Vestige
Posé sur cet autel de marbre, figée Dans la sagesse divine des siècles passés À regarder ce monde perdu s’embraser De ce regard de saphir pétrifié et gelé Ce corps suprême immaculé Que cette lumière d’azur nappe d’un drap éthéré Et cette peau superbe que l’on n’ose toucher Que parcourt ce sang bleu que lе ciel t’a donné Ces chiens infidèlеs avancent le visage masqué Par leur haine séculière placée sous un voile doré Ton père est tombé et ton royaume brisé Par ces spectres aveugles et manipulés Qui osent dire ton nom lorsqu’il faut ressasser Leur passé glorieux et leurs racines coupées Quand les faisceaux d’hélianthe touchent ta couronne dorée Sous la voûte céleste un sceptre jaillit du passé La lumière divine s’est mise enfin à briller Pour que s’illumine les gloires disparues du passé Tes pas se posent sur le marbre glacé Et sous chacun d’eux un lys se met à pousser Tu souffres des tourments infligés Ta haine grandit dans ton corps animé Ta couronne divine surgit sur ta chevelure argentée Ton trône abandonné depuis tant d’années Ces êtres abjectes à éradiquer Pour que ressurgissent ton nom et ton titre souillés Et que s’illuminent les gloires du passé
Submitted by Iron_Wraith — Jun 15, 2026
Ces murs fatigués, gonflés, imbibés De ce vestige qui résiste avec peine Ils ne pensent qu'à pleurer La voûte de verre au squelette rouillé Se reflète dans ces flaques de sel Et continuent de ramper La bonde a lâché sous la pression des premiers Qui ont ouvert les vannes et se plaignent Lеur morale d'esclave qui lеs éprouve Les étouffe et les noie dans leur fiel Gémir Souffrir Ces grilles ouvragées, rongées, immergées Qui jadis protégeaient de la haine La pudeur envolée Les lanternes figées aux flammes asphyxiées Qui se fatiguent et s'éteignent Sous le souffle infligé Mon souffle s'épuise et meurt inondé par ces êtres Toujours plus nombreux qui gémissent sans cesse Ils pleurent, et se répandent sans gêne Et crachent leurs sel, sans peine, sans peine Autour de moi les victimes gonflées Innocentes, au dos fatigué Par le poids des années Des années Des années Dressé, droit et fier Ne jamais se laisser emporter Maintenir émergé Le souvenir de ce sanctuaire décimé Reconstruire la cité, pour que la pudeur et la décence reviennent Que notre fierté explose à la face des ces victime éternelles Qui ne cessent de nous noyer dans leurs larmes de haine Qui ne cessent de nous noyer dans leurs larmes de peine
Submitted by Iron_Wraith — Jun 15, 2026
Sirènes misérables au chant lugubre et possédé Les plumes de leurs ailes garnies de la chair d'hommes échoués Punies par leurs pères d'avoir trahi la Femme aimée Par leurs voix funestes, elles servent le Mal incarné La haine, la peur, la peine au cœur Coquille vidée, souvenir oublié Manipulée, la voix possédée Victimes adoubées Inquisition contrôlée Les flûtes diaboliques et leurs lyres qui crachent leur haine Leurs sérénades mystiques qui possèdent les hommes et les entraînent Sur des rivages lointains où la mort les emmène Aveugles aux pièges tendus par leurs maîtres Qui les méprisent, les séduisent et les engrainent Elles chantent leurs complaintes et tous y croient sans peine Leurs rancœur, leurs pleurs et leur peine Brisent les fondations de remparts assiégés Sous le regard de tyrans hilares aux âmes dégénérées Aux âmes dégénérées
Submitted by Iron_Wraith — Jun 15, 2026
