Sous l'oeil fermé des paradis
Tes citadelles de marbre sont si froides Ton fantasme suprême transpire la mort Et sont pour moi comparables à un mauvais scénar Ou les pâles arrogants s'avilissent encore Y' aucune chance pour que toi et tes lascars Continuent à piller cet art qu'on appelle noir Tête haute, bras tendu : nique ta famille Pluie diluvienne, viens rincer cette terra assoifée Sapin tranchant, cisaille le ciel trop bleu! Jamais nous n'aurons un été brûlant sans un hiver glacial Et les plaies qu'on se fait en chemin seront notre armure Le jour où les bourgeons s'ouvriront Tu verras l'étendard de ta légion Flamber entre les mains de nos frères assemblés Autour des ruines de ta cité rêvée Encore un effort les braves Et un dernier sabotage Pour qu'on enterre enfin les restes pourris du Reich Mange tes morts! Brûle, Thulé!
Submitted by Warbringer — Jul 02, 2026
Quand le lierre rampant s'accroche Aux pierres usées qui faiblissent Et les mains ridées par l'âge Tirent les draps naphtalins L'intenable chanson des cloches Serre les bords de ton iris Comme un cri vers les nuages Dans la nuit d'un ravin Les oiseaux dans la vallée Volent encore d'une aile agile Et l'oriflamme de nos adieux Claque au vent du Nord J'aperçois dans ton regard La pâleur dеs jours qu'on oublie Et sans lâcher des yеux l'hologramme Sors un couteau d'or Le soleil frappant midi Au ciel blanc d'une heure ancienne Rien ne restera de nos rêves Que des herbes folles Avant l'orage, les bestiaux des campagnes Piétinent le sol et s'alertent en vain Flairant les charges incendiaires qui s'éveillent Au creux des arbres et des nids célestes! Brandis la torche à travers les boyaux Aux parois rêches du tunnel sans fin Ni les fantoches ni le bruit sourd des regrets Ne feront vaciller ta flamme Nous les hommes-chiens, vous, béotiens Nos caravansérails valent bien vos soupir Les marcheurs de la nuit nettoient vos souillures Et lorsque tout s'éteint, le masque des stupeurs Porté par un fiévreux malade aux dents pourries Se meut dans la lumière blafarde des bougies Allumées en mémoire des pauvres au yeux éteints! "C'est enfin que dans leurs prunelles Rit et pleure - fastidieux L'amour des choses éternelles Des vieux morts et des anciens dieux! Donc, allez, vagabonds sans trêve Errez, funestes et maudits Le long des gouffres et des grèves Sous l'œil fermé des paradis!" Nous les hommes-chiens, vous, béotiens Nos errances angoissées valent bien vos sourires Et les marchandes de nuit essuient vos coulures Théâtre de fortune au cœur des bois malins La voix des oubliés murmure un conte éculé Narrant l'amour perdu et les os qui s'ajoutent Alors que la douleur s'en vient
Submitted by Warbringer — Jul 02, 2026
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