Celeste
Album • 2010
Tout en surplombant ce gouffre qui nous sépare Nos bouches creusées, desséchées Sur ces remparts tu ronges tes ongles inlassablement Dégoûtée par nos voeux Écoeurée par ces vieilles chansons Comment avons nous atteint de tels sommets de mépris Au point de tout renier et de tout détruire à tout prix Tu fermes les yeux feignant des regrets Sans voir que nous vivons Comme dealer et prospect Il n'y a pas de victoire au bout de cette ligne de conduite Mais de la déraison Et un manque évident de passion Elles vous ont tué ces belles de rêve aux verres Ils vous ont massacrés ces mâles de cauchemar Elles vous ont tué ces belles aux verres embués Ils vous ont massacrés ces mâles, ces viandards Faites place au règle animal, aux moeurs de bâtards Faites place au rêve animal, aux moeurs de pouffiasses À une procession de chimères Qui s'installent et s'attellent Pour une opération à ciel ouvert Où crèvent nos rêves Où s'asphyxie l'envie Où l'amertume tue toute vertu Jusqu'au creux de nos nids
Submitted by SerpentEve — Apr 26, 2025
Sans fil et faibles À quoi bon les recueillir T'en feras rien de mieux que des reliques patinées Avides d'oisiveté et de pouvoir À quoi bon récupérer collectionner Et chérir tant d'étoiles éteintes Échouées pour de bon sur ces il(e)s à l'état de carcasses rouillées Grisées aigries et maintes fois salies Elles grattaient la terre Malgré des ongles rongés et cassés Les doigts ensanglantés Les mains brisées comme leur souvenir à vomir; Les jambes serrées mais frêles et fragiles Comme des brindilles Leur insouciance enterrée comme un soldat En temps de guerre En temps de guerre En temps de guerre Mais tu restes là hagarde ou morte Et fin prête Et fin prête Et fin prête Pour ton bourreau Pour ton bourreau Pour ton bourreau Mais tu restes là Hagarde ou morte Résignée Mais tu restes là Hagarde ou morte Endormie Tu danses une valse des tréfonds Un cours de danse moribond Tes cicatrices comme trophées Que je compte un jour toutes soigner Tu danses une valse des tréfonds Un cours de danse moribond
Respire Respire encore Il y a bien des porcs Que ça ferait bander de t'étouffer Il veut que tu saches Que tu comprennes Qu'il n'y a pas d'amour Et que tu mérites sa haine Sage et docile Tu panses tes plaies Et ferme tes yeux Certaine de mériter ta peine Pour des promesses de foire aux fins pathétiques Que tu te fais bonder et dresser Trop de promesses de femmes à un alcoolique T'auras beau prier ou supplier Pour toi Tout est fini Bien trop de fois Tu l'as défendu à tout prix Abandonnée jusqu'au bout Au beau milieu des tranchées Délaissée jusqu'au bout Le crâne ouvert sur le plancher
Submitted by Immortal — Apr 26, 2025
Forte de sentir enfin tout revenir Comme des nouveaux parfums à définir Derrière ces fadaises Traînent au pas Au moindre revers Toutes ces chimères Fallacieuses et malheureuses Qui sont ces vipères En troupeau des louves, en trompe l'oeil des agneaux Qui sont ces chimères En troupeau des moutons, en trompe l'oeil des agneaux Qui s'abreuvent toutes à la même marre Et s'enlisent dans les mêmes marécages Qui s'abreuvent toutes à la même auge Et meurent sur les mêmes pâturages Et flairent le parfum de leurs propres cadavres En proies au forfait Elles plient les genoux Et s'affairent Leurs figures s'affichent et s'écrasent Sur du papier de verre Glacé(e) est la chute Lorsqu'elles retrouvent Leurs repères à terre Perdues et esseulées À quoi servent ces poupées amnésiques Ce parterre de limaces Ces mégères pathétiques Ces anciennes têtes blondes Qui s'inclinent une à une Dans le triste espoir d'être un jour à la une Aveuglées par l'attente d'une romance érotique Frustrées par la déchéance d'une issue famélique Elles rongent leurs rêves déçues d'être abandonnées Elles plongent ainsi définitivement de l'autre côté Rongées par la frustration Blessées de n'avoir jamais compté pour de bon
Submitted by Cyberwaste — Apr 26, 2025
This track is instrumental.
Elles couraient dans les cours d'écoles Et irradiaient nos rêves D'un sourire impalpable Elles partageaient leurs craintes et leurs peurs Et s'abandonnaient Adossées à leurs cartables Insouciantes et adorables Un miroir pur qui te rend misérable Elles se réfugiaient dans leurs bras Toutes penaudes mais effrayées car On les a jetées Contre un mur Une à une comme des compagnons d'infortune Où est passée la magie Seraient-ce ces chevaliers qui cloués au lit Nous dérobent et rossent Nos enfants tant aimées et propagent Cette torpeur aveuglée C'était pourtant de l'or C'était pourtant de l'or C'était pourtant bien de l'or qui coulait Au bout de leurs doigts Mais c'est de l'encre qui gît dès lors Au creux au fond de leurs reins Mais c'est de l'or qui gît dès lors Qui brille encore Et c'est leur corps qui gît encore Au fond au creux de cette marre. C'était pourtant bien de l'or qui coulait Au bout de leurs doigts Mais c'est de l'encre qui gît dès lors Au creux au fond de leurs reins Mais c'est de l'or qui gît dès lors Qui brille encore Et c'est leur corps qui gît encore Au fond au creux de cette marre.
Submitted by MetalElf — Apr 26, 2025
Lovées sur les repères branlants De leurs vieux rêves Fanées Faites au gré de nos vices Abreuvées par nos supplices Et nos couronnes De célébration Elles saignaient à douze ans Elles sont mortes à vingt ans Elles souffraient à quinze ans Elles sont mortes à vingt ans Flouées par des images Toujours plus pathétiques Abusées par des promesses Qui se voulaient angéliques Détruisez votre corps Fuyez vos passions Brûlez votre âme Embrassez vos démons De sorte que plus jamais un instant ne soit magique Détruisez votre corps Fuyez vos passions Brûlez votre âme Entrez dans cette prison Toutes mortes À jamais sans force À jamais dénudées Et piégées Sans espoir De se relever D'une histoire maudite Mortes-nées Ces gazelles Malmenées Serrées à la gorge ou saignées au couteau Mortes-nées Nos pucelles Violentées à la lueur d'un réverbère Brisées à en vouloir être une autre Calcinées Vous ferez face à la mort ou goûterez à nouveau À ces accès de frustration Qui te feraient oublier jusqu'à ton propre nom Vous êtes condamnées Au bagne Au beau milieu des dépravés Mortes Unes à unes Vous êtes mortes Unes à unes D'une respiration fatale À la recherche d'un idéal Cherchant À vous dépêtrer De cette merde
Submitted by Celtic Frost — Apr 26, 2025
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