Sepelitur Alleluia
Sabbato Septuagesima in Nona Conveniant pueri chori feriati in magno vestiario Sepelitur Alleluia C'est par une nuit sans lune que prend place l'office C'est la septuagénaire, temps d'épreuve Rejetant la cité du mal et du vice Toujours ces symboles, cette morale dont l'église nous abreuve Sepelitur Alleluia Sabbato Septuagesima De nos mains nous tenons le cercueil Vide de chair, vide d'âme, vide de sens Car c'est d'une idée dont on fait le seuil Entonnant la mort comme une délivrance Puis l'on nous met en main de petits fouets Comme des âmes possédées les faisons tournoyer Joie et légèreté doivent quitter le chœur Et laisser place au doute et aux peurs La lumière et la joie s'en sont allées Laissant place aux ténèbres et à la peine Et dans quelques semaines seront ressuscitées Ces métaphores dogmatiques et insensées Les voix des chantres sont profondes Les instruments jouent une musique sombre Il n'est plus de place pour les belles harmonies Les ténèbres sont là et ont tout envahis
Submitted by Iron_Wraith — Jun 03, 2026
Ecce Homo, ou celui qui renonce à l'oubli Ecce Homo, qui massacre et enforce par envie Ecce Homo, t'es sali par le sang mais tu restes dément Ecce Homo, la vieillesse te piquera tes espoirs et tes dents Je le connais sans le voir L'homme est toujours futile impuissant et tragique C'est mon désespoire Une vie, un trépas c'est bien mélancolique Celui qui est bon le restera Sans autre passion il accomplira Son devoir, sa devise, son désir Sons espoire sans pourrir puis mourir
Submitted by Iron_Wraith — Jun 03, 2026
Vaine souffrance n'apportant point le repos Amis de la croyance n'êtes vous donc que des sots? Je croiserais le fer jusqu'à mon dernier souffle Vous regardant gémir dans une marre de boue À la vermine de ce monde j'adresse ces mots N'ayez crainte, vos corps pourriront bien assez tôt Non n'attendez rien de ce faux dieu L'Hadès n'est point un lieu sage pour les esprits brumeux À la vermine, à la vermine crasseuse L'Hadès n'est point un lieu sage pour la vermine crasseuse De cette vermine qui crèvera de haine Nous confierons les corps à Polyphème Dès lors nous serons contentés Confortés dans notre vérité
Submitted by Iron_Wraith — Jun 03, 2026
Le glas de l'Alleluia a définitivement sonné en moi Mon état, ce monde vérolé ne l'acceptera pas Ne reste que la fuite, le refus du combat Puis l'immensité qui se présente désormais à moi La triste réalité m'apparaît totalement, enfin! Avec les yeux de celui qui a refusé De parier sur son existence, en vain Ce que je vois, ce ne sont que des âmes perdues Qui croient ou espèrent tous en être revenu Je vois des morts, autour de moi il n'y a que ça Je vois des morts, ils me touchent ils me parlent, je suis las
Submitted by Iron_Wraith — Jun 03, 2026
Né en 1761 en pays français Il partira très tôt vers les terres colonisées Telle une âme souillée s'épuisant aux plantations Il sera mû par un désir d'aventure et de galion Des années durant parcourant les mers François se fera connaître par sa folie meurtrière Tombent les têtes, coule le sang Ce fléau sans gêne les vie il les prend Tombent les têtes des corps qu'il pеnd Ce fléau français, les vie il lеs prend Devenu riche par les armes et la peur Le fléau continua so périple Se donnant une image de poufandeur d'ibériques On dit qu'il dévora, d'un homme vivant, le coeur Tombent les têtes, coule le sang Ce fléau sans gêne les vie il les prend Tombent les têtes des corps que je pends Ce fléau, ce fléau français La fin de ce destin sera aussi funeste que tragique Tombant entre les mains d'un peuple anthropophagique Le fléau sera occis, cuit puis dévoré Une fin somme toute logique pour François l'Olonnais Comment peut-on devenir si perfide et mauvais? Comment une âme innocente peut-elle être à ce point souillée? L'homme et ses mystères, un obscur basculement L'homme et ses chimères faites de vice et de sang
Submitted by Iron_Wraith — Jun 03, 2026