Celeste
Album • 2017
presque inerte titubant tu craches une fièvre des lendemains une rage animale et vengeresse en proie aux illusions les plus confondantes éponges çà et là de tes pieds moites le trop plein de sueur tu craches une fièvre fielleuse des lendemains une rage animale et vengeresse qui tapisse ta gorge boursouflée dont se délectent ces pantins émasculés cette chute brutale fracasse tes os en milliers de morceaux tous plus acérés qui sifflent au vent et témoignent d'un viol tristement murmuré violemment exécuté tristement murmuré violemment exécuté
Submitted by BloodShrine — Apr 26, 2025
le visage illuminé comme si ils ne souffraient plus à jamais réanimés comme si ils s'enivraient de vertus rouges comme des amants en reflet qui se jettent au pieu rouges comme des gamins qui tenteraient de se mettre à nu comme des aimants comme des aimants s'embrassant au premier souffle allégés par la vacuité indolente d'une scène déconcertante qui file sur leurs cous prisez vos corps brisez les leurs enlacez vos échecs reniez vos défaites pauvre triste pauvre triste
Submitted by Warbringer — Apr 26, 2025
tes mains moites se moirent de larmes honteuses tes amours noirs illusoires témoignent d'une tristesse fâcheuse, vibrante quotidienne, assommante les corps empilés devant vos portes témoigneront à jamais de vos faiblesses ces valses frénétiques soufflaient de leurs voiles plus fort sur cette flamme chancelante Sans cesse, sans faute, inlassablement Toujours plus fort sur ces braises ardentes Sans cesse, sans faute, jusqu'à l’écœurement rien ne reste intact à l'issue d'aucune de ces nuits noires et obscures dos à dos, las, fatigués des dettes que vous vous rejetez l'un et l'autre tout en courant les pieds nus les yeux voilés en force, en force vous sombrez à force de vouloir assouvir cette lueur chimérique qui se prétend majestueuse vos errements de quelque nature fussent ils vous étranglent inlassablement
Submitted by SerpentEve — Apr 26, 2025
tes doigts violacés serrent son cou tendrement jusqu'au sang cette haine chienne salvatrice t'éloigne de tant d'illustres illusions la fatigue t'efface et laisse place à des histoires éructées un seau vissé au poing sombres sont tes déboires faudrait il être gauche ou désœuvré pour abhorrer seul et fièrement toutes ces comptines obsessionnelles fièrement infidèle
Submitted by MetalElf — Apr 26, 2025
en ce lendemain lapidaire t'as tout d'une pute condescendante qui balbutie ses croyances et son langage corporel tu l'as rêvée cette petite mort perfide cette victoire pathétique à la gloire du néant toutes tes histoires ne t'appartiennent plus quand ils rient tu pleures quand tu plies ils se meurent toute issue s'arrête là violemment et oppose à jamais vos desseins quand tes méandres implosent et te paraissent familiers quand tes passions te sont tout à coup plus qu'étrangères
Submitted by SerpentEve — Apr 26, 2025
cette bouche se détache d'un corps creux qui ne lui appartient plus lassée des va-et-vient incessants qui la remplissaient d'une tristesse folle d'une satisfaction feinte soulagée, délestée des silhouettes nues qui valsaient au dessus d'elle l'ignorance est un étendard bien fier un cache misère qu'elle rejette fébrilement sotte, sans devenir une farde de faux cils à la main elle se livre au milieu d'une guerre baisée de toutes parts douchée par des torrents de foutaises à défaut de s'avouer blessée et battue sur tous les fronts elle tente péniblement de se hisser au premier rang et se rend seule spectatrice de ses propres parades mortuaires cette bouche débite des insanités cette bouche malsaine doit savoir se contenter cette bouche avale sans jamais ne rien retenir cette bouche obscène doit savoir se contenir elle baisait les yeux du dernier venu elle baisait repue par de longs murmures qui sonnent creux dans une oreille qui capitule et finit par ne plus croire qu'en ce qui la clamait loin d'ici
This track is instrumental.
il tanguait entre deux vagues la mine déconfite impatient d'accrocher ses amarres au tout premier rivage naviguant avec des pieds de plomb sur le fil d'une écume presque invisible cherchant de ses yeux exténués des cimes brumeuses auxquelles se dévouer ce sol promis est noir et trempé le sable est froid il creuse plus profond et couvre ses plaies rongé par le sel ses douleurs s'avivent mais perdent de leur sens même en s'accrochant à pleines poignées de crainte de se renverser des lanternes funeste de ce chemin de croix d'une aiguille ou d'un coup de boutoir cette mascarade se révélera à terme bien dérisoire sur ce feu indignes ses non-choix sont emplis indignes ses apparats sont emplis de cynisme
Submitted by Morgoth — Apr 26, 2025
votre drame éternel se joue au coucher au son d'une parade asynchrone et misérable et fallacieuse couverte par un accent infâme vos gémissements embrassent des convulsions gauchement dissimulées à force de valser de l'ivresse au dégoût de la dévotion à une gueule sèche et amère vous vous êtes fourvoyés à déverser des coulées aqueuses et putrides d'aversion désœuvrante vos sangs s'accumulent aux frontières qui sont les vôtres bien plus frêles semblent elles être que lors de vos joutes vicieuses
Submitted by MetalElf — Apr 26, 2025
d'un mouvement violent et d'un regard tu balaies tout ce que t'avais empilé dans l'espoir brouillon, candide, désemparé, d’effleurer d'un doigt cette grosse pute d’éternité maladroitement mais fièrement et sans hâte ta descente s'encre sur nos photos de famille à moitié brulées ou aux pourtours vitriolés impure, sanglante, dévisagée il t'a fallu cette fois te faire violence pour exister maladroitement, faiblement, et sans gloire au milieu de tes pendantes les genoux écorches et les bras écartés toujours sujette à se suffire autour d'un spectacle désinvolte ou pourtant personne ne semble vouloir abdiquer tu vacilles comme une enfant désinhibée seule l'ivresse funeste t'attire à bien des égards loin d'une foi modeste qui se nourrit lentement de tes déboires au milieu de tes pendantes les genoux écorchés et les bras écartés toujours sujette à se suffire toujours sujette à s'abreuver sans s'assouvir l'impureté maîtresse de ces débats faibles, indigents, persistants, sans raison ces chansonnettes poussées jusqu'au sang résonnent, résonnent encore sans cœur et sans corps ces sombres fables contées jusqu'au sang résonnent encore
Submitted by NecroGod — Apr 26, 2025
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