Art noir clandestin
Je suis le voleur de ma vie, je fais mon propre malheur. J'avais tort et je n'avais rien. Reclus dans ma tourbe, je survis à mes dépens, grotesque création autistique, ma tête est une alchimie factieuse. Je fuis l'horreur du bitume, je parle aux arbres, je sens la forêt. Le manteau des pauvres et des fous m'a libéré de la mort au travail, ruine vivante, résultat décérébré, ma substance refuse le mimétisme. Urbi et orbi Le pus de ma conscience a remplacé la vase de ma mémoire. Flaque de boue et de sang, putride faconde, putride politique. Je suis le théosophe de mes tourments. Pas de miracle, pas de purgatoire, aucun exutoire. Urbi et orbi Bénédiction excrémentielle. Vulgum pecus, masse ignorante, crève vermine académique. Crépuscule, couchés de cœur, oeuvre inlassable, mon univers est ma solitude. lyrics by Éclat Cadavéreux
Submitted by Iron_Wraith — Jun 06, 2026
Parmi les effluves clandestines qui macèrent la forêt, Sur un lit souterrain que figent les feuilles mortes, L'esprit Humus entonne la froidure de l'automne, D'entre l'étouffante décrépitude des arbres. Des arbres... Je m'éveille... Enterré dans l'étreinte des arbres, Des arbres... Sans cœur je m'éveille au cœur de l'hiver de ma vie, Sans pleurs je n'ai pas peu de mourir des bois du cerf, Car de son brame il aura étreint mon corps, Et dévoilé les plaintes d'une nature ruminée. Des formes s'empalent sur les écorces des arbres, Des arbres... Entre lesquels j'ai posé en sûreté, la garde de mon cadavre. Juchés aux branches basses des souches arquées, Les corbeaux de mon âme forment l'arcade enténébrée, D'yeux de brume, dont l'obscur arbore les dépouilles, Les ombres glauques veillent sur ma mort. lyrics by Dunkel, 24/01/2011
Submitted by Iron_Wraith — Jun 06, 2026
Comme un sceau sur mon cœur Mon temple est une maison qui brûle. Hanté par mon néant je ne suis que plaies. L'agonie d'un feu, voici ma fin, je l'ai choisie ! Je vais mourir... Je m'enveloppe de mes seuls amis, Les arbres mes vieux compagnons, Adoubent ma fin anoblie Dans le triomphe de mon Cercle sans nom. Je vais mourir... Le temps ennemi de la vie A spolié mon bonheur Il m'a tout pris Dépouillé d'envies. L'Usurpateur dans un dernier outrage me convie au Passage. Subir je fuis contraint, subir plus jamais ne sera mien. Je reste ce marmoréen quand le soir de la merditude approche... Je vais mourir... De la vie je ne compris que les tortures et les brisures. Paré de souffrances les regrets se fissurent, Dans l’allégresse je péris Dans une ultime étreinte les Sylves m'embrassent De mes lèvres pas une plainte. Laissez-moi mourir ! lyrics by Éclat Cadavéreux
Submitted by Iron_Wraith — Jun 06, 2026