Eths
EP • 2002
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Choyée, Samantha pleure Choyée, Samantha meurt Sonne & assomme encore Samantha Elle n'y croit plus Ecoute ton cœur s'encrasser comme leurs machines Ton corps ne servira plus Samantha couche-toi, même s'ils sont aux pieds de ton lit, même s'ils te prennent Samantha pleure Cette douce chaleur te tient en laisse Par la corde saigne Toute petite, petite bouche aime l'ingestion : ça mousse au fond Ta chair est nue Bois, tu l'emplis Enfant caresse le Un, deux genoux rentrent dedans, le sol est mou Tout devient lent Martyr attire les mouches, suit les cris sous la terre, l'âme saoule Martyr attire les mouches, fuit les cris sous la terre, l'âme seule A nos pères qui êtes absents... Délivrez-nous du mal... Je vous salue Marie, pleine de grâce A ceux qui nous ont offensés : nous vous soumettons à la tentation A ceux qui nous ont dévastés, dites leur la vérité : la bête et l'agneau ne font qu'un Craque sa tête Un bébé dort sous la terre, la bouche pleine Coule ! Sperme et poussière Il Crache ses plaies Poupée chiffon... La nuit est sourde Samantha s'en va J'attends mon tour Dorment les cris J'ai emprunté ton corps, je te le rendrais un peu cassé
Submitted by Dahmers Fridge — Feb 25, 2026
Ton cœur pend au-dessus de ma tête Toi l'amant, il ne reste qu'une miette de ta peau douce presque adolescente La mouche tournoie, elle n'est plus patiente Poussière chaude veut me faire tousser Mes mains ne cessent plus de penser Mes yeux ne veulent plus baver. Juste que ce n'est pas moi qui l'ait tué Tête faite mal, gouffre avale, c'est un sol sale La sens-tu brûler? Corps bancal, toi qui tombes Te noyer gorge violée. Essaie parle! Viens te perdre dans le creux de mes reins. J'aime ton sang sur mon corps Mange ton cœur dans mes mains Je n'ai rien pu cacher dedans. Je ne fais que te regarder De mes mains... Te noyer! Laisse-toi boire par les grands secrets des anges! Laisse-toi croire que tu m'as rendue sale Laisse-moi te voir faible dans un corps qui penche Laisse-moi avoir le choix que tu n'aies plus jamais mal Laisse-moi croire que tu n'as plus mal... Un pantin ivre, pour un maître avide Toujours sourire pour moins dormir. Et te tuer juste pour rire Laisse-moi croire que tu n'as plus mal
Submitted by Dahmers Fridge — Feb 25, 2026
Encore, encore un autre génocide Encore un blackos shooté dans le bide Encore un mec qui n'a pas suivi le guide Encore et encore Encore, encore un autre génocide Encore un blackos shooté dans le bide Encore un mec qui n'a pas suivi le guide Encore, encore, un autre lendemain Glisse vers chaque fin de soleil Les cœurs palissent, un œil se plisse Comme pour ne plus jamais s'ouvrir Soupir d'indifférence, cette fille, par chance, prend donc naissance À toute heure fait sa loi, l'humain se noie Se croit, encore une fois L'être unique, langue plastique L'immortel qui n'aura jamais plus mal au corps Un autre lendemain (encore), un autre lendemain (encore) Un autre lendemain (encore), un autre lendemain (encore) Les images frappent, claquent ma caboche D'une croix je coche quand je croise la mort et sa fauche Sur la toile succombe ma planète Bon de jambes tombent, résonnent les trompettes Mort se fête, maisons de passes pullulent Cassent des vierges prises pour des garces sans pilule Des races s'effacent, le délit de sale ganache marche encore Laisse des traces sur des gosses morts Un autre lendemain (encore), un autre lendemain (encore) Un autre lendemain (encore), un autre lendemain (encore) Un bastos dans le bide, une femme qu'on assassine Un peuple qu'on extermine, un gosse couvert d'acide Un bastos dans le bide, une femme qu'on assassine Un peuple qu'on extermine, un gosse couvert d'acide Un bastos dans le bide, une femme qu'on assassine Un peuple qu'on extermine, un gosse couvert d'acide Un bastos dans le bide, une femme qu'on assassine Un peuple qu'on extermine Encore, encore un autre génocide Encore un blackos shooté dans le bide Encore un mec qui n'a pas suivi le guide Encore et encore Encore, encore, non Encore, encore, non Encore, encore, non Encore
Submitted by Dahmers Fridge — Feb 25, 2026
Quelle puissance! Corps sur moi, je m'éloigne Indécence, sales ses mots m'ont déchirées Ma langue saigne Quelle défense? J'oublie mes sens, mes conforte dans mes maux Et mes yeux se souviennent Il a ouvert les portes Le roi déshonore sa reine Les cris de nos deux corps Les jambes sont étendues Une absence Ma vie s'était suspendue Sa violence lentement m'efface, me saccage et me pose L'animal se déchaîne Mes souvenirs s'en moquent Je subis l'hôte et sa haine Les plis de nos deux corps, morts J'essaie d'en sortir, de m'aimer, de sourire Sa joyeuse tendance acide m'offre des minutes placides Je me tourne une fois, deux fois : je prend le rythme qu'il m'octroie Il enfonce de ses mains ; il permet la chaleur à l'abîme encore abîmée Il invoque Je chuchote sa mort autant que la mienne à l'instant Oui... Il me vole L'amant s'adonne à ses rêves et plus aucune trêve jusqu'au bonheur ultime de son odeur humide sur ma peau Puis l'écume de son effort est bue par ma bouche qu'il entrouvre et qu'il force Mais l'éphémère te possède Tu me rends froide, neutre Morte
