudate, pueri, Dominum!!!
Submitted by VladTheImpaler666 — Apr 26, 2025
Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis, Et que de l'horizon embrassant tout le cercle Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits; Quand la terre est changée en un cachot humide, Où l'espérance, comme une chauve-souris, S'en va battant les murs de son aile timide Et se cognant la tête à des plafonds pourris; Quand la pluie étalant ses immenses traînées D'une vaste prison imite les barreaux, Et qu'un peuple muet d'infâmes araignées Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux, Des cloches tout à coup sautent avec furie Et lancent vers le ciel un affreux hurlement, Ainsi que des esprits errants et sans patrie Qui se mettent à geindre opiniâtrement. Et de longs corbillards, sans tambours ni musique, Défilent lentement dans mon âme; l'espoir, Vaincu, pleure, et l'angoisse atroce, despotique, Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir. Et de longs corbillards, sans tambours ni musique, Défilent lentement dans mon âme; l'espoir, Vaincu, pleure...
[I. Feu] La foudre pleure son or, en de secs, fracas! Sur ma nuit détrônée par des soleils en transe. Claque un cataclysme flambant l'arborescence De mon corps inondé d'électriques ténias... Hurlez frénétiques Muses insufflez-moi Les flammées cataractes de la transcendance! [II. Cantique] "Là-bas, brûlante tombe Ta pluie de phalènes ensemençant De gemmes d'hécatombe Les contrées rougies baignées d'âcre encens. Pleure Nuit délétère De chaudes ondées d'incarnates cendres, Ensanglante l'éther D'essaims d'insectes aux fiévreux méandres! Sourde va t'en flétrir L'ivraie viciée, ferment d'inanité, Abreuver d'élixir Toxique le sein de l'humanité." FIN Blette flore de corps. Cloaque de chairs en putréfaction. Ventre lourd où s'endort, Un remous de plaies en décantation... Il faut noyer la peste Par la peste, qu'un acide expiatoire Issu des cieux infeste Nos citées dressées comme des crachoirs.
Submitted by NecroLord — Apr 26, 2025
"Il n'y pas d'autre enfer pour l'homme que la bêtise ou la méchanceté de ses semblables" Sade Vol-viol-rapt! Vol-viol-rapt de l'âme ! Vol du cœur du corps viol Vol rapt de vie raptus de mort Petit cerveau en éclats vole ! Vole Crever ses yeux de verre, au Père indigne ! Sans autre choix t'enamourer Du Seul ici qui nous fait signe. Tout cabossé fœtus désavoué... De l'Aversier fleur dépecée, Avec le don de vie: torche ton cul. Puis étouffe leurs rires Avec le papier-cul ! C'est ton tour de salir. L'inexistence du Sens, tu lui substiTUES Un fanatisme des sens qui traite en détritus L'apparat du Logos. L'univers frigide dans son immense fosse Te couvera en lui comme sa négation, Le miroir noir, la conscience homicide De tout ce qui est. Chantre séide de tout ce qui hait, Ecorché écorchant chancre de Dieu Incontinent rends Ce qu'ils t'ont donné ! Affamé reprends Ce qu'ils t'ont volé ! Entre perdre et se perdre, Opte pour te perdre en perdant les autres.
Submitted by johnmansley — Apr 26, 2025
Dueil angoisseus, rage desmesurée, Grief desespoir, plein de forsennement, Langour sansz fin et vie maleürée Pleine de plour, d'angoisse et de tourment, Cuer doloreux qui vit obscurement, Tenebreux corps sur le point de partir Ay, sanz cesser, continuellement; Et si ne puis ne garir ne morir.
Submitted by Grave666 — Apr 26, 2025
Fume à cor et à cri l'hivernale industrie D'abatage à la chaîne, après le soigneux tri, Des viandes déportées pour l'incinération. Psychose du Virus: sauvage Inquisition. D'étranges médecins ont campé hôpitaux A travers l'Europe pour gazer son fléau (Fantasmées bactéries d'un tribun névrosé Infectant les cerveaux de la masse extasiée). Abois, pogroms razzias! Assourdissant chaos! Vocifèrent les serfs de l'haute Gestapo: Les dandys de Satan aux lourds casques d'acier Entassent dans les trains d'éternels vacanciers. Solennels roulements de bottes, de tambours, Sous un ciel éclipsé par le magma des fours Crématoires, stryges à la puante haleine, Crachant vies en cendres dans l'enclos de la haine; Satanique opéra où de blonds troubadours Scandent à l'unisson "j'attendrai ton retour!" Baladant carcasses lacérées par les chiennes Des officiers spermant au fond des vespasiennes! Fume à cor et à cri l'hivernale industrie D'abatage à la chaîne, après le soigneux tri, Des viandes déportées pour l'incinération. Ici les malades ont pris la direction.
Submitted by Morgoth — Apr 26, 2025
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