Ultime éclat
Comme une cométe dans la nuit de I'homme Inondant les cathédrales des cieux Tarit la fontaine de I'atrium Hisse des croix, presse les adieux Là lù soleil s'effondre sur la glace Et la tempéte saigne le printemps Aux pieds des cimes, I'instant fugace Tombe à genoux le combattant Abandonné seul au milieu des rafales En haut du chemin, plus rien n'est vrai Au loin la mort souffle, triomphale Blanche comme un refrain désuet Plus bas, dans les ténèbres des néons Aucun pále fantóme pur deviner Le drame se jouant au panthéon Le calvaire, le feu, et I'épée Ne restent que le désert le I'étoile Dessous le regard des rois anciens La matière noire de I'idéal Les météores du Thanétien Frappe la foudre, vienne la nuit Ruine son cæur, défasse tout ce qui vit Frappe le glaive, achève á l'envi Ruine son cæur, défasse tout ce qui vit Bléme soldat, soudard en haillons Relève la téte, vois les sommets Chevauche le tigre Et à jamais Sonne la cloche du Mount Baron Et qu'au ciel s'imprime L'aura sublime De notre ultime Éclat
Submitted by Iron_Wraith — Jun 06, 2026
Une ligne d'or couchée derrière les vagues Comme un corps indolent hérissé de rayons Crève les yeux Soleil victorieux, rassemble tes faisceaux Le cri d'un aigle dans I'azur Un songe mort, une soif, un soupir Un mirage barbare saignant nos repentirs Par-delà l'onde dormante, l'incendie flamboie Nous nous pámons alanguis aux mélopées lascives D'un orchestre fantóme Sourions aux nuées fugitives Du rivage ardent Le regard accroché aux havres interdits Tel un vieillard sondant le tain noir du miroir Sa jeunesse arrachée par l'horloge macabre Une vie goutte à goutte tarie de toute gloire Nous nous pámons alanguis aux mélepées lascives D'un orchestre fantóme Sourions aux nuées fugitives Du rivage incendié Par-delà l'onde dormante, l'incendie flamboie Réchauffe nos chairs moribondes Couchées á l'ombre des marbres Lá-bas la vie fulgure en fournaise, insolente Tandis que nous veillons aux murailles calcaires De hautes citadelles páles, ultimes reliquaires D'une enfance à dompter les étoiles filantes Nous scrutons les eaux noires nos ámes von boire De ce siècle révons le sublime naufrage À nos lèvres portons le périlleux ciboire Arrosant de venin no hideuses nuits de rage Pierres anciennes et silence de peste Veilles stériles aux bastions du néant La mer et plus rien, le grand gouffre, béant Ô réves de volcans Nous mourons sous les cendres de nos torpeurs funestes La mer et puis rien, le grand gouffre, nous appelant Ne restent dans mes songes Que l'acier d'un iris Le vermeil d'un ciel Et la mer couleur de vin
Submitted by Iron_Wraith — Jun 06, 2026
Le voici, l'ange malade qui lentement s'abime Des cieux où il est né aux gouffres anonymes Il traine sa carcasse, que fatigue son áge En révant en secret aux ors et au carnage Il regrette parfois le confort des fosses Quand il glisse dans l'onde, sous l'æil de Cronos Qu'il embrasse au milieu des démons et des porcs Des damnés, et des monstres, qui calcinent l'Athanor Son nom est sans jamais, ni toujours, ni mesure Il marque sur son front l'opposé de l'Azur Et dessine le plan des géographies grises Oú acharnent ses pairs, dans des plaines sordides Tout entières replies d'aberrants hybrides Vingt mille pieds sous la glace et la banquise Car sans demain est le silence des gouffres Insondables abimes, au furieux appétit Qui digérent, narquois, en leur ventre ravi Larmes acides, la bile, et puis le soufre
Submitted by Iron_Wraith — Jun 06, 2026
Épargné des nuées vengeresses et des foudres Un troupeau de pèlerins privés de sanctuaire Dont la douleur fige les traits en beaux marbres tragiques Divague sans mot ni but entre des ruines fières Certains cherchent en creusant de leurs ongles sanglants Brisant leurs mains cendreuses sur l'écorce d'ordure Qui suffoque le globe sous un linceul ébène Hérissé de matures de fer - que l'aquilon torture Il est passé le monde, ce n'etait que la flamme D'un cierge dont la cire est venue à manquer Il est passé le monde, et nul ne le regrette Car il faudrait des yeux pour l'avoir vu tomber Nulle foudre du ciel, nulle colére de Dieu Rien qu'un trépas fugace, une torpeur muette Qu'il est triste le monde à l'heure de la retraite Quand les cieux sont bouchés Et la procession passe, abjecte mascarade Pénitents battus, suppliciés, flagellés par l'Absence Des grincements d'aciers, sanglants de rouille, fracassent le silence Dans l'enier vif-argent tout fumant des vapeurs malades La faim, la soif, Les paradis autistes aux lourds barreaux de plomb Des prières amoncelées en terrils noir charbon Et l'Ange de la Mort souriant à l'horizon Un Enter sans panache, délivré des Ténèbres, Étale sa gloire au milieu des ruines C'est le réve d'un Ciel purgé de sa Lumière Descendu parmi nous pour combler nos cauchemars
