La liberté guidant le fer
Je suis comme je le peux Viens là que je te serre Dans mes bras marqués par Dame Silence Est-ce parce que tu mouilles que tu glisses? Je me vois obligé de planter les griffes Mais plus je serre, plus tes tentacules m'étranglent Nous voilà maintenant mon frère et moi En pèlerinage dans le néant Entre les morts et les presque morts Les neurones sautent à chaque gorgée Mais qu'importe Quand chaque soir on danse avec Dame Silence Nous sommes les frères du soleil gelé Dame Silence Nous sommes les frères de la mer hypnotisée Dame Silence On te rentre dedans pour un peu de réconfort Dame Silence Et nous nous emboîtons comme des poupées russes Dame Silence C'est le désaccord complet Les cordes scient nos doigts La chair est figée Dans nos assiettes pleines de cendres Dame Silence, viens-nous en aide Aspire ma sève en perdition Fais toi gonfler les entrailles Et transmet ma voix
Submitted by SerpentEve — Jun 16, 2026
Au pays de la médiocrité Des gens de la grisaille Un ballet de bulles au goulot Autant de notes à cette ethylophonie Là où nous sommes les rois Nous assomment air et houle Alliés pour descendre Même les abonnés À un automne permanent Monarques de l'attente Dans un humour forcé Comme des charognards En manque de vivant Par l’album de la pluie Et ce son de vérité Aimeraient créer l'oragе Balayant leurs tourments Mais où cuver еn paix Sans toit pour s'abriter? Où déverser sa vase mentale Sans l’irréalisme des chants? Là où nous sommes les rois Sommes aussi condamnés Car y gronde la révolte Par litres pétillants
Submitted by SerpentEve — Jun 16, 2026
Un mètre quatre-vingt d'acier rouillé Exécutent des va-et-viens Dans l'incubateur de la vierge La liberté, guidant le fer Venge tous les dissidents Marche au son des trompettes Pour une guerre légitime Salive inflammable, porte notre rage! Enfonçons la gueule des moines À s'en briser les phalanges À s'en faire claquer lеs dents En dépucelant les nonnеs Je donne la main à la faucheuse Ce petit bout de fille déjà dangereux Elle en veut au monde entier Rêve d'ordre et de gaité Mais elle naquit dans un monde obscur Où le criminel est vénéré Elle deviendra liberté Comme je t'aime, comme je t'aime Je rêve du jour où, bouillonnants On explosera à chaque agression Les vêtements cachant nos lames Nous ne serons plus des poupées Mais des grenades Je pense à demain où, impatient Je promènerai liberté dans la nef L'oriflamme à figure d'ange Fillette, puisse-tu nous inspirer Et si l'on parvient à nous enfermer Je pourrais toujours te redessiner Une craie, un charbon Ou même mon sang Pour entretenir ma fécondité Je suis ma propre nourriture Tu es ma raison d'être Guide le fer à travers ce qui remue Ce qui pue la sueur, la galle de la communauté La mort dans l'âme Fais couler cette chair infectieuse En direction des égouts Que survoleront Précédées des scintillements Les lucioles de mes rêves Guide le fer à travers chaque nuisance Sonore ou visuelle, profonde ou superficielle Et enseigne-moi comment détruire de façon optimale Je sais déjà sourire quand j'ai mal Alors ne perdons plus de temps Liberté, conduits-moi, moi et mes enfants
Submitted by SerpentEve — Jun 16, 2026
Ruisselant mais desséché Parcourant les plis de la ville Je perds mon temps Voici le chant de la vieillesse De la nostalgie, de l'oubli Et ma matière grise Me joue des tours Et mes souvenirs meurent Noyés dans l'illusion Je subis l'érosion D'une pluie incessante Est-ce mon corps? Pour combien de temps encore? Je veux dormir, je veux m'enfoncer Dans dеs plumes d'ange Oh je vеux m'y noyer! Prenez soin de mes toiles De ma terre natale Vous me verrez dans mes enfants La dynastie des chants de Nihil Mon doux microbe Ne me gaspille pas Dans mon ascension Je vais vers l'absolue pureté! La clarté de la pluie Me lave de toute envie Mon dernier repas Entouré d'étoiles ailées Je lève mon verre et crie Je veux dormir, je veux m'enfoncer Dans des plumes d'ange Oh je veux m'y noyer! Prenez soin de mes toiles De ma terre natale Vous me verrez dans mes enfants La dynastie des chants de Nihil
Submitted by SerpentEve — Jun 16, 2026
Ma politique est harmonie Elle scintille et fait mauvais genre Silencieuse, que je l'entende Et de l'âme lui rende le génie Concernant son antithèse Ma politique, ne vous déplaise Est d'en jouer comme d'un hochet Pour communiquer avec un nouveau-niais Je ne suis pas de ceux Qui de ce jeu ne sont Quand l'optique interdite D'un verdict change en cons Ma politique prend des initiatives A des tendances hyperactives Élitiste, mais l'amie des bêtes Ma politique s'appelle Juliette! La première marche résumera mon propos réformiste Nous unifierons les sœurs de l'extrême émotion, à jamais! La première marche résumera mon propos réformiste Elle portera l'édifice du mouvement humble et vengeur! Fouettés par la pluie, bercés par l'alcool Tout est jaune ici quand la nuit nous isole Manifeste à la vie ton insultatne ivresse Car demain sera gris, le gris de la paresse
Submitted by SerpentEve — Jun 16, 2026
Traînant ma carcasse au milieu d'une prairie L’herbe cotonneuse glisse entre mes orteils J'aimerais y voir clair mais demeure étourdi Par l'assault aérien d’un escadron d'abeilles J'ai déjà les couleurs malgré qu'il fasse nuit Et cette épaisse pluie a goût de caramel Mortelle errance sur cette plaine infinie! Pas d'issue mais au loin, cette lueur m'appеlle Soudain ma vue reviеnt, je vois ce qui m'attend Quand vient se joindre un son à la brillante force D'une armée de fauves conduite par un gosse Gémit une tigresse excitée par le vent Ce tropeau déferlant, aux iris éclatants Dévaste sous son pas par mille feux féroces! Il souffle mes habits, décolle les écorces Galope autour de moi en défiant le temps Encerclé par ces bêtes éructant des sulfures Je révère l’enfant qui ricane haut et fort D’une langue féline accepte un baiser pur Qui m'invite à grimper dans le carrosse en or Le cortège manœuvre et trace à vive allure D’un battement de cil nous sommes à bon port Ma reine aime ta voix au bord de la rupture Susurre le gaillard dont s'efface le corps Soudain les portes s'ouvrent et s'échappe un nuage Qui me pousse à l’orgasme en caressant mes flancs De sa truffe humide me hâte un gros chat blanc Jusque devant la reine aux pupilles sauvages Tes chants secouent mes murs, causant de grands dommages En légat général je te voudrais pourtant Pour instaurer chez toi un régime puissant Qui répandrait mon art d'un brûlant nettoyage Quelques années plus tard la foule est devant moi Les rues sont dévastées, j'admire le brasier Surplombé d'un ciel rouge, à mon tour de parier Sur un peuple de fauves en leur montrant la voie Siégeant à mes côtés, mes frères d'autrefois Et mes trois nymphomanes à peine libérées Quand à la jeune reine errant dans mes pensées Fut-elle réelle ou non, j'appliquerai sa loi
Submitted by SerpentEve — Jun 16, 2026
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