Les Discrets
Album • 2010
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Un jour je me réveillerai, les yeux noirs couleur bitume Et je pleurerai des larmes de goudron Les poumons noirs Le cœur engourdi comme un oiseau loin de son nid L'air pur me manque, le bruit des gens autour m'angoisse La ville s'immisce peu à peu dans ce corps maigre qu'est le mien Obstruant ainsi mes rêveries joyeuses d'un idéal qui s'éteint D'un idéal qui s'éteint (Naa na na na naa) Sais-tu de quoi j'ai envie? De partir vivre dans les montagnes, entouré de hauts sapins Je m'allongerai sur la mousse Sentirai l'odeur des champignons, des fleurs et de la terre humide
Submitted by Corpse Grinder — Feb 23, 2026
J'ai toujours connu cet olivier Petit, robuste et tellement beau Mais un jour il fléchira Ses feuilles vertes resteront au sol Puis petit à petit, disparaitront sous la terre C'est peut-être tant mieux pour lui Et qui sait? Il aura certainement repoussé ailleurs Aussi longtemps que je vivrai J'arroserai d'eau et de pleurs Le souvenir de celui qui sans le savoir Est l'arbre que j'ai le plus admiré Au nouveau printemps Il n'aura plus de feuilles Ni celui là, ni aucun autre Je voudrais qu'il soit éternel, cet olivier
Submitted by VladTheImpaler666 — Feb 23, 2026
J'ai rêvé de grands paysages verts et d'un soleil perçant les nuages D'une eau pure et étincelante, de l'odeur des bois et de la terre Chaque hiver, j'espère qu'en disparaissant La neige me dévoilera ton vrai visage Vois-tu ces blocs gris ? Ce sont les nouveaux rochers Il n'y pousse pas de mousse Vois-tu ces grands bâtons droits ? Ce sont les nouveaux arbres Vois-tu ces grands bâtons droits ? Ce sont leurs nouvelles armes Chaque hiver, j'espère qu'en disparaissant La neige me dévoilera ton vrai visage
Submitted by VladTheImpaler666 — Feb 23, 2026
Sur les quais, sur les quais elle rêve Sur les quais, sur les quais elle les attend Dans les flots c’est elle qu’elle voit Le fleuve l’emporte loin, loin Dans les flots c’est elle qu’elle voit Le fleuve l’emporte loin, loin Pourquoi elle doit attendre? Attendre dans la lumière Elle s’efface, elle met les masques Elle s’efface, elle met les masques Sur les quais Sur les quais Dans les flots c’est elle qu’elle voit Le fleuve l’emporte loin, loin Dans les flots c’est elle qu’elle voit Le fleuve l’emporte loin, loin Ça défile et ça brise Baisée par la vie Elle se nourrit de la ville Dans la nuit vide
Submitted by VladTheImpaler666 — Feb 23, 2026
La nuit, la pluie Un ciel blafard que déchiquette De flèches et de tours à jour la silhouette D'une ville gothique éteinte au lointain gris D'une ville gothique éteinte au lointain gris La plaine, un gibet plein de pendus rabougris Secoués par le bec avide des corneilles Et dansant dans l'air noir des gigues nonpareilles Tandis que leurs pieds sont la pâture des loups Quelques buissons d'épine épars, et quelques houx Dressant l'horreur de leur feuillage à droite, à gauche Sur le fuligineux fouillis d'un fond d'ébauche Et puis, autour de trois livides prisonniers qui vont pieds nus Un gros de hauts pertuisaniers en marche, et leurs fers droits Comme des fers de herse Luisent à contresens Des lances de l'averse
Submitted by VladTheImpaler666 — Feb 23, 2026
Je ne crois pas décidément que nous ferons ce voyage Au delà de ces ciels lumineux de plus en plus clairs Protégés, inaccessibles à l’ombre Je nous vois mal en âmes errantes à jamais Prétendant à un paradis invisible, lui aussi, par excès de lumière A fouiller dans les vieux souvenirs, on s’interdit l’éternité Le corps se courbe, lentement comme l’espoir fane On ne voit plus que les marques du temps qui nous rapprochent De notre tombeau latent
Submitted by VladTheImpaler666 — Feb 23, 2026
Les sanglots longs Des violons de l’automne Blesset mon cœur d’une langueur monotone Tout suffocant et blême, quand sonne l’heure Je me souviens des jours anciens Et je pleure Je me souviens des jours anciens Et je pleure Je me souviens des jours anciens Et je pleure Et je m’en vais au vent mauvais Qui m’emporte deçà, delà Et je m’en vais au vent mauvais Pareil à la feuille morte
Submitted by VladTheImpaler666 — Feb 23, 2026
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Nous avons donc fait ce voyage Un après-midi d’automne Nous caressons des pieds la cime des montagnes Et dormons l’un près de l’autre, main dans la main Je souris désormais Aux ciels gris de septembre Et flotte dans l’infini D’une matinée d’hiver
Submitted by VladTheImpaler666 — Feb 23, 2026
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