Submitted by Dahmers Fridge — Feb 25, 2026
L'arbre s'affaisse au murmure de l'œil qui chuchote à la bouche, offense, faute, simple secret. Ça avance comme un flot de méthane. Empourprant ma gangrène des pieds jusqu'à la tête, je suinte, je saigne, pour vous ma race humaine qui s'est endormie au coin du monde. Immonde est le reflet du péché trop lourd à porter, donc je le porte. Je suis l'enfant choisi, conquit, né sur sa terre promise soumise à mon fouet qui lacère les chairs perdues s'étant détournées du droit chemin qui est le mien. Veux-tu encore m'entendre geindre & me plaindre... Non. Toi, mélasse, prélasse-toi, traîne-toi encore dans l'air putréfié et chaud. Car bientôt je viendrais vous sauver. Ma couronne d'épines insérée dans la tête, moi, assidue, j'obéis au grand maître et je lèche à en perdre mon haleine presque morte, je suffoque, je m'étouffe en étant à sa droite, mais soit. Je visionne comme un film chaque vie qui défile, trie et parfois imagine. Toi, mélasse, prélasse-toi, traîne-toi encore, attend-ta mort. Ton corps s'endort dans ma venue indolore. Et je me saigne aux quatre veines, aux quatre sangs, pour que mon auréole devienne diadème et qu'un jour, scintillant, il devienne bien brillant. Dormez tranquilles, impassibles, car du haut de mon trône, moi, je vous conditionne. Moi, je vous conditionne! Toi, mélasse, prélasse-toi, traîne-toi encore, attend ta mort, implore. Ceux que tu adores, te tendent la main et te laisse à ton sort. L'ironie du sort? Le sort! Enfant, assieds-toi contre moi, en moi. Je suis partout, j'ai soif. Viens dans mon viol. Ton âme prend feu. Je suis celui qui pompera ta vie
Submitted by Dahmers Fridge — Feb 25, 2026
Tu aurais du ressentir en toi, une nouvelle perception, un nouveau regard, avide de savoir, grandissant & cherchant en toi c'que jamais il ne trouvera. Tu refusas d'y croire, retenant physiquement, c'qui n'avait pas sa place en toi, c'que tu n'voulais pas voir, qui n'aurait jamais dû être là. Être là. Nous ne verrons plus jamais à deux, débarrassés d'une incision à la lame. L'extraction aura quand même lieu, des hurlements stridents emplissant ton âme, laissant tes yeux secs, pas une larme. Lui, sorti de cet antre imprégnée d'alcool, de fumée, déjà maculé de ton sang impur, sa première sensation se pesant comme une vision, une impression, la folie derrière les murs. Tu ne lui donneras jamais le sein, tout ce qui pouvait te raccrocher à lui n'était rien, laissant cette graine jetée à terre inconsciemment, se développer comme la gangrène ne pensant pas que par l'enfance, la vie d'un être est déterminée. Tu devais pourtant incarner le lien viscéral entre ce ventre céleste & son contenu maudit. Sais-tu c'que peut être une vie à subir, nourrit aux racines d'un amour létal, croire que tu vas venir? Cris, violence & non-respect de l'être ne peuvent amener qu'au mal de vivre, à une rancœur amère, toujours aussi présente. Le pardon ne pouvant s'envisager, seule une vengeance violente, une décharge de tout ce qu'il y a de mauvais, malsain, au plus profond du subconscient, pourrait permettre de ne plus penser aux noirs souvenirs qui gangrènent ma chair me rendant chaque jours un peu plus malade. Mes pieds s'enlisent, mon esprit les suit. Je me perds. Plonge tes mains dans mes larmes blanches, nage au sein d'une volute d'abominations, de laideur, de carnage. Goûte dans ma bouche, l'arôme amer de l'ennui. Toutes ces tortures qui hantent mes nuits. Entends de mon ouïe, ces notes mélancoliques, mes grincements de dents, cette musique symbolique. Regarde dans mes yeux, une vision troublée du vrai visage de l'homme angoissant, torturé, touche, de mes mains, tes joues humides. Une douce peau parfumée qui finira putride. Ressent ce liquide qui frappe tes tempes, rougit mes yeux, mais pourtant, alimente le cœur du nourrisson comme celui du vieux t'épousant dans la chair, les bosses, les creux. Tu peux le percevoir, le sentir ruisseler, c'n'est plus la peine de croire. Non, je ne peux pas oublier! Non, je ne veux plus oublier! Un déséquilibre profond flotte en moi, écarquillé, vitreux. Je dois être déchiré, je ne sais plus vraiment c'que j'fais. Ta gueule est tuméfiée. Que dire, pas grand chose, tout ça devait arriver. L'important, au fond, c'est de crever l'abcès, hurler, extérioriser, en morceaux t'enterrer. Le sang épais & chaud galvanise mes mains. Mon cœur, par terre, emprunte le chemin qui mène à l'horreur d'une excitation morbide, les yeux brillants, le regard matricide. Ce soir, tu m'as mentit encore une fois... Tu avais dit que tu rentrerais tôt. Mais la terre dans ta gorge me laisse croire que, maintenant, tu ne rentreras plus. Je construits des abysses, c'est si beau, quand c'est au fond de la peau. Que je l'aime ton doux regard qui plisse... C'est si beau quand je défonce ton cerveau
Submitted by Dahmers Fridge — Feb 25, 2026
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