Celeste
Album • 2013
Laissé pour compte comme un bâtard Le genre d'erreur qu'on regrette à peine digne d'un queutard Pendu à une corde honteuse Sèche, tendue et peu flatteuse Tes journées s'empilent et se ressemblent Comme de vieux livres qui n'ont pourtant rien à faire ensemble La bile t'habille d'un costume gris Bien trop large pour ton âge et teinté de mépris A quel sein se vouer même flétri Quand même tes parents entretiennent leur déni à coup De bouteilles à la mer Et d'humiliations tortionnaires L'oeuvre d'un ivrogne fini, saoulé, laminé Et d'une mégère engourdie, scalpée, violée Une photo de famille à l'horizon bouché Un gamin sur le grill, braconné et abusé
Submitted by Iron_Wraith — Apr 26, 2025
A force de lutter contre les barrières trop épaisses qu'on lui a opposé L'issue semble se trouver au fin fond du puits qui lui a toujours servi à noyer Ses envies naissantes qui lorgnent sur les mêmes pistes enivrantes La tête penchée sur le côté Les paupières vacillantes ou fermées La tête penchée sur le côté Les paupières vacillantes ou fermées Ses lèvres aux plis humectés Laissent par moments transpirer une sorte de faiblesse humiliante Toutes mains liées et paradant Au tour de lui abandonné au pied d'une bicoque peu séduisante Trônent des gamines aussi laiteuses que fébriles Au firmament cette farandole l'enterre au plus profond Plus que délaissés, seule cette enfant semble pouvoir lui faire tout oublier
Submitted by Warbringer — Apr 26, 2025
Les doigts ficelés à des fardeaux Rongés et crevassés par la sécheresse Tes yeux fixées sur les rideaux S'éteignent lentement le long de ton ivresse Ce roulis hypnotique épanche sur les cheveux de ta princesse Cette barque de fortune ne demande qu'à s'échouer Violemment sans crainte de s'avouer Un jour naufragée Elle differe de cette haine avilissante Qui soulève les jupons de ces p'tites poupées Elle attise tes obsessions branlantes Tu t'images des desseins aux bords cornés frêle Érectile Lancinante Attendrissante Noyé au creux de cette vague d'errance Paumé au milieu de tes rêves d'enfance Lové ancré à ce port d'attache Encré lové comme un vieux lâche Pour le mieux Malheureux Las de tirer Sur cette Vieille chaînes
Submitted by Finntroll — Apr 26, 2025
This track is instrumental.
Ce ne sont jamais que quelques revers Que quelques revers de plus que tu consigneras tout au plus Noyé Lové Lové à contempler encore une fois les secondes Plongé dans un silence quit éloigne en apparence Plongé dans un silence qui t'éloigne en apparence De son chemin comme une façon de se déjouer de ce dessein pour de bon Lové dans cette moiteur chaleureuse tu te coupes de cette atmosphère quelque peu malheureuse Attiré maladivement par cette bête, viscéralement bousculé au plus profond de ton être Les lèvres à moitié trempées dans ce mélange De savon ensanglanté tu sombres dans la démence Ouverts taillés Coulant dans le silence Ruisselant dans l'ignorance Ce ne sont pas ces maigres vaguelettes qui nettoieront le marasme dans le que tu te confonds Ni de balayer ces chimères en voutant es dans un bal où s'embrassent tes merveilles Ni le balayer ces chimères écoeurantes sur ces ol où s'embra sent puis sé teignent Tes âmes soeurs immaculées au beau milieu deces carcasses putréfiées
Submitted by VladTheImpaler666 — Apr 26, 2025
Sous cet arbre apaisant tu savoures Ses boucles irisées qui scintillent en croisant Les rayons embrasés de cet abris de secours Son sourire illuminé cautérise sur l'instant Le sang écoulé Au point de sécher Les larmes accumulées Près pour une fois à embrasser Ses lèvres duveteuses entrouvertes Impatient d'effleurer ses bras légèrement pliés Le souffle court les sens en alerte Tremblant comme les feuilles qui tombent et se logent sur vos pieds Soudain tout est brisé tu sens ce sang très lourd qui coule de nouveau Dans ta salive sur sa peau Au creux de ses larmes et se mêle aux fluides Qui s'écoulent jusqu'entre ses cuisses tièdes et terreuses, un corps tremblotant Couché, blanc, bafoué Par une àme fourvoyée Dépeinte sur ce tableau Couché, blanc, bafoué Par une àme fourvoyée Dépeinte sur ce tableau Tes errances les plus abjectes Ne mimaient même pas le moindre détail de cette scène Méme cette main tendue tu rejettes Comme les mains tendues que chaque jour on t'assène Dans ces volutes moirées Ce sont tous ces fardeaux que tu as laissés tomber Pourquoi remuer la même merde Mieux valait haïr cette vieille chienne Ce n'est plus le moment de prier Il est trop tard pour s'affranchir du passé Puissent ses larmes te libérer Puisse son âme pour une fois s'apaiser Puisse cette lame te soulager, puisse ton âme pour une fois s'apaiser
