Nocturnal Depression
Album • 2015
Each night I dream about my own death and yours
Submitted by Morgoth — Nov 11, 2025
Souvent sur la montagne, à l'ombre du vieux chêne, Au coucher du soleil, tristement je m'assieds ; Je promène au hasard mes regards sur la plaine, Dont le tableau changeant se déroule à mes pieds. Ici gronde le fleuve aux vagues écumantes ; Il serpente, et s'enfonce en un lointain obscur ; Là le lac immobile étend ses eaux dormantes Où l'étoile du soir se lève dans l'azur. Au sommet de ces monts couronnés de bois sombres, Le crépuscule encor jette un dernier rayon ; Et le char vaporeux de la reine des ombres Monte, et blanchit déjà les bords de l'horizon. Cependant, s'élançant de la flèche gothique, Un son religieux se répand dans les airs : Le voyageur s'arrête, et la cloche rustique Aux derniers bruits du jour mêle de saints concerts. Mais à ces doux tableaux mon âme indifférente N'éprouve devant eux ni charme ni transports ; Je contemple la terre ainsi qu'une ombre errante Le soleil des vivants n'échauffe plus les morts. Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie : Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !
Submitted by NecroLord — Apr 26, 2025
Un vent souleve les epaves De mon esprit ahuri Et mes pensees deviennent esclaves D’une soudaine melancolie Comme un espoir qu’on avilit Comme une plainte, comme un bruit Qui me transperce, m’etourdie Qui me renverse et m’envahit Je bois le flot de mes envies Puis les recrache, les vomis Sur le cimetiere ou je languis Comme un cadavre sans logis J’abrege l’enfer de ma vie Ce soir encore, cette nuit J’entends toujours cette melodie Comme une sirene en furie J’ecoute encore la litanie De mon silence et mon ennui Je sens les blessures de mon corps Qui se propagent comme une onde Autour de moi comme une ronde Toujours plus fort… Elle est ma mort, elle est ma vie Fait mon plaisir et mon ennui Elle me reclame, elle me poursuit Comme une femme qu’on trahie Elle me condamne et me ravi Brule mon ame, mon elegie Verse une larme, o mon ami Sur le drame de ma vie: Je me condamne a l’acedie Je la chante comme je la crie Mon elegie
Submitted by The Void — Apr 26, 2025
Sous le ciel pluvieux noye de brumes sales Devant l’Ocean bleme, assis sur un ilot Seul, loin de tout, je songe au clapotis du flot Dans le concert hurlant des mourantes rafales Criniere echevelee ainsi que des cavales Les vagues se tordant arrivent au galop Et croulent a mes pieds avec de longs sanglots Qu’emporte la tourmente aux haleines brutales Partout le grand ciel gris, le brouillard et la mer Rien que l’affolement des vents balayant l’air Plus d’heures, plus d’humains, et solitaire, morne Je reste la, perdu dans l’horizon lointain, Et songe que l’Espace est sans borne, sans borne, Et que le Temps n’aura jamais... jamais de fin
Submitted by Nargaroth — Apr 26, 2025
Un immense désespoir Noir M’atteint Désormais, je ne pourrais M’égayer au rose et frais Matin. Et je tombe dans un trou Fou, Pourquoi Tout ce que j’ai fait d’efforts Dans l’Idéal m’a mis hors La Loi ? Satan, lorsque tu tombas Bas, Au moins Tu payais tes voeux cruels, Ton crime avait d’immortels Témoins. Moi, je n’ai jamais troublé, Blé, L’espoir Que tu donnes aux semeurs Cependant, puni, je meurs Ce soir. J’ai fait à quelque animal Mal Avec Une badine en chemin, Il se vengera demain Du bec. Il me crèvera les yeux Mieux Que vous Avec l’épingle à chapeau Femmes, au contact de peau Si doux.
Submitted by NecroLord — Apr 26, 2025
Lorsque tu dormiras, ma belle ténébreuse, Au fond d'un monument construit en marbre noir, Et lorsque tu n'auras pour alcôve et manoir Qu'un caveau pluvieux et qu'une fosse creuse; Quand la pierre, opprimant ta poitrine peureuse Et tes flancs qu'assouplit un charmant nonchaloir, Empêchera ton coeur de battre et de vouloir, Et tes pieds de courir leur course aventureuse, Le tombeau, confident de mon rêve infini (Car le tombeau toujours comprendra le poète), Durant ces grandes nuits d'où le somme est banni, Te dira: "Que vous sert, courtisane imparfaite, De n'avoir pas connu ce que pleurent les morts?" Et le ver rongera ta peau comme un remords.
Submitted by Morgoth — Apr 26, 2025
J'ai plus de souvenirs que si j'avais mille ans un gros meuble à tiroirs encombré de bilans cache moins de secrets que mon triste cerveau c'est une pyramide, un immense caveau qui contient plus de morts que la fosse commune je suis un cimetière abhorré de la lune, où comme des remords se traînent de longs vers qui s'acharnent toujours sur mes morts les plus chers je suis un vieux boudoir plein des roses fanées où gît tout un fouillis de modes surannées rien n'égale en longueur les boiteuses journées quand sous les lourds flacons des neigeuses années l'ennui fruit de la morne incuriosité prend les proportions de l'immortalité désormais tu n'es plus ô matière vivante oublié sur la carte et dont l'humeur farouche ne chante qu'aux rayons du soleil qui se couche
Submitted by Infernal Flame — Apr 26, 2025
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