...et Dieu se tut (4th anniversary orchestral version)
Deuil hanté d'une grande présence illusoire Défaite d’une immense pensée, d'un grand espoir Les cieux ennuagés confondent finalement le regard Il fut grand bruit il est silence de marbre A nouveau les étoiles infinies furent à leur place La longue errance aveugle vint alors à son terme Enfin la création ne se voile plus la face Liberté retrouvée des astres que plus rien n'enferme Un grand silence derrière les lourdes portes Immensité vide plongée dans la torpeur La fin des processions et des longues cohortes Plus aucun pas ne résonne vers le choeur A genoux, mains tendues, yeux levés Ni juste ni pêcheur, simplement égaré A jamais seul, dans cette absence, perdu Car ce fut le jour où dieu se tut Autour des temples s’amassent des ruines Bientôt les hommes de pierre se couchent S'assèchent les bassins, se figent les huiles Se taisent les orgues, se ferment les bouches Humanité exorcisée, liée de prières, enchaînée de doutes Dans ce désert aride, comblée de renoncement, vaincue de fautes Pluie de honte et océan coupable, à la recherche de l'ultime route Un chemin révélé, une ligne, une corde tendue d'un monde à l'autre Là où un feu obscur ravageait les âmes, les passions, les corps Laissons ces souffrances se consumer dans les cendres de la vérité Faisons de nos larmes un breuvage dirigé vers les vivants et les morts Avant que faute de devenir nous déclarions «nous ne serons rien, nous avons été» Réjouissez-vous ! Car nous avons été abandonnés Embrassez-vous ! Nous ne sommes plus entravés Étreignez-vous ! Car nous sommes rassemblés Réjouissez-vous ! Nous sommes à nouveau nés Dans la joie, mes frères, nous communions Allègrement, plantons les derniers clous Portons haut les couleurs du deuil Et dans la terre, descendons le cercueil Un grand silence derrière les lourdes portes Immensité vide plongée dans la torpeur La fin des processions et des longues cohortes Plus aucun pas ne résonne vers le choeur A genoux, mains tendues, yeux levés Ni juste ni pêcheur, simplement égaré A jamais seul, dans cette absence, perdu Car ce fut le jour où dieu se tut
Submitted by Pestilence — Mar 28, 2026