Ex Umbra In Solem
Mon cÅur t'espère Pleure Les dents scindent lèchent et suintent, rouges et là , rose, Nimis valse et gorge. A lâintérieur si proche et sibylline, je la sais si belle et si maligne, Courbée la bête est là , empreint mon écueil de ses ongles collés, ne déteint pas. Et je mâche, au plus profond je nage, J'abandonne lentement. Vide, elle flotte à déraison, Isolée, je tombe (in solem) Aveuglément, les loups rodent Elle selle, moi j'avance, dérobe obstinément son sel. Ãprise, je glisse, tapisse, j'aspire à l'effusion, Verse le blanc poisson. Aquilon envole moi loin d'elle au delà de ces eaux sans saveur, Caresse moi, sers moi fort, brise mes os, sois supérieur. Et je mâche, au plus profond je nage, J'abandonne lentement. Vide, elle flotte à déraison, Isolée, je tombe (in solem) Ses maux me mentent si souvent, ses traits me lèsent, L'alizé je baise, ces voix, ces lois libres et mes doigts migrent, j'ai froid. J'assiste et signe, dévoile et vois s'étendre les lignes. Plus je le sais, plus je le sens, suspend le temps, apprend, l'amant dessine, Démêle, aujourd'hui peinte elle excelle, son Obsession qu'on ne descelle les illusions, et dans la fange elle erre légère. Il est l'heure, viens sans peur, ressens l'ardeur. Desserre tes cils, oscille, découpe la soie, l'enveloppe du soir, j'ai soif d'y voir Et noie l'amblyope. Pleure Je suis grêle, anhydre, elle m'a pêchée, ses foudres alliées me gèlent, Mâentraînent dans leurs machines. Et j'ai mal, et l'échine pâle, à la porte tarie, patiente. Et je mâche, au plus profond je nage, J'abandonne lentement. Vide, elle flotte à déraison. Isolée, je tombe, (in solem, ex solem in umbra) J'abandonne -in solem- je marche vers demain.
Submitted by NecroLord — Apr 18, 2026
Choyée, Samantha pleure Choyée, Samantha meurt Sonne & assomme encore Samantha Elle n'y croit plus Ecoute ton cœur s'encrasser comme leurs machines Ton corps ne servira plus Samantha couche-toi, même s'ils sont aux pieds de ton lit, même s'ils te prennent Samantha pleure Cette douce chaleur te tient en laisse Par la corde saigne Toute petite, petite bouche aime l'ingestion : ça mousse au fond Ta chair est nue Bois, tu l'emplis Enfant caresse le Un, deux genoux rentrent dedans, le sol est mou Tout devient lent Martyr attire les mouches, suit les cris sous la terre, l'âme saoule Martyr attire les mouches, fuit les cris sous la terre, l'âme seule A nos pères qui êtes absents... Délivrez-nous du mal... Je vous salue Marie, pleine de grâce A ceux qui nous ont offensés : nous vous soumettons à la tentation A ceux qui nous ont dévastés, dites leur la vérité : la bête et l'agneau ne font qu'un Craque sa tête Un bébé dort sous la terre, la bouche pleine Coule ! Sperme et poussière Il Crache ses plaies Poupée chiffon... La nuit est sourde Samantha s'en va J'attends mon tour Dorment les cris J'ai emprunté ton corps, je te le rendrais un peu cassé
Submitted by Iron_Wraith — Mar 28, 2026
Fièvre abdominale, punition asexuée J'édulcore la beauté par mes tubes et dédales Désastre corporel, frénésie polyphagique Joue, commande l'égout névrotique Incube interne, arbitre prévoir, se vide pour moi Bienvenue dans ma bacchanale Nourissage hyperphage Bulimiarexia bulimia nervosa Le sang colle autant de fois que tu y vas Délivre toi de ce poids avec tes doigts Tu ne t'arrêteras pas Telle est cette loi, je la connais C'est celle que tu bois et c'est celle qui te noie Pour la dernière fois Succube externe dévisse, éventre, desserre Pots, paquets, couvercles, il ne choisit pas Il les aime tous, voilà! Il a faim d'avoir faim L'outremangeur Bulimiarexia bulimia nervosa Le vent tourne autant de fois que tu t'en vas Délivre moi de ces voix, de ce convoi Il ne s'arrêtera pas Qui vous envoie, je ne connais pas Celui que je bois et celui qui me noie Pour ma dernière fois Tes fins doigts dans la bouche Ces spasmes qui te soufflent Les mains du bonheur Je vois que tu souffres Et par poignées tu les perds Essaie de lui dire Essaie de survivre Essaie de ... Essaie de lui dire qu'il n'est pas trop tard Essaie de lui dire qu'il n'est pas trop tard Bulimia nervosa et par poignées tu les perds Bulimia nervosa seul reste ce goût amer Bulimia nervosa bulimiarexia Succube externe dévisse, éventre, desserre Pots, paquets, couvercles, il ne choisit pas Il les aime tous, voilà! Il a faim d'avoir faim L'outremangeur
Submitted by Iron_Wraith — Mar 28, 2026
