Celeste
Album • 2022
À la lueur d’une bougie fumelante dont la blême flamme hésitante dissimule maladroitement des torrents de coups et tout ce sang (et cette odeur de rance) Ils s’embrassent, ils s’enlacent, se caressent Il la flatte, l’idolâtre sa déesse Ils se battent, se frappent, ils se blessent Il la dégoûte, il se joue de sa détresse Ils s’embrassent, s’enlacent, s’agacent, se caressent Ils se battent, se frappent, s’abattent Il la dégoûte sa déesse Ses joues jadis tavelées de rousseurs s’embrasent au rythme du battement de ses cils lestés tirant désormais sur le pourpre douleur témoin infâme de ces vies à jamais ruinées Mais elle se dit, abattue, que s’il faut mourir d’amour autant se renier, s’éteindre, s’abandonner oublier et épouser sa haine.
Submitted by VladTheImpaler666 — Apr 26, 2025
Son menton crénelé trahit le flot de larmes qui s’apprête à déborder Qui oserait secouer cette figure d’ange aux lignes fluettes, prêtes à se briser, s’effondrer ? Ses repères se délitent, ses combles s’affaissent Son sol s’effondre et transpire sur son corps inerte Son cœur pisse le sang, son ventre pisse la bile ses tempes écarlates perlent de sueur Son cœur pisse le sang, son ventre pisse la bile ses tempes écarlates amassent la poussière De tes yeux bleus perlés, interloquée tu cherches à comprendre, pourquoi il t’a abandonnée Ses mains tiennent. Ses mains serrent. Ses mains prennent.
Submitted by SerpentEve — Apr 26, 2025
La violence extrême la transperce tout autant que les noirceurs qu’il déverse Plus que les douleurs qui dissolvent son cœur carminé, étouffé, laminé Ses réveils s’enchaînent sans saveur, sans apparats, sans magie, sans fracas, sans étincelles Ses rêves de volupté s’échouent ou se fracassent lourdement, tous brisés Ivres, oubliant, un moment leur envie de mort Elles paressent toutes, nonchalantes de beauté légères, embrumées, réfrénant leurs trop nombreuses fragilités Qui viendra un jour relever les filets abandonnés en eaux troubles et repêcher toutes ces âmes naufragées ? Vos rêves de volupté ne s’accaparent que d’elles Ces curiosités n’ont de malsain que les instincts qu’ils révèlent.
Submitted by VladTheImpaler666 — Apr 26, 2025
Elle s’était pourtant promis Traversée de long en large par des tranchées sillonnant sa peau paralysée par l’angoisse de devoir embrasser seule sa tristesse violacée contrastant avec les plis tendus de sa robe écarlate Elle s’était promis pour de bon qu’elle lutterait sans cesse contre tous les courants Elle s’est retrouvée draguée tout au fond noyée dans l’ivresse du parfum de son sang.
Submitted by Morgoth — Apr 26, 2025
This track is instrumental.
Il dicte de l’ombre de ses doigts ouverts au creux de vagues désordonnées ses désirs immondes qui transpercent les chairs de ces entrejambes désabusés Il a tant rêvé d’elles cet être faible, anormal En proie à ses songes abjectes, il dicte de son ombre En proie à ses rêves de nuisettes, il force les barrages En proie à ses songes abjectes, il dictait dans l’ombre En proie à ses rêves de fillettes, il se raccroche aux voiles Faible, abjecte, sans cœur et sans fond Morte, imparfaite, souillée aux oubliettes.
Submitted by Finntroll — Apr 26, 2025
Ses mains aveugles se déversent sur ce corps comme un torrent froid inarrêtable Ses bras veineux étreignent et se tordent sous les convulsions lâches d’un être misérable Ses mains retiennent ce qu’il reste de son corps affaibli, inerte, d’un pâle insondable Ses jambes tremblantes se glacent et se collent ses gémissements semblent interminables Perçant, hurlant, battant de toute force le fin fond de son âme prête à se laisser mourir Chutant sans fin, elle se répète froidement qu’à défaut d’être aimée elle veut en finir.
Submitted by Corpse Grinder — Apr 26, 2025
Il a embrassé seul le ciel noir tirant ses dizaines de wagons Misérable mais imperturbable tirant ses wagons le cœur noir charbon Son corps fluet et lisse gît à côté d’elle Sa tête pleure, gît seule et se meurt Persuadé encore une fois qu’aucun amour ne trouvera de reflet sur ce fond Souriant, blême, imperturbable il a embrassé le ciel noir tirant ses dizaines de wagons seul, le cœur noir et sans fond.
Submitted by Sexy Gargoyle — Apr 26, 2025
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