Caverne
Album • 2015
Au fond du gouffre immonde, et à travers les ombres Je n’ai pas vu le monstre, ni les anneaux du Ver Je n’ai vu que défaite, amers ressentiments Qui mués en crachats, abreuvaient les mourants Fantasmes passéistes, immobiles et futiles Extirpés par le fer de nos vices et nos villes L’ennemi intérieur nous devons faire périr Pour que de grands brasiers puissent libérer notre ire Au milieu des décombres Des ruines de l’ancien monde Le dormeur s’est éveillé Sa torpeur brisée Sacrifice ultime de l’esprit à la chair L’urgence d’un sang qui bout, d’une viande pleine de nerfs Pour que la Tradition serve la renaissance De notre esprit lupin enfermé en silence Une rage impérieuse, sévère mais légitime Nettoiera dans le sang des millénaires de ruine Une mornifle aryenne de proportions bibliques Dans la sale race du youtre qui nous faisait la nique Au fond du gouffre immonde, point de bête si féconde Ni d’entraves divines, de Sleipnir pour Fenrir Au milieu des décombres, je n’ai vu que des ombres Dans l’abîme infernal, j’ai rêvé d’un martyr Qui eut pu rendre aux hommes la force de mourir Et la foi ancestrale, pour combattre sans faiblir Étincelant de gloire, héraut de la mémoire Cet acier victorieux, prolongement de nos bras…
Submitted by NecroLord — Apr 26, 2025
Lambeaux de chair calcinée Miasmes suffocants d’innombrables charniers Fumée pestilentielle s’élevant aux nuées Grasse et noire, dernier souffle de cités enflammées Vinrent la peste et l’hiver recouvrant les bûchers Nous guérir du cancer de la modernité Vos clapiers bétonnés n’ont su vous protéger Toutes les richesses du monde n’auraient pu vous sauver De vos fantasmes insanes ! Révolution sans fin du bouclier solaire Le voile semble se lever depuis des millénaires Par le feu coule le sang Par le sang rouille le fer… Mais un corbel chantant m’annonce une nouvelle ère Les ruines des nécropoles serviront de fumier A la glèbe nourricière et aux prairies dorées Des flots de sang impur abreuvant les sillons Labourés par ma race dans la chair de Sion La prophétie maudite retournée contre elle-même Bon sang ne sait mentir, ni la terre que j’aime Une moisson glorieuse détruisant leur empire Famine spirituelle, plus qu’un lointain souvenir De terre et de sang De sang et d’esprit ? Un baptême de sang et de fer Dans la chair béante des absents Ultime tentative sardonique Pour ouvrir grand les yeux Et resserrer les rangs Le jour se meurt à présent Les scolopendres meurtris sortent des champs Jusqu’à la fin des temps La lutte se poursuit noctalement. Et la Lune proclame mon retour.
Submitted by Immortal — Apr 26, 2025
Viens faire un tour en ma caverne Que je puisse explorer ta grotte (Et) même vêtue de blanche laine J’en gage ma foi, tu ne seras guère propre Mie, faisons la bête à deux dos Laisse-moi remplir ton écuelle Et nul besoin de rompre mon os Pour boire ma substantifique moelle Ce qui s’écoulera de mon vit Ne sera ni vin, ni lait, ni miel Et bien qu’en ayant la couleur Il goûtera plutôt le fiel Nenni, point nectar d’ambroisie Que servirai à cet office Mais des flots prodigieux de pisse Que produirai en bruyants rys Sur la mesnie juive de Paris… Ceste manne impromptue et divine Coulera aux rats, si pure, si fine Pour ceux qui prétendaient chérir L’objet sacré de nos délires J’ai peine à voir ma Normandie Grouillant d’insectes nécrophages Comme si les sept plaies d’Egypte S’étaient abattues sur mes plages La France un urinoir puant Peuplée de vils êtres rampants Accueillant fort civilement Les miasmes de tous les continents L’Europe un brasier désolant Où l’usure mêle le sang au sang Avec le concours bienveillant De ceux même qui se prétendent BLARCS Le rire viendrait incontinent Si les larmes ne coulaient djéà Quand gire la roue du destin La mémoire conservée en vain Rien ne change. Exister sans sens Autre que la jouissance des sens Exalter le bas-ventre et se remplir la panse Le voilà, ton roseau qui pense Mais garde le moral, compain, Il est de plus senestres chemins Quelle morale à cette pisseuse fable Mande l’audience reniant ses dieux Ventre saint Gris, elle n’est point pieuse Mais elle saura rester aimable Pource que rire est propre à l’homme Nous conte le bon Alcofribas Mais qui est sale, en toute somme ? Cette histoire-là est autre farce…