Je ne m'entends plus Je ne m'en sors plus ! Aide-moi, rien qu'une autre fois ! J'ai mâché mes mains Je ne sens plus rien Éteints moi ! Je sais la vérité, l'ai toujours honorée Je sais la vérité, je l'ai toujours détestée Non, je ne veux plus m'asseoir Ma vie n'était qu'un rêve L'amertume s'amoncelle Je prie d'être irréelle Nos veines ruissellent Envahissent ma tête et je crève J'ai cassé la beauté, effacé, gratté, cessé d'exister Non, je ne veux plus m'asseoir Plus envie de te voir près de moi, non ! Enclin disgracieux J'irais brûler mes ailes Mutation corporelle Je m'aime facétieuse Démons malins galopent Si beaux, sur leurs chevaux m'enveloppent Enlevez-moi ! L'armée d'infidèle me saisira Assise Non ! J'ai sali les amants de ma langue de serpent J'ai enflammé nos chairs avec nos amours passées J'ai pleuré les avants, la rage des pères J'ai brûlé nos bancs, de toute ma haine, je me lève Rien, envie du sien de bien Rien, envie de moins de bien Plus envie de nos devoirs là-bas ! Plus envie de te voir prés de moi ! Ce que tu ne peux sentir Tu n'as pas compris Tout ce qui me fait languir Tu n'as pas compris La vérité, tu ne l'as pas comprise M'a rattrapée, tu n'as pas compris : J'y crois encore
Submitted by Iron_Wraith — Mar 28, 2026
Crâne, corps gorgent la mort Assise là je rêve à quoi? Toi tu n'es plus là pour moi J'ai arraché mon coeur de beurre M'écoeure Je ne vis pas Je ne vivrai pas une autre fois Je ne vivrai pas si tu n'es plus là Tu n'es plus là Je ne vis pas Je ne veux pas Eprise, moi je vendrai tout J'ai tant perdu quand on t'a pris J'ai arraché mon bras Parfois j'ai mal Cadavre au sol L'instant me frôle Les pieds en sang je t'attends Je découpe ma peau en cadeau Je suis plus sage aux ciseaux Tu verrais comme je t'attends Je ne vis pas, je ne vis pas Je ne vivrai pas si tu n'es plus là Absorbe ma survie au centre De tout ton être de cendre Mais où es-tu? Existais-tu? Immortel je t'aime Dans ma tête je crève de voir Ton visage intact Inerte, Absolu, parfaire D'inachever l'inconnu Je ne vis pas, je ne vis pas Je ne vivrai pas si tu n'es plus là Je ne vis pas, je ne veux pas Je ne vivrai pas une autre fois Crâne et corps gorgent la mort
Submitted by Iron_Wraith — Mar 28, 2026
Gronde la mort de Néron Les voix du Mont Sion Les sept sceaux, les sept lettres se décèlent Les sept sceaux les sept lettres se révèlent Les supplices crissent, se torturent Coeur, l'idéal meurt, l'Evangéliste s'éclaire St Jean pleure Ecrit les peurs, comprend après sa mort et Scande la terreur Nigla, vois ce qui doit arriver demain, bientôt La fin des temps s'occupe de nous Quand tombera Rome sombrera Babylone Les peuples périront, s'éteint le Millenium Se lève le voile, le père ne prie plus Animal tu n'as pas le choix tu auras mal Animal L'Hadès en moi, Hadès dis-moi Combien de temps vais-je attendre le jugement Des hommes en plaine d'Harmaguédon Quand vais-je trembler Face et ventre au sol la mort sera lente Lente, l'Entélégyne court en toi Elle marchera sous tes bras Elle marche comme cette bête à sept têtes Et dix cornes, sur ses cornes dix diadèmes Sur ses têtes dix titres de blasphème Elle est belle, elle est celle qu'on écoutera On l'adorera Mis à mort ceux qui ne l'aimeront pas Animal tu étais un roi, tu deviens sale de vies brisées L'Hadès en moi, Hadès dis-moi Combien de temps vais-je attendre le jugement Des hommes en plaine d'Harmaguédon Quand vais-je trembler Face et ventre au sol la mort sera lente Mille ans accomplis Jours et nuits aux quatre coins des terres Gog et Magog infligeront la guerre Plus nombreux que le sable des mers Les oiseaux rassasiés de nos chairs Marqués du nom, marqués au front Ivres du sang des saints, ses seins seront pleins Prêts à nourrir le sien Ecris donc ce que tu as vu, ce qui est et ce qui doit arriver
Submitted by Iron_Wraith — Mar 28, 2026
Six nuits six jours Parle à ces voix ! Elle ment, m'a levée mon enfant Depuis si longtemps Sème, saigne tout se réveille à l'infini, cendres Haine, ma peau craquelle ! J'ai tout détruit Diurne j'épie la nuit Dieu mon père m'a asservie ici Seule je suis encore là. Folle Et je saigne quand je suis seule Mon père doit me chercher Depuis je meurs sans jamais partir, depuis Je m'étrangle sans jamais mourir Je voudrai m'endormir pour toujours Sème, saigne tout se réveille à l'infini, cendres Haine, ma peau craquelle ! J'ai tout détruit Diurne j'épie la nuit, Dieu mon père m'a asservie ici Seule je suis encore là. Folle Je cherche encore mais quoi? Fille diurne, je fuis la nuit Dieu mon père m'a asservie ici J'écoute le vent j'éteins la vie, détruis l'espoir Moi l'invariable, dernier produit stable je n'ai pas d'âge Je ne me souviens pas L'heure est fausse et le temps me dévisage Moi l'élue, je crois, vois, ploie Pédophage, j'avale, ma chair mon sang Mon sang, ma chair, moi je crois
Submitted by Iron_Wraith — Mar 28, 2026