Peste Noire
Album • 2015
Un jour peinard en Haute-Loire J’me touche la nouille en entendant les oies caqueter Et l’ronron du tracteur d’à côté Carburant jusqu’au soir. J’essuie mon foutre et j’allume la téloche Hum… ça pue la branlée : Des reufrés tentent de prendre l’Elysée Encerclés pire qu’au Colysée… Cuirassés, cagoulés et casqués ah ouais Ca va jouter Vers Paname tout d’un coup on s’élance Pour la dernière chance De r’voir not’ France qui se couche Rayonner juste après l’orage Du dernier putsch.
Submitted by BloodShrine — Apr 26, 2025
Trombes de bombes Dans les mégapoles: Nos pires chiens sortent de l'ombre Dynamiter la capitale Afin que croulent Vos tours de verre et de fer, Afin qu'elles roulent Dans un vacarme d'Enfer Sur leurs bâtisseurs même. Et vos troupeaux, et vos icônes, Et vos marchands ceints de couronnes, Qu'avec ils coulent Comme de la crème Donner à bouffer aux égouts ! Qu'ils nous offrent le gai ragoût De leur molle putréfaction... Ici Peste Noire la faction Contre le monde moderne: A coup de batte on guérira La technocrate. Au golden boy on percera La rate. Au sommet nous rétablirons L'Aristocrate. La République nous lui fendrons La chatte. A coup de batte on soignera Le ploutocrate. Aux spéculateurs on trouera La rate. Au sommet nous rétablirons L'Aristocrate. Démocratie nous te fendrons La chatte. J'ai le sang hooligan Et l'esprit élitiste Avec un canif ou une canne Je te rayerai de la liste. C'est le foutoir la métropole On vient de mettre de l'ordre un peu Ca fera se hisser Paupaul De voir ton gros tronc sur un pieu. Voici ma meute, voilà tes gars, Oui c'est l'émeute, voilà dégage On fait trop de dégâts...
Submitted by Grave666 — Apr 26, 2025
Europe t’es vieille t’es épuisée et t’es castrée Ta maladie Europe c’est l’intellectuel. Où sont passés tes berserkers et tes as très Prompts à percer la rate de ces blattes en duel ? Quand verra-t-on les jours heureux les jeux bandants ? Des lancés à la catapulte d’étudiants dans Des marres de pisse, de batraciens et d’excréments ? Qu’ils étudient le sexe avec les animaux rampants… Au Colysée les emmerdants racleurs de glotte Les phraseurs de la ****** ultra trop rigolote Coupons leurs sales horribles têtes de pécores Et faisons-nous des masques avec leurs visages morts. Croa ! Fait le crapeau séro’ pas beau qui suce ton corps J’crois Qu’c’est pour t’faire des trucs salaces et un peu gores alors Rent’chez ta mère à l’heure va lire avant qu’j’t’enfonce une Croix Inversée dans l’fion car des esprits nous nous défions… Big boss Satan dans cette vie puissions-nous juste Dominer Boire Chier **** Ô Domine ! Cracher notre Foutre Dans Leurs Ch’veux Gominés. Empaler Les Laids Sur leurs Ukulélés. Prend’la chatte D’leurs Chouettes Les faire Hululer. (Feat. Fabienne la chienne) Chanter du Noire Peste En train D’uriner. « Qui sont ces Noires Bestes ? » Crient Nos prisonniers. Ahou ! Ahou ! Ahou ! Ahou ! C’est jour de fête Ahou ! Pendant qu’tu têtes Ahou ! Tes côtes on pète A coup d’nunchaku. Ahou ! On est des reîtres Ahou ! Et sache qu’aux traîtres Ahou ! On coupe la tête Pour chier dans leur cou. Beuah. Mitrailleuse Reibel, Merco-Benz, Faites place à vos nouveaux seigneurs ! Même affreuses vos pucelles on les baise La tête dans un sanibroyeur. Ta villa et ta joie partent en braises Dès qu’on fout un pied dans ton coin On pue tell’ment que même du Febreze Efface pas notre odeur de chien.
