La seigneurie des loups
Plafond noir et distant D'un ciel menaçant Des astres nordiques Et des étoiles sadiques Bien en-dessous de ce voile céleste Dans un pays sylvestre Dort un sinistre village Qui cache mal son cachot Une prison, un sombre château Ni de Ramsay ou de Corribeau Qui à Lévis, l'ont pendit court Dans la cage de fer du carrefour Les longues nuits sous ce chapiteau Où croassent des légions de corbeaux Sont comme des années en enfer Croix de feu croix de fer... Lorsqu'on entend siffler dans la plaine Le flûtiste aux portes du matin C'est le sinistre diable et sa chorale de lutins Qui entonnent le chant funèbre des condamnés Vengeance !! {Sachez que sous ces cendres encore fumantes dort un brasier infernal prêt à se déchaîner} Lentement en silence Les nuages gris, un ciel de suie s'installent Flottant en silence Des flocons noirs tels des couteaux de cristals Recouvrant en silence Le sang et les morts comme un mauvais sort Endormant en silence L'esprit des hommes et des forêts du nord Allons au combat mes frères Pour l'honneur de nos pères Vite déterrons la hache de guerre Qui dormait six pieds sous cette terre Et bâtissons des cimetières Sur ce paysage d'hiver
Submitted by The Void — Jun 21, 2026
Le folklore de mon pays C’est le sang de ma vie La culture d’hommes forts et fiers Venu de l’Ancienne -France austère O ancien et honorable folklore québécois Au temps de mes ancêtres A l’époque des défricheurs, des seigneurs et des trappeurs Vous verriez nos vieux violoneux taper du pied et chanter Tous l’été i fêtaient fort, et puit l’automne, i r’partaient bûcher dans l’nord Ils courraient bois et montagnes, suivaient rivières et campagnes De Gaspé a Matane de Trois-Rivière a Natashquan Epie du loup, du r’nard et d’l’alouette Rattrapé par l’hiver, au chaud prêt du poêle, i craignaient ni froid ni vent Puis vint la corde et le gibet La guerre avec les anglais Les rebellions contre l’empire De grands hommes furent exécutes Pour avoir osée se lever pour nous libérer Depuis lors, notre langue est bâillonnée Et mon pays sacrifié Mais, jamais je n’oublierai Et je me battrai pour me venger Car je suis un fils de la liberté
Submitted by The Void — Jun 21, 2026
Plus haut que nos sanglots montaient leurs chants de fête. Las de souffrir, le peuple enfin leva la tête ; Il regarda le ciel dans un suprême espoir, Et jaloux de son droit, dans la peur de déchoir, Il tira du fourreau les éclairs de son glaive.
Submitted by The Void — Jun 21, 2026
Loin des hommes près des bêtes Dans une nature morte remplie d'êtres Soumis à d'étranges maîtres Là se cache le fléau Quand tombe le crépuscule Quand haute est la lune Et le grand duc hulule les brumes Les branches craquent et l'hermite se cache Loin des limites des villages Au-delà des forêts de sapinages Là où les étoiles frôlent les rivières Guident les morts sans cimetière Là rôde le seigneur fantôme blanc Le froid glace son spectre terrifiant Voyageant sur les dos des sept vents Prêt à s'abattre sur le monde des vivants Là-haut venant des montagnes Des échos de rugissements Faisant frémir les sapins blancs Là où souffle l'hiver éternellement... La bataille peut commencer Vient avec moi dans le massacre Quand surgissent les pires tempêtes de neige Sur nos coeurs comme sur un frimas glacé Sur nos peurs comme de l'acier trempé Ainsi la terre va trembler Court les bois, court le loup Croix de fer, Croix de clous A coups de masses et de haches Sur les pentures de l'âme Alors l'instinct prend les armes Servant la peur on devient chasseur On voit l'éternité et sa grandeur Se lever dans toute sa splendeur Lorsque la lune se met à saigner N'entends-tu pas les loups t'appeler Venant des forêts ombragées Le grand maître est en train de se lever Alors la neige devient noirceur Le sorcier sort vainqueur De sa tanière d'hermite Pour poursuivre son terrible rite Etat de transe de Kundera Son aigle m'attrape de ses serres J'entends le chant de mes frères Un cillement qui grince mes fenêtres Des yeux verts me fixent du dehors Le sombre fantôme du nord Le loup-garou de St-supplice A trouvé chez moi un hospice C'est le chemin du diable C'est une route pavée d'or Donnez-moi aujourd'hui cette offrande sacrée Car oui je suis ensorcelé
Submitted by The Void — Jun 21, 2026
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