Submitted by VladTheImpaler666 — Apr 26, 2025
Froide Trop serrée Ballotée D'errances en inimitiés Froissée de force et bercée Dans un linge sans confiance Puis trainée Face contre terre Sur des chemins De traverse Terreux et boueux Vierges et glacés Ils dansent les bras écartelés Sans même se soucier des cris étouffés Qui tranchent pourtant de l'ambiance Faussement égayée, noyés dans l'insouciance Là où ils trinquent leurs verres dans le froid Nocturne et givrée, l'indifférence est ancrée Elle trinque sans même palper l'effroi D'un portrait qui lui semble pourtant toujours familier
Submitted by Finntroll — Apr 26, 2025
D'un berceau laineux à un lit de feuilles terreux Elle divaguait sans cesse et tentait de décrire Sur des pages poreuses ce tableau hideux Qui la ramènera à terme dans cette crasse promise Plombée peu à peu par des formes graciles Rejetée et ignorée par la douceur native et ses consoeurs dociles Lourde pour son âge Elle touchait aux pourtours des barrières qui lui font face Et qui l'étouffent encore Ses repères vacillants en disent long sur ses grimaces de misère Qui hantent des visions noircies qu'elle se ressasse encore et encore A chaque fois tu fais face à des visions qui pour toi transpirent l'horreur À cette silhouette paumée et délabrée qui sanglote et meurt Ses contours enflent et luisent sur les carreaux que tu fixes de peur De nourrir cette liste que tu connais maintenant par coeur
Submitted by Grave666 — Apr 26, 2025
Enfouie dans ses tréfonds Flirtant avec d'autres songes plus profonds Cette romance enivrante Vogue et plane comme une compagne acceuillante Fixant par la fenêtre Houspillant cet être éphèbe un peu bête Empreinte d'érotisme, palpitante, rayonnante, presque amnésique Plantée au milieu de cette vitrine Aux éclats tranchants mêlés de cyprine L'indifférence écoeurante Dance la volupté d'un amour imagé Flouée Floue et blême
Submitted by Warbringer — Apr 26, 2025
This track is instrumental.
Ce garçon croisé par la fenêtre L'aimante soudain comme une bète Le jour sous le charme de cette silhouette titubante De ce pantin désemparé qui force L'empathie un brin malade, coincé, livide, suintant Meurtri ses hésitations empruntées l'appâtent de fait Le soir lovée dans ses draps Entre les cuisses ses doigts Flirtent sur les plis cotonneux et froissés Entre ses genoux se figent ses poignets Serrés comme son coeur lacéré À bout de bras maintenus pour toujours écartés Appâtée sous cet arbre dans le silence Apaisée par la chaleur qui règne sous ces branches Mêlée aux odeurs veloutées D'herbe et de terre fraîche qui cèdent sous leurs pieds Elle se surprend à lister des plaisirs longtemps délaissés Sur le lit de feuilles au creux du quel ils se sont abandonés Sur ses lèvres se lisents ses hésitations Dans sa salive se répand le goût de l'humiliation Fuyant maladroitement cette langue dure et putride Tétanisée sur cette terre soudain froide et humide Le sang coule et gonfle Les veines de ses doigts crispés Les larmes couvrent ses joues Et ses ongles ensanglantés Ses paupières se ferment sur une romance avortée Une bouteille à la mer qui vient de se faire éventrer Comme une soubrette sous verre ayant souffert depuis tant d'années Une soubrette sous verre ayant souffert depuis tant d'années Brisée comme le verre qui semble en ce moment la penetrer Froide comme le fer qui dans un instant va la lacérer Comme une proie apeurée à pleurer sous le joug de la haine Une proie apeurée à pleurer sous le joug de la haine Suppliée de taire l'horreur flagrante de cette scène De pardoner cette erreur vivante et obscène Deux mains opposées, des doigts croisés, délétères L'ombre de son ombre élevée dans la boue et la merde
Submitted by Infernal Flame — Apr 26, 2025
This track is instrumental.
← Go back to Celeste