Submitted by Iron_Wraith — Jun 06, 2026
Ce qu'il y a de Chaos - le reprendra, l'Abime Sans éclat ni tonnerre - Sans fard ni pantomime Pour que dans les ténèbres atroces Où nous errons débiles Des flammes glacées illuminent Nos gestes dolents et malhabiles Voyez les astres, L'univers se rit de nous De nos faces tordues en singeries grotesques De qui tombe - De qui se léve C'est pour lui festival Jour de liesse, hécatombe Carnavalesque bacchanale Sans fin et pour toujours À jamais Sabbat très ancien À méduser Cthulhu Bestialement sympathique Le retournement de tout Une féte ne célébrant rien que son empire universel Effroyable orgie de néant bléme, grimacant carrousel Ce qu'il ya a de Chaos Le reprendra, l'Abime Quel est le secret arcane De cette liturgie hilare? De quel Dieu irascible Appelons-nous ainsi le regard? L'encens de nos fatigues N'enfielle que les morts Les faux-ciels chatoient d'apocalypses Au milieu du fracas de feints confiteor Voyez les astres, L'univers se rit de nous tous De nos comédies affectées et vaines De nos conquétes, de nos défaites C'est pour lui jour de féte Parfaite liesse, hécatombe Carnavalesque bacchanale Culte des fous, farce d'ombres À la fin, cependant, il faut rendre l'avance Mourir aux limbes maternels S'exiler de l'enfance Il faudra bien lui rendre Elle a prété, souveraine Cette femelle grosse de décadences souterraines Ce qu'il y a de Chaos, le reprenda l'Abime
Submitted by Iron_Wraith — Jun 06, 2026
Embarqués sur la Terreur, sous l'étendard du vide, Au fil des vastes nuits sans aube À la recherche d'on ne sait quoi, Un sortilège pousse en avant nos carcasses usées par l'ennui, Vers le zéro Absolu À bord ni carte, ni compas; Les routes serpentent en jade dans les nuées et nous restons En Bas Sur la banquise en linceul étendue jusqu'aux bornes du monde Notre vaisseau fantóme sillonne les glaces anciennes Des áges héoïques, le glas résonne à l'Infini, Les blizzards nous cisélent en grands marbres de givre, Et le sillon se ferme Il est une joie mauvaise dans cette longue et ápre mort: Demeurer où les hommes désertent, bátir le Dernier Port À bord ni carte, ni compas; Les routes serpentent en jade dans les nuées et nous restons En Bas Que trouver dans la tempéte, sil ce n'est le goút du plomb? Où aller quand tout est perdu? - La Glace prend et jamais ne rend Des aurores d'absinthe diaprent les cieux lointains: L'Esprit s'épure et s'efface En chimères dans des regards fous qui se voilent Et ne voient d'ici-bas qu'un grand mirage pále La Glace prend et jamais ne rend - La Glace prend et jamais ne rompt Ainsi rendue aux berges du monde, Là où la mer exhible ses os, Où l'air tanne et cisaille les peaux, La chair s'épulse en d'inanes martyrs Ils sont là ceux qui prient pour un surcroit d'essence, À l'ombre des drapeux noirs; Ceux qui cherchent en enfer un surplus d'existence: Ils voguent dans les limber d'ivoire Ô désert bléme et vitreux, Diaphane icóne de notre foi, Soumets nos cæurs pétrifiés À la rigueur acérée de ta Loi La Glace prend - et jamais ne rend La Glace prend - et jamais ne rompt Des aurores d'absinthe diaprent les cieux lointains: L'Esprit s'èpure et s'efface En chiméres dans des regards fous qui se voilent Et ne voient d'ici-bas qu'un grand mirage pále Ils sont lá ceux qui prient pour un surcroit d'essence, Aux marges des crevasses; Ceux qui cherchent en enfer un surplus d'existence: Ils voguent sans paix dans les limbes d'ivoire Sur la margelle exsangue du puits de l'abime, Battue par les souffles catabatiques, Notre nef captive des glaces arctiques S'est drapée d'un suaire fantastique - Spectrale citadelle émaillée de cristal La vie, absurde et nue, palpite enfin an creux de nos chairs Suppliciées À bord ni carte, ni compas; Les routes serpentent en jade dans les nuées et nous restons En Bas Sur la banquise en linceul étendue jusqu'aux bornes du monde, Notre vaisseau fantóme sillonne les glaces anciennes
Submitted by Iron_Wraith — Jun 06, 2026
Instrumental
Submitted by Iron_Wraith — Jun 06, 2026