Autophagie
Les mots Perdus Les mots Sont loin Comment les toucher? Nous irons vers leur histoire Et nous irons les retrouver Où sont-ils cachés? Loin Corps Étendus Ramassés Écrasés Comme le vent au-dessus, jamais franc Nous avons profité Nous avons vécu Nous avons laissé Nous avons appris Nous avons tout Nous avons construit Nous avons détruit Puis nous avons fui Quand les corps seront là pour toi Quand les corps seront là pour lui Quand le temps donnera son âme Donnera son âme Nous reviendrons Éparpillés Souillés Jamais loin Nous sommes rien Nous sommes rien Nous rêvons Comme le jour où nous avons perdu Comme les jours lorsque nous chantions Comme le jour où j'ai pensé à ton bien Comme le jour, écrasé par les liens Sans retour, filé comme un drain Nous avons frôlé tout ce qui nous habitait Nous allons loin, éparpillés, tous éclatés Tous brûlés Tout brûlé Comme un bien Comme rien Nous avons cru reconnaître Nous avons cru avec nos sens Nous avons cru reconnaître Nous avons cru pour un temps Rien Rien
Submitted by Iron_Wraith — Jun 06, 2026
Ils sont là, non loin des remparts Chaque instant renifle le vide Les images se font ralentir Tous les sorts enivrent les morts Des soleils partout dans le ciel Des soleils qui raclent les yeux Un sommeil entame leur fin Les soleils leur crèvent les yeux Jamais ils ne reviendront Jamais ils ne pourront vieillir La lumière traverse leurs corps Et les terres imprègnent leurs chairs Ils enterrent tout ce qui est cher Et emmerrent tout ce qui les traîne Alarmés par tous les sons Effarés encore et encore Accablés par tout ce qu'ils voient Dévastés par tout ce qu'ils prennent Ils reviennent de loin Sans rien Flottant corps et âmes Ils sont arrachés Arrachés Plus rien dans les corps Les temps ne sont plus là Les temps ne sont plus là Les temps ne sont plus là Les temps ne sont plus là Les temps ne sont plus là
Submitted by Iron_Wraith — Jun 06, 2026
Allez, allez Recommencez, recommencez Sans rien voir Depuis les temps ont disparu Dans le vide Sans réservoir Au désespoir Faut-il? Sans jamais croire Sans jamais voir Tout, tout ne sera jamais reconstruit Allez avance! Les reflets cognent dans les yeux Partant le cœur au ventre Les nuages glissent au ras du sol Les formes épousent Les formes épousent les contours Les cloches sonnent, avec ça les sirènes hurlent A chacun son espoir A chacun son espoir Des enfants rient, des enfants jouent Des femmes brillent Et les hommes Le temps défile, dessine chaque histoire Le temps s'étire, déchire, sature les mémoires De l'intérieur, ils sont remplis de la chaleur Les images passent, la lumière transperce au travers De longs tunnels Est un cœur De longs cœurs Des visages ne sont clairs Les regards généreux A ciel ouvert Plus au loin au-dehors L'air Le vide est soulagé Le vide est soulagé Le vide est soulagé Le vide est soulagé
Submitted by Iron_Wraith — Jun 06, 2026
Le jour est clair pour commencer Prenant l'élan pour s'élancer Cherchant le ciel et protéger Jamais n'auraient pu y penser A savoir comment ils les auraient Savoir comment ils s'y prendraient Les cœurs en terre sont familiers Les cœurs en terre bien conservés Tous recouverts ils vont germer Avec les peurs recommencer Jamais la terre ne les a chassés Prenant bien soin de les garder Et la vermine est arrivée Entourant tout pour consommer Creusant la chair, tranchant les nerfs Une fois passée, les ont tués Tous ces crevards vont continuer Personne ne pourra les arrêter Le jour viendra ils vont chercher A conserver leurs protégés Ils seront comme ceux qu'ils ont tués Ils seront loin d'imaginer Ce qu'ils ont fait, l'ont oublié Surpris de pouvoir y arriver L'autophagie est annoncée L'autophagie les a cernés Le micro cycle est commencé Le micro cycle est commencé
