Forteresse
Album • 2008
This track is instrumental.
C'est donc toi que je j'entends, Toi que je croyais morte, ô mon ancienne et douce voix! Je reconnais, Dans le vent gris Qui te rapporte, Les accents émus d'autrefois. L'heure mélancolique Où l'âme s'inquiète T'a réveillée au fond du cœur, Toi qui fut si longtemps Endormie et muette, Même aux sombres Jours de douleur... Je me souviens. C'était au premier mois d'automne Que ton chant pur me visitait, Et voici qu'aujourd'hui, Dans le brouillard, résonne Cette voix chère qui montait... Cette voix qui n'a pas changé, Triste et pareille à moi qui pleure sans savoir, Et qui m'exalte aussi Pour la fine merveille d'une étoile d'or dans le soir. Oui, je suis demeuré, Malgré le temps, semblable, Car je te comprends comme hier Puisque tu me reviens Et que je suis capable d'interpréter ton verbe clair. Vive l'automne pâle et lent Qui te ramène Au fond de mon cœur d'autrefois! Je me sens l'esprit calme Et l'âme surhumaine, Quand tu t'élèves, ô ma voix!...
Submitted by Lake of Tears — Apr 26, 2025
This track is instrumental.
La tristesse a jeté sur mon cœur ses longs voiles Et les croassements de ses corbeaux latents; Et je rêve toujours au vaisseau des vingt ans, Depuis qu'il a sombré dans la mère des étoiles. Oh! Quand pourrais-je encor comme des crucifie éteindre entre mes doigts les chères paix anciennes, Dont je n'entends jamais les voix musiciennes Monter dans tout le trouble où je geins, où je vis? Et je voudrais rêver longuement, l'âme entière, Sous les cyprès de mort, au coin du cimetière Où gît ma belle enfance au glacial tombeau. Mais je ne pourrais plus; je sens des bras funèbres m'asservir au réel, dont le fumeux flambeau Embrasse au fond des nuits mes bizarres ténèbres!
Submitted by Iron_Wraith — Apr 26, 2025
J'ai cru voir sur mon cœur un essaim de corbeaux En pleine lande intime avec des vols funèbres, De grands corbeaux venus de montagnes célèbres Et qui passaient au clair de lune et de flambeaux. Lugubrement, comme en cercle sur des tombeaux Et flairant un régal de carcasses de zèbres, Ils planaient un frisson glacé de nos ténèbres, agitant à leurs becs une chair en lambeaux. Or, cette proie échue à ces démons des nuits n'était autre que ma vie en loques, aux ennuis Vastes qui tournant sur elle ainsi toujours Déchirant à larges coups de becs, sans quartier, Mon âme, une charogne éparse au champ des jours, Que ces vieux corbeaux dévoreront en entier.
Submitted by SerpentEve — Apr 26, 2025
Et au bord du feu, le dernier bastion à l’ abri du froid hivernal Observe les flammes jadis fières Réduire en cendres Les restes de l’ignorance Le jour viendra, la maladie qui gruge Les racines de notre peuple sera anéantie Et sur la neige écarlate nous y planterons Notre étendard Fils des patriotes, pères du renouveau
Submitted by Grave666 — Apr 26, 2025
ô neige! Que tu mets dans le jour de candeur!... Sous le doux poudroiement l'arbre à peine remue De peur de laisser choix la fourrure menue Dont ses bras arrondis retiennent la pâleur! Salut! Silencieux déluge de splendeur! Derrière le carreau qui lentement s'embue, le toit gonflé revêt une gloire imprévue! Tombe, tombe du ciel, somptueuse blancheur! Tu fais de mon pays un si clair paysage! Tu répands tant de pureté sur son visage Que le regard s'y pose ainsi qu'un long baiser! Et que l'âme s'envole en la floraison blanche, Comme un léger flocon par le vent balancé, Qui tourbillonne au loin, perdu dans l'avalanche!
Submitted by MetalElf — Apr 26, 2025
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