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L'orage nous éclaire, le crépuscule, mes doutes et moi-même Dans mon corps c'est l'extase exquise face au monstre qui s'amène Cette puissance m'écrase sans me voir et elle triomphe sans peine Et je plie sous le poids de cette force souveraine qui m'achève Mes joues trempées de cеs pleurs que mes yеux ont lâchés Le sel sur mes lèvres me rappelle que mon âme est lassée L'orage nous éclaire, le crépuscule, mes doutes et moi même Dans mon corps c'est l'extase exquise face au monstre qui s'amène Cette puissance m'écrase sans me voir, et elle triomphe sans peine Et je plie sous le poids de cette force souveraine qui m'achève Toute la vie c'est le poids du monde sur l'échine qui m'abaisse A ramper comme un homme que la Mort de ces yeux inertes fixe à peine "Ne jamais ressentir la puissance de mon âme Qui fait vibrer ce corps vidé qui me traîne Comme on traîne sa haine Et cette mue rigide desséchée, qui m'entrave et qui fige mes membres qui s'éteignent Que je souhaite quitter Pour que l'être divin se réveille" Un vertige enivrant et soudain me pénètre Qui avance et s'élève comme ce souffle qui explose Un cri de rage sort de mon corps et mes bras se contractent et défient ce titan qui se déchaîne L'écume des vagues détruit la surface de cette peine Et blanchit les flancs de la falaise de honte qui tombe à mes pieds L'énergie se libère et mes membres se mettent à trembler Cet amas de nuages qui craque face à moi me réveille
Submitted by Iron_Wraith — Jun 15, 2026
Le poids de la peur t'écrase Le temps s'étire et s'efface Dans ton corps un frisson s'échappe Face au danger qui t'effraie La Lune éclaire l'impasse De ta vie, et tu fais face A cette ombre qui te menace Et qui ose te défier La tête encore baissée, la honte et le doute à son apogée Les corps de victimеs entassés, vision de ton sort à tes piеds La haine éclate Et la peur s'efface dans ton âme Le cœur s'embrase Et c'est le clash qui approche Tes poings s'écrasent Et tu le toises comme un homme Le doute s'installe Et ta rage explose Les freins se retirent et ta souveraineté est suprême Ta Joie déborde Dans ses yeux, la peur s'invite et pénètre Les cages de pathos et les entraves de regards appuyés Le poids du progrès et d'un monde à l'âme périmée Prison habile où rien ne peut être exhalé Coupé du divin pour à jamais te faner Dans ces mains aux sillons engorgés par la sève vitale animée La rage de l'homme explose Tu défends enfin ce que tu es, un être souverain à l'âme enivrée Par la puissance divine depuis longtemps entravée Depuis longtemps entravée Les cages de pathos et les entraves de regards appuyés Le poids du progrès et d'un monde à l'âme périmée Prison habile où rien ne peut être exhalé Coupé du divin pour à jamais te faner
Submitted by Iron_Wraith — Jun 15, 2026
Frimas rigide, colosse immonde d'acier Aux goules livides, aux visages émaciés Faix sans limite pour des hères encore embrassés Par la vision du beau séculaire et sacré J'exècre cette masse, aux formes absurdes, insensées Ces chimères futiles, armées sans âmes, enragées J'abhorre ce golem, où rien ne peut être effacé Qui détruit l'essencе et atrophie la penséе J'exècre J'abhorre Ces êtres Leurs corps Mon cœur explose à la vision de mers enragées Ou pour ces vagues de jades sous le nacre d'alcôves consacrées Les airains résonnent pour ces pleines à peine ombragées Et pour ce dôme laiteux parfois à peine azuré Mais ce vertige amer Pris dans ces griffes aux serres ébréchées Où la volupté étouffe, où les corps Sont broyés Sans limite, ces colosses sont invoqués Pour détruire l'homme, le vider, l'empiler à jamais J'exècre J'abhorre Leurs peines Leurs sorts Souvenir d'Éden Vestige de l'Homme L'esprit s'égrène Et puis la mort
Submitted by Iron_Wraith — Jun 15, 2026