Submitted by Iron_Wraith — Jun 06, 2026
Des larmes aiguisées par le sel Les mers ont glissé sur les villes Le ciel rit au-dessus de nous Embarqués dans le navire des fous L'océan a violé chaque asile Dilué dans l'oubli A recouvert les villes Irréel, simulacre, éternel Les simulacres ont noyé les îles Adieu, gaies vallées fertiles Adieu les filets des hommes Les filets des hommes Vos ventres et vos échines partiront avec nous En sueur et la douleur avec nous Le ciel doré a la couleur de rouille Et le ciel si clair enchanté avec l'eau L'horizon si noyé dans le sang Ils n'en reviendront jamais L'horizon si loin Épuisés par l'espoir Comme Comme Comme Oxyde sera un Les mers s'affolent, déchirent les entrailles Les mers ont peur de ne pas respirer Tout finira par être ce qu'il se doit Tout ne sera finalement plus jamais là Et puis Le lit s'est ouvert Le néant est là, fait disparaître les formes Le néant est clos et laisse tomber la matière La lumière étincelle est rattrapée par les eaux Un trou noir surgit, avale tout et recrache De géantes lames tournent dans le vide Des rayons autour tournent et illuminent De géantes lames tournent et illuminent Des sirènes crient, appellent la folie Des sirènes crient, appellent la folie Des sirènes crient, appellent à la furie
Submitted by Iron_Wraith — Jun 06, 2026
Suspendus Tout autour ils dansent En silence Ils raclent tout autour De leur passage Je ne les sens pas, je ne les vois pas Juste des impressions de vie bien remplies Colorées, reçues, profilées avant quoi? Nul ne le sait Des lames flottent de tous les côtés Éveillent la douleur Les orages se taisent A cœur ouvert vient le silence L'indifférence me tire Jusqu'à ce que les chairs nous appellent Les chairs nous appellent Nous le savions Nous le vivons encore, sans même savoir pourquoi Oublions les remords, ils ne sont là que pour ça Terrassé, tout disloqué encore, usé, rompu Encore une fois Jamais écarté, corrosion accrue jusqu'alors Les chairs sont à l'air libre J'aurais tant goûté les voir partir Les voir s'en aller Oublier l'amertume Oublier tous les dégoûts Jusqu'alors S'ils pouvaient partir S'ils pouvaient disparaître A jamais Tout serait mieux
Submitted by Iron_Wraith — Jun 06, 2026
Les mains tendues, le feu sort de leurs bouches Leurs mains ont brûlé en se frottant les yeux S'armer les dents en y frottant du souffre Les yeux jaunis exaltant les braises Ils ont usé de leur seul espoir Ils ont donné tout ce qu'il en restait La farandole tourne aux feux follets Des corps en l'air semblent inanimés Ils flottent en l'air Ils jouaient avec leur cœur Ils jouaient sans filtre avec le feu Des flammes dansent sur la terre Les flammes soudain portent leurs corps et âmes Ils flottent en l'air Et noyés dans les flammes espèrent encore Tous le ventre au ciel, aspirés dans les airs Et jamais les corps ne s'en sont plaints Les chairs mêlées forment un tapis dans le ciel Il vole comme l'air Ils volent comme l'air
Submitted by Iron_Wraith — Jun 06, 2026
Là Maintenu ras le sol Ne sent rien Irradié Irradié, assez Encore Sans même pouvoir les voir Attendre J'attends Des temps viendront Ils sont là Et recouverts Laisser glisser les nerfs Sentir la peur comme un signe Traversé, irradié Irradié Irradié Là Peut-on tout partager dessous le sol? Ne jamais rien trouver Chercher plus loin, bouger sans savoir Ne jamais partager comme ça Plonger au-dedans Je ne trouverai jamais Tournant autour sans retour Je ne le ferai jamais Je suis là
Submitted by Iron_Wraith — Jun 06, 2026
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