Submitted by BloodShrine — Apr 26, 2025
1er acte : Dedans La poussière forme Un tapis de laine. J’ai pas trop la forme Et mauvaise haleine. Des bouteilles jonchent la cuisine Il fait -20 à l’extérieur Une température sarrasine A l’aune de ma glaciale humeur. Les poils qui me touchent De mes p’tits miauleurs Et l’eau de ma douche Sont ma seule chaleur Dans cette prison de conifères Où y a vraiment rien à faire Sinon se beurrer comme un soiffard Et composer ce genre de fanfares. Dans le Livradois Ô libre à toi De pas d’tailler les bras Et d’accepter les lois Du givre, du vide De l’abandon Du froid. 2ème acte : Dehors Peu-neus cloutés, droit dans l’siège J’trace à 130 Dans la neige. Des Milans Royaux Pour cortège Escortent d’en-haut Mon manège. Mort. Désolation. Morosité. Evocations Fantomatiques, problématiques Pour un cerveau Neurasthénique. Un squelette de bourg dont le cœur est une aître. Des volets fermés Aux fenêtres. La veuve d’un fermier - du village le seul être - Passe ôter son linge Obsolète. Mort. Désolation. Morosité. Evocations Fantomatiques, problématiques Pour un cerveau Neurasthénique. 3ème acte : La nuit Je t’ai prise pour une camarade Sœur Nature ! Vieille France ! Mais t’es trop crade… Tes Milans m’ont laissé en rade Emportant le jour avec eux ; Je tourne je glisse dans la nuit froide Cerné par tout ce qui est vieux Et dans ma sombre cavalcade J’entrevois l’Ennemi de Dieu. Mort. Désolation. Morosité. Evocations Fantomatiques, problématiques Pour un cerveau Neurasthénique. 4ème acte : Satan Retour à la bauge Seul Face à moi-même J’emplis mon auge De Walsheim Afin d’oublier Ces aprèms Aux tonalités Post-mortem. LE DIABLE EXISTE / LE LE DIABLE EXISTE. LE DIABLE EXISTE / OUI LE DIABLE EXISTE. LE DIABLE EXISTE / LE LE DIABLE EXISTE. LE DIABLE EXISTE / OUI LE DIABLE EXISTE. Il m’a donné le goût des choses tristes, Pour la boue le noir, les endroits sinistres, Et depuis que j’y vis cloué comme le Christ Change ces lieux d’art En kystes. LE DIABLE EXISTE / LE LE DIABLE EXISTE. LE DIABLE EXISTE / OUI LE DIABLE EXISTE. LE DIABLE EXISTE / LE LE DIABLE EXISTE. LE DIABLE EXISTE / OUI LE DIABLE EXISTE. LE DIABLE EXISTE / LE LE DIABLE EXISTE. LE DIABLE EXISTE / OUI LE DIABLE EXISTE. LE DIABLE EXISTE / LE LE DIABLE EXISTE. LE DIABLE EXISTE / OUI LE DIABLE EXISTE.
Submitted by Sexy Gargoyle — Apr 26, 2025
Il est 16h, tombe le soleil c’est l’heure Du Picon Jenlain-ambrée vermeille. J’pars en rodéo, cerveau cambré, J’allume ma stéréo, BM à fond toute la nuit j’veille… Toutes les nuits j’veille A la Chaise-Dyable. A la Chaise-Dyable L’air des cimes est une dope plus hardcore que l’plus fort des psychotropes. A la Chaise-Dyable Le souffle des forêts vient froid’ment se fourrer dans les faubourgs Et mugit comme un diable, rebondit contre l’abbaye – forteresse impénétrable – Où des moines insoumis et sauvages se vêtent comme des corbeaux Et ont des trognes toutes droit sorties du Moyen-Âge. En bas d’chez moi y a la vallée d’la Senouire. Les vieux m’demandent pourquoi je me suis installé ici. Je leur dis qu’j’aime les paysages. Ils me répondent : vous aimez les fantômes ? Plus tard à 23h j’entends le bruit d’un tracteur, je jette un œil par la fenêtre : c’est l’vieux qui laboure comme un reître Dans les vallons du non-être Et j’mesure à quel point ce solitaire, tous ces solitaires, doivent ployer sous le poids de tous ces soirs patibulaires. Je me souviens que juste derrière chez moi, la ferme vide est celle de deux suicidés et que l’aut’ voisin plus haut là, a racheté la ferme d’un pendu aussi. Et j’me mets à bader Songeant à tous ces villages dont l’cimetière est plus grand que l’village, et dont le monument aux morts a plus de noms que d’habitants. J’pense à ma vie ce roman noir écrit par un sado Où j’y vois clair comme dans un glory hole Puis j’ai des sueurs chaudes, un lumbago J’transpire des auréoles De larmes d’alcool. Je me souviens de la haine Quand j’étais fou, de quand j’vivais Et puis des nuits casadéennes Lorsque j’ai pris plus de plaisir à boire Qu’à baiser. Je voulais être survivaliste moi Mais comme la peine est ma reine J’aurai fini mouriraliste Un trou du cul blasé Dans un trou boisé… Quand j’suis arrivé là y’avait un Christ dans l’grenier Sur ma guitare jl’ai foutu Retourné. Je deviens dingue ou quoi, le croiras-tu ? Mais dans un bon français narquois Voilà que cette statue Me crie à tête-tue : « Allez, t’as tué personne Attends qu’ta fin sonne Cette vie c’était ton châtiment Et gentiment T’as purgé ta peine. Allez, t’as tué personne Que ton foie t’abandonne Cette vie t’a nargué comme une hyène Mais calmement T’as mangé ta haine. » Et calmement, j’ai mangé ma haine. Et calmement, J’AI MANGÉ MA HAINE.
