Notre amour éternel
Où est donc la lumière Dans vos sinistres cathédrales Il n'y a qu'une triste idole Reflétant vos désespoirs Agenouillés sans cesse vous priez Attendant vos nombreux miracles Mais vous écoute-il vraiment Où se cache t-il derrière ses larmes Regardez le pendu sur sa croix N'a t-il pas l'air misérable Son sang filant entre ses doigts Dans son ciel, air irrespirable Des icônes marquent son histoire Dieu fait l'Homme à son image Alors vivez comme lui pauvres âmes dérisoires Dans la douleur les cœurs épris de noir
Submitted by SerpentEve — Apr 23, 2025
Griffé par les mains de la Vierge Il avait grandi dans les bras de Satan Emprisonné dans les flammes de l'Enfer Il allait chaque jour plus près du néant Ses rêves étaient hantés Par des vierges noires enflammées Il se voyait partir Vers un monde encore inexploré Un jour il s'est endormi Et bercé par les flammes noires Encerclé d’étranges lumières Ses rêves l'on emmené
Submitted by Pestilence — Apr 23, 2025
Comme un oiseau dans la tête le sang s'est mis à chauffer Des fleurs naissent, c'est peut-être que mon corps est enchanté Que je suis lumière et feuille, le dormeur des porches bleus L'églantine que l'on cueille, les soirs de juin quand il pleut Dans la chambre un ruisseau coule Horloge... On entend le blé qui roule Vers les meules du couchant L'air est plein de pailles fraiches De houblon et de sommeil Dans le ciel un enfant pêche Les ablettes du soleil C'est le toit qui se soulève Semant d'astres la maison Je me penche sur tes lèvres
Submitted by Pestilence — Apr 23, 2025
Tu étais la présence enfantine de mes rêves Tes blanches mains venaient s'épanouir sur mon front J'allais souvent regarder à la fenêtre Comme si le bonheur devait entrer par là J'ai vu par un matin semblable à tous les autres Le soleil agiter les brins de mimosa Des fleurs d'argent descendaient la rivière Les enfants avaient mis des bouquets sur le toit Aussitôt que je vis tes yeux je te voulus Soumis mes deux mains tremblantes a mes lèvres Capable de reprendre à la nuit son butin De fleurs noires et de vénéneuses caresses Tout le jour je vis bleu, je ne pensais qu'à toi Tu ruisselais déjà le long de ma poitrine Sans rien dire je pris rendez-vous dans le ciel Avec toi pour des promenades éternelles
Submitted by Immortal — Apr 23, 2025
Au milieu du lys et du myosotis Par les sacripants et les braves hommes Que ton règne arrive, que ta volonté soit faite J'ai réuni les lampions de la fête Ne nous condamne pas... Oh pardonne nous nos offenses Comme nous pardonnons à ceux qui nous en on fait... Les présents de Dieu il faut bien qu'on les aime et de nos esprits animaux ainsi soit-il Ainsi soit-il! crois tu que ce soit si facile...
Submitted by Cyberwaste — Apr 23, 2025
Un jour suffirait, une belle journée Facile a vivre avec de grands yeux étonnés Passant tranquillement dans le fossé du ciel Un seul grand jour de vérité avant la chute Mais moi multiple, moi blessé, moi partagé Entre toutes ces nuits venues a ma rencontre Vivrai-je assez longtemps pour vous aimer enfin Vous qui me tourmentez, visages de moi-même Il en est un clair regard épouvanté Qui tourne sans répit dans la fumée des chambres Et se pose parfois sur un regard éteint D'autres que j'ai usé dans les salles d'attente Alors que tous les trains étaient déjà passés D'autres encore mais parlerai-je des coupables D'un beau visage aventurier... Visages de ma solitude je vous vois Et c'est toujours ainsi que je vous ai voulus Penché toujours, penché sur l'ombre et regardant Tout au fond de la vie cette femme qui remue Accueillez-moi comme on accueille un pauvre Visages de ma solitude je vous vois Et c'est toujours ainsi que je vous ai voulu
Submitted by Finntroll — Apr 23, 2025
Les hauts murs de ma vie ne sont pas des visages Que le premier venu peut flatter de la main Croyez-vous que je puisse habiter une cage Où l'on vienne en piété me jeter quelque grain Quelque déchet d'un ciel dont la grosse part Pourrait contenter mon appétit humain Ceux qui frôlent ma vie ne se demandent guère La vivante raison que j'aurais d'exister Si coupé pour toujours du reste de la terre Il m'arrivait entre ces murs de demeurer Je saurai vous trouver la place insupportable Que depuis si longtemps vous occupez en moi Vivant plus indécis que les châteaux de sable Que le seul bruit du sang dans la poitrine effraie Et je vous parlerai comme si vous de même Rien ne subsistait qu'un regard discret
Submitted by Lake of Tears — Apr 23, 2025