Caverne
Album • 2020
Du creux des vallées jusqu’au cœur des montognes Tonne un appel immémorial, ire divine et martiale Résonne le cri du sang, si longtemps réprimé Des cavernes profondes à l’éther étoilé Or ça! De la Gaillarde à Montgailhard, n’y avait qu’un pas Pour rejoindre Apollon, au zénith de sa course Là où meurt la plaine, dressé depuis les âges Le castel de Phoebus, de fort haut lineage Droit tel un éclair sur le roc solitaire Contemplant crânement la Marche méridienne Et semblant proclamer à ces hordes moroses “Approche voir manant, et touches-n si tu l’oses” “Toque-n si gauses” N’n avait qu’un pas, c’était le bon! Suis la vallée en contrebas, vers les blancs monts Et sur l’Ariège vive traverse Tarascon Aujord’hui comme partout un trou à rats Qui si le nombre le permet niqueraient ta race, con Et de Surba, Bédeilhac, Saurat, le Prat M’emmener céans sur l’autre versant Vers le foner ancien au nom patois Sanctuaire solaire de mon enfance Quel étrange destin d’avoir, au faite de ma vie d’homme Dans le dédale moderne, à la croisée des routes Hors du monde, hors du temps, Recouvré le berceau des souvenirs d’antan C’est au sommet du Vallier, dent de scie acérée Que j’ai gravé ta marque, Ô astre igné La croix aux bras brisés sur celle du crucifié Surplombant les vallées embrumées des Pyrénées Du fond des vallées jusqu’au sein des montagnes Tonne un appel immémorial, ire divine et martiale Sonne le cœur du monde, trône d’éternité Tambour de pierre, tambour de guerre La voix des siècles Cést du somme du Vallier, dent de scie acérée Egoïne lacérant l’horizon azuré De ces rocs sévères et ces cimes enneigées Que j’attends de la Haute Chasse la curée
Submitted by Morgoth — Apr 26, 2025
Anant saisi au fil du vent des fils du Wyrd, A Lemovices la Rouge vins, vis et repartis, Y laissant femelles pleines et autant de bouteilles vides Non sans avoir apprivoisé des cailloux gris Je cherchais en vain mon sang et mon destin Dans le pans des pères venus du Nord lointain Mais le Sort m’envoie, Aryen errant éternel Pour l’n quéter plutôt vers la terre maternelle De Sud en Sud, pèlerin sans jacques ni Compostelle Je poursuis ces chemins de lepreux sans crécelle Toujours plus bas, vers et pour mon saint-graal Bien loin, ma foi, de mes espérances boréales Pour finir aux confins de la vieille Occitanie. Jadis voisine et sœur de la celte Hispanie Foner ancestral des plus rudes Ibères N’abritont plus guère qu’une foule des rebuts berbères Dont nous séparent, fort mal, ces monts sévères Nouveau berceau d’illusions hâtivement déchanteuses La tartine souvent tombe côté déconfiture Contre bon cœur, mauvaise fortune bréneuse Mais j’écarterai comme toujours toute cette pourriture Me restent ces murailles antédiluviennes Ces cimes d’où la Vie semble redevenir mienne Autels des précipices où l’homme rend culte aux nuées Tombeau d’une déesse par Hercule érigé Au flanc des vallées rognées par des éons de glaces Les torrents charrient sans cesse les larmes de Freyja Qui ont donné leur nom à ces terres Ici j’établis ma forge où j’attise d’ardents charbons Où je façonne mon grand œuvre seul, sans initiation Je brûle les derniers ponts qui me tirent (et m’attirent) vers ce monde vicieux En attendant d’en bâtir de nouveaux vers les cieux
Submitted by SerpentEve — Apr 26, 2025
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L’hiver n’ai point attendu pour être atrabilaire Depuis longtemps prévaut la bile, et encor Si des aventureux mettaient mes tripes à l’air Les bézoards qu’on n trouverait seraient d’or D’un hiver l’autre, le sable coule A l’envers comme se doit, bien loin des foules Le duché sinople n’en reste pas moins aride Le désert est venu jusque dans la clepsydre Et la neige, céleste peinture sur merde Cache la misère d’un voile pudique Tant que le blanc tient, ça fige Dès que ça fond c’est la Tamise Quant à moi je neurasthénise Dans la nuit et dans le froid Tel Castor sans jumeau j’entasse du bois Ai fort bien failli y perdre un doigt Et pour les bûchers futurs, il en faudra Pour purifier par le feu les écuries d’Augias Mon corps et mon esprit, fondus en une seule lame Acier forgé à froid, sans l’ombre d’une flamme Jaillisant de la boue, prostré en hésychasme D’un mouvement ascendant pour fendre le marasme Ascétisme hésitant contre le désespoir a trop piétiner sur le fil du rasoir J’ai laceré mes pieds, refusant la pitié Avalé tout entier dans le chaudron de l’impiété Quand bien même un glaucome emporterait mon ajna Me resteraient deux yeux pour des bergnes être roi Roi des cloches Des solitaires, froids, désabusés, amers Clopin-clopant à travers le couchant de l’áge du Fer (Les pieds presque nus dans la poussière du chemin Ou dans la fraicheur des sous-bois ombragés) Bercé par le ressac incessant de la sylve Des gorges de l’Effroi jusqu’aux plus hautes cimes Pour transmuter amertume En amrita Il m’aura fallu chercher aux six points du compas Echouer au zénith, triompher au nadir (Victoire à la Pyrrhus de bien piètres désirs) Pour enfin, en mon sein, dévoiler Agarttha
Submitted by VladTheImpaler666 — Apr 26, 2025
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