Submitted by Dahmers Fridge — Apr 26, 2025
(Adaptation pesto-nègrienne du Tourdion : texte remanié ; musique de PESTE NOIRE) Quand je bois du vin Mon ami tout tourne Aussi désormais je bois la nuit le jour. Chantons et buvons, Mangeons et rions, A ce flacon faisons la guerre. Quand je bois du vin Ami la roue tourne Oui la peine ne m'étreint guère Et jaillit la joie D'Anjou et d'Arbois Celle qui au fond tous nous mettra Par terre. Quand je bois du vin Ami mon foie tourne Aussi ce flacon m'a déclaré la guerre Et jaillit ma gerbe Sur ta table en bois Celle que nettoiera-a-a-a Ta mère. Quand je bois du vin Ami la roue tourne Du temps où la France était belle... Je me souviens. C'était pas la... C'était pas la... C'était pas la... C'était... bien. Y'avait pas ces chiens, Ami la roue tourne, Vivement qu'ils retournent Dans leurs cages En train Enculer des chèvres Et des babouins Et les noyer de leurs jus Sidéens. Quand on boit du vin, Ami la roue tourne, On se souvient bien Du temps où nos frères Étaient fiers. Dans l'œil des snipers Ils n'avaient pas peur D'éclater leurs têtes Mais en fait C'était rien. Quand on boit du vin Ami la roue tourne On se souvient bien Du temps où nos frères Étaient fiers. Comme des seigneurs Ils n'avaient pas peur D'enquiller leurs têtes Même à sept Contre vingt.
Submitted by MetalElf — Apr 26, 2025
Dans ma nuit Tranchée trouble et puante semée de trous de loup où il pleut Des averses de herses, des giboulées d’boulets et d’ennuis Dans ma nuit où il pleut Ô ma mauvaise étoile De magenta et d’bleu T’es venue tisser ta toile Aux lueurs violettes et contrefaites Faites de demi-vie. Dans ma nuit Noire, perpétuelle, dense, Dans c’maudit Auditorium du Thor J’ai gouté ta danse Drogue d’or dure Dure comme ma future Dépendance. Dans nos nuits D’Frigolet L’abbaye Résonnait De nos païenneries Et la Neige fondit A la lueur de tes pièges De tes menteries. Psychiatrie… Nouvelle nuit Seuls amis : Des zo-tri Qui hurlent comme des nourrissons Comme des chansons qu’invitent A c’que vite tous Nous pourrissions… Psychiatrie Nouvelle nuit C’est ici Que tu m’as laissé Ben ouais ! Dans mes nuits, Dans ma nuit… Dans… ma vie. Dans ma nuit Ca fait bien Trente-et-un Ans qu’j’y suis Que j’y sue Que j’aime rien Que j’y suce Comme un chien L’os pourri Au goût d’Suze Vénéneux Bien amer Et dégueu Au goût d’merde De la mélancolie. C’est même pas d’ta faute Vieille pote Si dans vot’ vie d’chiotte J’suis comme une fausse note En délit d’fuite dans ma nuit labyrinthique Rattrapé par mon deuil génétique Cherchant ton jour sans GPS Mais comme toujours Flashé pour excès d’tristesse… Rangé sur l’bas-côté La tête éclatée Comme mon père en cane-bé Un sale été.
Submitted by Celtic Frost — Apr 26, 2025
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