Submitted by Iron_Wraith — Apr 26, 2025
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Au détour d’une nuit troublée de songes Dans les brumes d’un avenir dans lequel Semblent se fondre Les vestiges oubliés de ma race mutilée J’ai cru voir une aurore aux doigts dorés de sang L’échec permanent qui semble être notre lot Cet amour flamboyant de la cause orpheline Quand joyeux nous marchions sur des sentiers nouveaux Scandant le chant du diable en pays ennemi Et la diable riait avec nous… Une candeur assassine qui maintes fois nous perdit Engageant notre sang dans d’iniques conflits Désabusé, cynique, mais jamais résigné La mort comme récompense, sans gloire ni veillées. Au sortir de massacres fratricides et vains Les séides maudits parachèvent leurs desseins Ils complotent en secret pour leur couronnement Fausse culpabilité tel un joug épuisant La conscience détruite par cet asservissement Ils nous voient à genoux jusqu’à la fin des temps Ânonnant sans répit leur catéchisme puant Inversant les valeurs pour ériger leur Temple Mais ces contes grossiers, religion révélée, Nous les ferons Vérité qu’ils ne puissent oublier Mais si de désespoir, dans la boue abattus Toute rage impuissante épuisée et bue Las à en crever d’un combat inégal, Ne nous relèverions-nous pas ? Des foules sacrifiées pour laver notre honneur ? Que nenni, compagnons, pour réchauffer nos cœurs. Loi cyclique à laquelle nul ne peut se soustraire La balance cosmique penchera vers le Fer Sur les ruines du monde prétendent-ils régner ? Nous leur en offrirons sur lesquelles pleurer Que leurs tribus maudites se souviennent à jamais Que l’affront infligé est toujours réparé Au centuple. Et même si douze étés nous comblaient de bienfaits Et même si douze hivers nous guérissaient nos plaies Seuls même parmi les nôtres, marchant contre le monde Nous combattrons l’immonde (jusqu’) à l’orée de la tombe.
Submitted by Infernal Flame — Apr 26, 2025
Nous partons pour un long voyage Ne sais quand reviendrons « Où allons-nous, gentil seigneur ? Où ont nos pas à la male heure ? » Allons aux frontières du monde, si loin qu’elle en a peur… Harou ! Harou ! Harou ! Et j’en appelle à Hrolfr, à Thor et à Odhinn Du coeur de cette Normandie qui nous tient en son sein Cette terre anceisurale héritée de nos pères Vieille Neustrie que jadis ils conquirent par le fer Haimi ! Je dois te quitter, pour explorer nouveaux sentiers Sois sûre que je reviendrai, pour mes os reposer Sur la terre des pères Suivrons bornes noires, à nombre de quatre Pour de nos pieds fouler, de la Mort les terres gastes Et mortir avec joie les boutedieux qui la servoient Montjoie ! Car c’est pour combattre, pied à pied, que je m’envole céans Oui, c’est pour vaincre, véhément, que je m’en vais pourchasser le temps perdu Et pour forger de mes mains mes armes, mon acier, Humblement pars sans destrier, à travers forêts Chevalier sans armure ni escuyer C’est seul que je m’exile en autres contrées Mais la nuit m’accompagne, le ciel sera ma cape La brume noire, fidèle alliée, m’abritera des maufaits Lors fourbirai épée, l’esprit clair, acéré De la médiocrité, la page enfin tournée Mon cœur s’étreint d’un doute Je serais sot si point inquiet Car moult épreuves entraveront ma route Le vieux monde ne souhaite pas nous libérer Toutefois ma volonté est d’acier Je ne peux ni ne souhaite reculer Adossé au gouffre, il n’est qu’un dernier espoir Et vaincre sans péril n’est que triomphe sans gloire Que me réservent les Nornes A travers ces royaumes si mornes Quand s’entrecroisent les possibles Toute vie ne tient qu’à un fil « Tu m’as jadis conté, que contrairement aux arbres Les pierres ne parlent point Mais pourtant entends-je dans la nuit leurs murmures et palabres » Ainsi je marche contre tout Les yeux tournés vers l’horizon L’esprit serein et le bras sûr, A la rencontre du destin.
Submitted by NecroLord — Apr 26, 2025
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